Entretien avec Chrystel Duchamp – L’Art du meurtre

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● Peux-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

J’ai 34 ans. Je suis l’auteure de « L’art du meurtre », suspense paru en janvier 2020 aux éditions de l’Archipel. En parallèle de l’écriture, je suis graphiste dans une agence de communication stéphanoise.

 

● Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Je n’ai pas un, mais deux « premiers souvenirs » avec le monde du livre. L’un remonte à l’enfance et aux aventures d’Alice détective de Caroline Quine. L’autre est rattaché à l’adolescence et aux « Rivières pourpres » de Jean-Christophe Grangé. Un choc !

 

● D’où t’es venue l’envie d’écrire des polars ?

J’ai toujours aimé lire et écrire. J’avais dix ans lorsque j’ai imaginé mes premières histoires. Des nouvelles assez noires pour mon jeune âge ! Je m’inspirais de Mary Higgins Clark et d’Agatha Christie dont je dévorais les romans. J’ai toujours été une grande lectrice de polar. C’est donc tout naturellement vers ce genre que je me suis tournée. J’aime les univers sombres, que ce soit en littérature, au cinéma ou en musique.

 

● Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour ton roman « L’Art du meurtre » ?

D’un traumatisme ! En 2003, j’ai été profondément choquée par une œuvre vue lors de la biennale de Lyon : « Sod & Sodie Sock » de Paul McCarthy. Je décris d’ailleurs cette installation-performance dans mon livre. J’ai ensuite découvert l’art corporel. Les acteurs de ce mouvement utilisent leur corps et se mettent parfois en danger pour servir leur démarche. Dès lors, la problématique « jusqu’où peut-on aller au nom de l’art ? » n’a cessé de me hanter. Dans « L’art du meurtre », je propose mes réponses à cette question.

 

● Parle-nous un peu de tes personnages, comment Audrey, Patricia, Alain, Mathias et les autres ont-ils pris forme ?

Pour créer Audrey, mon personnage principal, je me suis inspirée du caractère et du passé amoureux d’une amie. Alain existe, lui aussi, dans la vraie vie. Il est vraiment technicien de scène de crime et m’a beaucoup aidée pour la crédibilité du récit. Patricia, en revanche, est née de mon imagination. Tout comme les personnages secondaires. Je voulais donner la parole à plusieurs membres d’une équipe qui gravitent autour du personnage principal. Tous ces protagonistes dynamisent le récit et l’enrichissent par leurs points de vue et leurs caractères.

 

● J’imagine que pour décrire si bien le monde de l’art contemporain tu dois bien connaître le sujet, est-ce une de tes passions ?

J’ai suivi des études en arts appliqués et plusieurs heures par semaine étaient consacrées à l’histoire de l’art. À cette époque, j’ai écumé les musées, vu beaucoup d’expositions, visionné de nombreuses performances. Aujourd’hui, l’art tient une place moins importante dans ma vie mais il m’intrigue toujours autant. Je trouvais intéressant d’en faire le théâtre d’un polar et de travailler autour de ce lien qui unit violence et art.

 

● Dis-moi est-ce que l’on retrouvera Audrey et toute son équipe dans un prochain roman ?

Ce n’est pas prévu. Je préfère les one-shot. J’aime l’idée de reconstruire un nouvel univers à chaque roman.

 

● Comment organises-tu tes recherches avant l’écriture d’un roman et combien de temps cela te prend-il ?

Pour « L’art du meurtre », j’ai utilisé des références à des œuvres qui m’ont marquée lors de mes études, mais j’ai aussi effectué de nombreuses recherches pour étoffer mes connaissances et identifier des démarches artistiques qui serviraient au mieux l’intrigue. Concernant l’aspect judiciaire, j’ai travaillé – avant et pendant l’écriture – avec un policier et technicien de scène de crime pour rendre le récit crédible et l’enrichir d’anecdotes. Quelques semaines me sont nécessaires pour rassembler les éléments dont j’ai besoin. Et les recherches se poursuivent en cours d’écriture, bien entendu.

 

● Es-tu une grande lectrice et si oui qui t’a inspirée?

Je suis une grande lectrice de polars. Jean-Christophe Grangé m’a inspirée, tout comme Lovecraft, Poe et Maupassant puisque je suis, aussi, amatrice de nouvelles fantastiques.

 

● Quel sera ton mot de fin à cet entretien?

Mon planning de dédicaces commence à se remplir. J’ai hâte de rencontrer les lecteurs, mais aussi les blogueuses et blogueurs qui – comme toi – déploient une énergie incroyable pour promouvoir mon roman. Nicolas Beuglet vous compare à un feu d’artifice. Il a entièrement raison !

Lien vers ma chronique L’Art du meurtre

Je tiens à remercier Chrystel Duchamp d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette auteure.

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4 réflexions sur “Entretien avec Chrystel Duchamp – L’Art du meurtre

  1. laplumedelulu 21 février 2020 / 13 h 31 min

    Merci à vous deux pour ce bel échange. Ça donne envie de lire le livre, surtout après ta chronique Steve. Merci. Ma wishlist est sous oxygène. 😉🙏❤️

    Aimé par 1 personne

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