Recherche jeune femme aimant danser – Mary Higgins Clark

Bonjour à tous vu que je n’ai pas trop le temps depuis plusieurs semaines pour alimenter mon blog régulièrement, je me suis dis que je vais donner la parole à des ami(e)s blogueurs/blogueuses, bookstagrammers/bookstagrameuses. Ils vont chacun partager à leur tour une chronique du livre de leur choix. Je continue cette nouvelle série avec Nathalie du blog Mes Lectures du Dimanche.

 

Chronique :

Tout d’abord, je remercie Steve et tous les lecteurs de « La Caverne du Polar » de m’accueillir par ici !

Après y avoir longuement réfléchi (ce n’est pas Steve qui me contredira, du coup, j’en profite pour le remercier de sa patience ! 😉), j’ai choisi de vous présenter le livre qui a marqué un véritable tournant dans ma vie de lectrice, alors que je n’avais que 11 ans. C’est ce livre qui m’a ouvert la voie de la littérature policière et qui m’a amenée à devenir la dévoreuse de polars que je suis aujourd’hui : « Recherche jeune femme aimant danser », de Mary Higgins Clark. couv1405306

Longtemps considérée comme la Reine du suspense, Mary Higgins Clark s’est éteinte le 31 janvier dernier. Bien sûr, avec les années et la maturité, celle que je considérais comme la meilleure et mon auteur préféré pendant de longues années avait été détrônée par mes goûts qui ont évidemment évolués, tout comme la vision que j’ai maintenant de ce qui fait un bon polar ou roman policier. Cependant, abstraction faite de quelques faiblesses, l’intrigue de ce roman fait encore parfaitement le job !

Erin et Darcy sont très proches. Pour rendre service à l’une de leurs amies productrices, elles se prêtent au jeu des petites annonces. Attention, n’oublions pas le contexte ! On ne parle pas d’Internet ni de Tinder, mais bien des bonnes vieilles petites annonces qui paraissaient dans les journaux ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’était qu’Erin tomberait dans les pattes d’un assassin…

Pétrie de chagrin, Darcy se met en tête de retrouver le meurtrier de son amie, au risque de mettre sa propre vie en danger…

Les points positifs de cette lecture sont ceux qui font la signature de Mary Higgins Clark : des chapitres courts en cliffhanger, des indices éparpillés ici et là, afin d’obliger le lecteur à soupçonner tout le monde, une intrigue rapide et riche en rebondissements et une impression que le rythme auquel on tourne les pages s’affole à mesure que l’issue se dessine, laissant le lecteur pantois et haletant !

Ça, c’est pour tout ce qui fait le charme de cette lecture. Mais en toute honnêteté, il faut également reconnaître que les personnages sont soit très très gentils, soit très très méchants, évoluant dans une sphère noire ou blanche (et dans ce cas, même limite rose…), ce qui enlève un peu de crédibilité aux personnages, car dans « la vraie vie », c’est bien souvent un peu plus compliqué que ça… Pour ceux qui aiment les lectures où le sang éclabousse à chaque page, passez votre chemin, car chez Mary Higgins Clark, tout est effleuré, suggéré, afin de ne heurter aucune âme sensible, ce qui explique mon addiction à un âge où il ne serait pas bon de découvrir « Le Manufacturier », par exemple…

En gardant en mémoire ces différents éléments qui font la force et la faiblesse d’une très grande dame du Noir, cette lecture (ou re-re-re… lecture dans mon cas) sera toujours gage d’un agréable moment, éveillant chez moi cette petite nostalgie de l’origine de mon addiction à la littérature policière, ma drogue !

Encore mille mercis à Steve de me permettre de remettre en lumière celle qui nous a quittés il y a peu, laissant dans le cœur de nombreux fans une émotion particulière.

Résumé de l’éditeur :

Nona Roberts est journaliste pour des émissions de réalité télévisées. Pour préparer un sujet sur « La face cachée des petites annonces », elle demande à deux amies, Erin Kelley et Darcy Scott de répondre à des petites annonces de rencontre placées dans des journaux et de se rendre aux rendez-vous.

Soudain, Erin disparaît et est retrouvée assassinée quelques jours plus tard. Darcy est persuadée que cela a un rapport avec les annonces. Se sentant responsable de ce drame, la jeune femme va se mettre elle-même en danger pour retrouver le coupable.

Mary Higgins Clark – Recherche jeune femme aimant danser (Editions Albin Michel 1991), (Le Livre de Poche, 1994, 1996, 2008, 2010)

Son titre original est « Loves Music, Loves to Dance » (1991).

 

Merci à Nathalie pour cette chronique, j’espère que cette nouvelle formule vous plaira. A très vite.

Voici l’adresse de son blog : https://lecturesdudimanche.com/

Les Cicatrices – Claire Favan

Bonjour à tous vu que je n’ai pas trop le temps depuis plusieurs semaines pour alimenter mon blog régulièrement, je me suis dis que je vais donner la parole à des ami(e)s blogueurs/blogueuses, bookstagrammers/bookstagrameuses. Ils vont chacun partager à leur tour une chronique du livre de leur choix. Je continue cette nouvelle série avec Pascaline du blog Lire et Courir.

 

Chronique :

Si il y a bien une autrice que je rêve de rencontrer et avec qui je rêve d’avoir une discussion c’est bien Claire Favan… Quand je vois des vidéos d’elle sur certains salons littéraires, elle est toute douce, toute gentille limite timide… alors que ses histoires sont DIABOLIQUES !!! couv52632168

Les tueurs en série, Claire Favan, elle connait, elle maitrise le sujet, elle maitrise les enquêtes…c’est propre, c’est net…il y a toujours les petits rebondissements  complétement DIABOLIQUES ( oui j’insiste ) qui font le petit plus, la cerise sur le gâteau, la Claire Favan’s touch que j’aime tant !!!

Les petits clins d’œil à ses collègues auteurs de thrillers qui sont juste à mourir de rire…j’adore!!

BREF … CLAIRE FAVAN JE L’AIME… RIEN DE PLUS A DIRE À PART VIVEMENT LE PROCHAIN.

 

Résumé de l’éditeur :

Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.
En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car, si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu’elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.
Mais, alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.

Claire Favan – Les Cicatrices (Editions Harper Collins 2020)

 

Merci à Pascaline pour cette chronique, j’espère que cette nouvelle formule vous plaira. A très vite.

Voici l’adresse de son blog : https://lireetcourir.com/

Urbex Sed Lex – Christian Guillerme

Bonjour à tous vu que je n’ai pas trop le temps depuis plusieurs semaines pour alimenter mon blog régulièrement, je me suis dis que je vais donner la parole à des ami(e)s blogueurs/blogueuses, bookstagrammers/bookstagrameuses. Ils vont chacun partager à leur tour une chronique du livre de leur choix. Du coup on débute cette nouvelle série avec Alexandra Guerreiro auteur de l’Effet Domino un roman policier, qui nous vient tout droit de la région parisienne.

 

Chronique :

Merci à toi Steve de m’accueillir dans ta Caverne du Polar pour la présentation de ma dernière lecture, Urbex Sed Lex de Christian Guillerme.

J’avais lu son premier « La corde de mi » et pour une analphabète du solfège comme moi, je n’avais eu aucun mal à suivre l’intrigue. Là encore, L’auteur nous embarque avec facilité et dans la découverte d’un univers, l’Urbex, discipline très en vogue qui consiste à explorer des sites/friches industrielles abandonnées. couv44353572

Quand on a une légère tendance à la claustrophobie et au vertige on pourrait être tenté de passer son chemin. Mais la curiosité l’a emporté, j’ai été forte et courageuse et j’ai donc suivi Théo, Carine, Chloé et Fabrice dans leur expédition. L’auteur pose le décor sans se presser. On sent venir le piège et le coup foireux mais on ne comprend pas bien le pourquoi du comment, c’est très déstabilisant. Les quatre amis sentent aussi que ce défi est trop beau pour être vrai – pensez-donc, recevoir 32000 euros contre une nuit passée à explorer un site ! Grosse arnaque ou chance du siècle ?

Mais le défi sportif l’emporte sur la raison et voilà nos quatre urbexers en route pour le lieu du rendez-vous.

Et je m’arrête là pour le pitch parce que pour le reste… Préparez-vous, attachez vos ceintures, ça va secouer. N’ayez pas peur de votre ombre, du bruit de pas ou de respiration à vos côtés, n’ayez pas peur des ruines qui vous entourent car votre salut viendra peut-être d’un de ces tuyaux ou de cette vieille porte…

Restez vigilants, retournez-vous souvent, écoutez votre instinct plutôt que votre raison et vous aurez peut-être une chance de sortir indemne de ce livre…

C’est un huis clos bien angoissant, bien flippant ; le décor choisi par l’auteur et par l’organisateur du défi tient toutes ses promesses ! L’écriture est très visuelle, on est aux côtés des quatre jeunes en permanence. On les suit pas à pas. Notre rythme cardiaque s’emballe en même temps qu’eux.

On passe du scepticisme à la méfiance puis à l’angoisse franche en quelques pages. Mais il est déjà trop tard et ils ne peuvent plus faire demi-tour. On ne peut plus lâcher le livre.

J’ai aimé que l’auteur arrive à me surprendre. Il aurait pu choisir la facilité par rapport au destin qu’il réserve à ses personnages mais il a fait les bons choix pour accrocher le lecteur jusqu’au bout ; le suspense est réel jusqu’à la dernière page.

Théo, Carine, Chloé et Fabrice sont deux couples d’amis très soudés qui partagent cette passion pour l’Urbex. On les sent pro, carrés, ils ne laissent rien au hasard, aucune place à la fantaisie tant cette discipline peut s’avérer dangereuse. Ils ont un instinct de survie remarquable (et pas mal de chance par moment) mais au final leurs actions sont cohérentes avec leurs caractères et tout coule, tout est fluide, on approuve leurs choix, on avance avec eux, on croise les doigts. Les dialogues sont naturels, aucun cliché ou autre… Encore une fois, l’écriture franche, directe et sans fioritures est impeccable. Les descriptions sont nécessaires et justement dosées pour installer l’ambiance, l’angoisse. Il fait nuit, ils sont seuls dans une friche abandonnée… Le lieu lui-même est un personnage à part entière de l’intrigue.

Bref, ça ne m’a clairement pas donné envie de me lancer dans l’Urbex mais j’ai passé un très bon moment de lecture.

Résumé de l’éditeur :

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !

Christian Guillerme – Urbex Sed Lex (Editions Taurnada 2020)

 

Merci à Alexandra pour cette chronique, j’espère que cette nouvelle formule vous plaira. A très vite.

Voici l’adresse de sa page Instagram : https://www.instagram.com/alex_ch_guerreiro/

Retour sur le premier Festival Sans Nom en 2013

 

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La première édition du Festival Sans Nom, Le polar à Mulhouse s’est déroulée  le week-end du 8, 9 et 10 mars 2013.

Des auteurs bien connus dans le domaine sont venus pour débattre et participer aux animations qui ont pris place dans quatre lieux différents : tout d’abord à la librairie Bisey pour les interviews croisées, le temple Saint-Etienne pour les concerts et les tables rondes, l’Hôtel de Ville pour les dédicaces, et bien évidemment la place de la Réunion, avec des comédiens et la participation de la police scientifique qui a reproduit des scènes de crimes.

Une bonne vingtaine d’écrivains de polars ont participés à cette première édition du Festival Sans Nom, coorganisé par les trois porteurs du projet que sont Dominique Meunier, du blog littéraire Passion Bouquins, Luc Widmaier, de la librairie Bisey, et Hervé Weill, de l’association Entreprises et Médias.

Le Festival Sans Nom a été nommé ainsi en hommage à l’auteur anonyme du Livre Sans Nom et le premier parrain était l’auteur britannique R.J. ELLORY.

LES AUTEURS DE L’EDITION 2013

Ingrid ASTIER, Elsa MARPEAU, Marcus MALTE, Dominique MANOTTI, DOA, Dominique SYLVAIN, Karim MISKE, Fabrice COLIN, Nele NEUHAUS, Diniz GALHOS, Dominique SIGAUD, R.J. ELLORY, Carlos SALEM, Hannelore CAYRE, Olivier TRUC, Julie WAECKERLI, Serge QUADRUPPANI, Jean-Paul NOZIERE, Jean-Hugues OPPEL, Karine GIEBEL, Nick GARDEL, Patrick RAYNAL, Arni THORARINSSON.

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Le meurtre de Roger Ackroyd – Agatha Christie

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler d’un classique d’Agatha Christie, Le meurtre de Roger Ackroyd. C’est un des premiers romans mettant en scène le détective Hercule Poirot. Je dois vous dire que pour moi en cette longue période de confinement c’était un livre idéal à lire, premièrement car c’est assez simple à suivre et deuxièmement c’est assez court. Allez c’est parti suivez-moi en direction de la campagne anglaise en compagnie du fameux détective belge Hercule Poirot. 9782253006961-001-T

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr. Sheppard. La veuve qu’il envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle qu’un an plus tôt, elle a assassiné son mari. On se retrouve plongé à King’s Abbott petite bourgade de la campagne anglaise et le récit nous est conté par le Dr. Sheppard, un ami du malheureux Sir Roger Ackroyd qui est retrouvé poignardé dans son bureau. Hercule Poirot qui s’est installé dans ce village pour prendre sa retraite et cultiver des courges dans son jardin se retrouve mêlé dans cette histoire tout simplement car il est le voisin du médecin de campagne qui lui vit avec sa sœur… Une vieille fille qui ne résiste pas à surveiller tout le monde et à répandre des commérages. Beaucoup de personnages seront suspects dans cette enquête : famille de la victime, domestiques, secrétaires, amis… Tous les indices convergent vers son fils adoptif, qui disparait après le meurtre. Mais est-ce vraiment lui le coupable ?

Je suis toujours aussi fan d’Hercule Poirot, j’adore ce personnage vraiment décalé. Dans ce roman on retrouve tous les ingrédients qui font la réussite d’Agatha Christie. L’atmosphère d’un petit village anglais, un suspens mené tambour battant jusqu’au dénouement final et un détective qui passe au crible tous les suspects pour nous livrer le coupable sur un plateau.

Le meurtre de Roger Ackroyd est une enquête policière captivante. Un vrai bon classique avec un merveilleux Hercule Poirot, quel plaisir de retrouver ce personnage à chaque fois. Je suis toujours aussi admiratif devant un tel talent et dire que ce roman a été écrit en 1926, Agatha Christie est vraiment la reine du crime.

Résumé de l’éditeur :

Une mort étrange frappe Mr Ferrars puis sa veuve. Lorsque l’homme qui devait épouser Mrs Ferrars, un riche gentleman nommé Roger Ackroyd, est assassiné, Hercule Poirot se pose bien des questions. C’est que l’enquête est difficile, car tous – domestiques, famille, voisins – avaient une bonne raison de souhaiter la mort d’Ackroyd.

Agatha Christie – Le meurtre de Roger Ackroyd (Editions du Masque 1926, 1983, 1996, 2001, 2007, 2011, 2013), (Le Livre de Poche 1960, 1975, 1990, 1992, 1993, 2000, 2002, 2006, 2017, 2019) traduit de l’anglais par Françoise Jamoul.

Son titre original est «The Murder of Roger Ackroyd » (1926).