Grand Froid – Cyril Carrere

Un grand merci aux Editions La Mécanique Générale pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du second roman de Cyril Carrere, Grand Froid. La première édition de ce livre date de 2018. Grand Froid a été finaliste du concours VSD-RTL du meilleur thriller français. Il a été réédité et corrigée en une version définitive aux éditions La Mécanique Générale. J’attendais beaucoup de ce thriller et je dois vous avouer que je n’ai pas été déçu. Allez c’est parti enfilez votre parka et venez avec moi affronter Grand Froid ! 86934486_1046496542385339_846722166404677632_n

On rentre directement dans le vif du sujet en faisant la connaissance de Gaëlle Morvan, une avocate réputée du Barreau de Nantes. Cette dernière est sur une affaire très médiatisée. Lorsqu’un soir elle se rend à son domicile, elle a un mauvais pressentiment en remarquant une Lexus noire aux vitres teintées qui ne lui est pas familière. Dès qu’un homme l’interpelle elle comprends que c’est trop tard pour elle. On fait ensuite connaissance avec son fils Lucas un jeune urgentiste qui est sous le choc, après avoir appris le décès tragique de sa mère. Les autorités policières ont conclu à une mort par suicide, mais pour lui cela n’a aucun sens, sa mère n’aurait pas commise cet acte sans lui avoir laissé un message. Il doute tellement qu’il va commencer à enquêter de son côté et demander à son meilleur ami Jean-Philippe, un médecin légiste, d’autopsier le corps de sa mère, pour savoir si oui ou non c’est un suicide. Lorsque Lucas se lance dans une course poursuite avec une inconnue qui allait fouiller dans l’appartement de sa mère et que quelques heures plus tard son ami Jipé se fait poignarder en pleine rue et que Marylise l’associée de sa mère est retrouvé morte, le cauchemar commence pour Lucas.

Ce thriller est un vrai road-trip au rythme soutenu. On est plongé avec Lucas dans une course effréné à la recherche de la vérité sur lui et sur sa mère. On se pose comme lui un tas de questions, l’intrigue est intéressante et j’ai bien aimé la multitude de personnages que ce soit Lucas, Jipé, Loïc, Caroline ou Alisa, l’auteur a réussi à tous les rendre intéressant, ils ne sont vraiment pas là par hasard. Je trouve que Grand Froid est un livre très travaillé, rien n’est laissé au hasard. Je trouve que le dénouement est une vrai réussite, je ne m’attendais pas à cela !

Grand Froid est un très bon thriller aux multiples rebondissements. Ma première rencontre avec l’univers littéraire de Cyril Carrere est une vraie réussite. Je ne peux que vous conseiller ce roman et j’ai hâte de lire son prochain qui sort en mai aux éditions Cosmopolis. Cyril Carrere est vraiment un auteur à découvrir, de par son talent mais également pour sa gentillesse, c’est tout simplement un mec bien.

Résumé de l’éditeur :

La vie de Lucas a basculé en une seconde : sa mère, une brillante avocate nantaise, a été retrouvée morte dans un parking souterrain.
Si la police conclut à un suicide, Lucas n’y a jamais cru. Convaincu de son assassinat, il se lance dans une enquête qui va le percuter avec une violence inouïe. Pour Lucas, l’heure est venue d’entrouvrir la porte du passé de sa mère… Au risque de voir l’insoupçonnable s’en échapper.
La vérité est proche. Si proche. Bien plus terrible et dangereuse que tout ce que Lucas imagine… Inspirée de faits réels, portée par une atmosphère glaçante et des rebondissements en série, cette révélation des lecteurs 2019 vous plonge, au fil des chapitres, dans un nouveau classique du genre.

Cyril Carrere– Grand Froid (Editions Nouvelle Bibliothèque 2018), (Editions La Mécanique Générale 2020)

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-a-moitie-pleine

Entretien avec Chrystel Duchamp – L’Art du meurtre

Capture-d’écran-2019-11-05-à-14_06_54

 

● Peux-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

J’ai 34 ans. Je suis l’auteure de « L’art du meurtre », suspense paru en janvier 2020 aux éditions de l’Archipel. En parallèle de l’écriture, je suis graphiste dans une agence de communication stéphanoise.

 

● Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Je n’ai pas un, mais deux « premiers souvenirs » avec le monde du livre. L’un remonte à l’enfance et aux aventures d’Alice détective de Caroline Quine. L’autre est rattaché à l’adolescence et aux « Rivières pourpres » de Jean-Christophe Grangé. Un choc !

 

● D’où t’es venue l’envie d’écrire des polars ?

J’ai toujours aimé lire et écrire. J’avais dix ans lorsque j’ai imaginé mes premières histoires. Des nouvelles assez noires pour mon jeune âge ! Je m’inspirais de Mary Higgins Clark et d’Agatha Christie dont je dévorais les romans. J’ai toujours été une grande lectrice de polar. C’est donc tout naturellement vers ce genre que je me suis tournée. J’aime les univers sombres, que ce soit en littérature, au cinéma ou en musique.

 

● Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour ton roman « L’Art du meurtre » ?

D’un traumatisme ! En 2003, j’ai été profondément choquée par une œuvre vue lors de la biennale de Lyon : « Sod & Sodie Sock » de Paul McCarthy. Je décris d’ailleurs cette installation-performance dans mon livre. J’ai ensuite découvert l’art corporel. Les acteurs de ce mouvement utilisent leur corps et se mettent parfois en danger pour servir leur démarche. Dès lors, la problématique « jusqu’où peut-on aller au nom de l’art ? » n’a cessé de me hanter. Dans « L’art du meurtre », je propose mes réponses à cette question.

 

● Parle-nous un peu de tes personnages, comment Audrey, Patricia, Alain, Mathias et les autres ont-ils pris forme ?

Pour créer Audrey, mon personnage principal, je me suis inspirée du caractère et du passé amoureux d’une amie. Alain existe, lui aussi, dans la vraie vie. Il est vraiment technicien de scène de crime et m’a beaucoup aidée pour la crédibilité du récit. Patricia, en revanche, est née de mon imagination. Tout comme les personnages secondaires. Je voulais donner la parole à plusieurs membres d’une équipe qui gravitent autour du personnage principal. Tous ces protagonistes dynamisent le récit et l’enrichissent par leurs points de vue et leurs caractères.

 

● J’imagine que pour décrire si bien le monde de l’art contemporain tu dois bien connaître le sujet, est-ce une de tes passions ?

J’ai suivi des études en arts appliqués et plusieurs heures par semaine étaient consacrées à l’histoire de l’art. À cette époque, j’ai écumé les musées, vu beaucoup d’expositions, visionné de nombreuses performances. Aujourd’hui, l’art tient une place moins importante dans ma vie mais il m’intrigue toujours autant. Je trouvais intéressant d’en faire le théâtre d’un polar et de travailler autour de ce lien qui unit violence et art.

 

● Dis-moi est-ce que l’on retrouvera Audrey et toute son équipe dans un prochain roman ?

Ce n’est pas prévu. Je préfère les one-shot. J’aime l’idée de reconstruire un nouvel univers à chaque roman.

 

● Comment organises-tu tes recherches avant l’écriture d’un roman et combien de temps cela te prend-il ?

Pour « L’art du meurtre », j’ai utilisé des références à des œuvres qui m’ont marquée lors de mes études, mais j’ai aussi effectué de nombreuses recherches pour étoffer mes connaissances et identifier des démarches artistiques qui serviraient au mieux l’intrigue. Concernant l’aspect judiciaire, j’ai travaillé – avant et pendant l’écriture – avec un policier et technicien de scène de crime pour rendre le récit crédible et l’enrichir d’anecdotes. Quelques semaines me sont nécessaires pour rassembler les éléments dont j’ai besoin. Et les recherches se poursuivent en cours d’écriture, bien entendu.

 

● Es-tu une grande lectrice et si oui qui t’a inspirée?

Je suis une grande lectrice de polars. Jean-Christophe Grangé m’a inspirée, tout comme Lovecraft, Poe et Maupassant puisque je suis, aussi, amatrice de nouvelles fantastiques.

 

● Quel sera ton mot de fin à cet entretien?

Mon planning de dédicaces commence à se remplir. J’ai hâte de rencontrer les lecteurs, mais aussi les blogueuses et blogueurs qui – comme toi – déploient une énergie incroyable pour promouvoir mon roman. Nicolas Beuglet vous compare à un feu d’artifice. Il a entièrement raison !

Lien vers ma chronique L’Art du meurtre

Je tiens à remercier Chrystel Duchamp d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette auteure.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

L’Art du meurtre – Chrystel Duchamp

Un grand merci aux Editions l’Archipel pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de L’Art du meurtre le premier thriller d’une jeune auteure très prometteuse, Chrystel Duchamp. J’adore découvrir de nouveaux auteurs et c’est vrai que l’on est gâté en France. La littérature noire dans son ensemble se porte à merveille ! Lorsque j’ai reçu ce livre, j’ai directement été séduit par sa couverture que je trouve très classe. L’univers de l’art et le monde de l’art contemporain m’est totalement inconnu et je dois bien avouer que je n’y suis pas très sensible. Mais là dans ce livre j’ai vraiment apprécié sa découverte. Allez suivez-moi c’est parti en direction du XVIe arrondissement de Paris. Capture-d’écran-2019-11-05-à-14_06_54

On fait connaissance avec Audrey Durand, lieutenant de police un peu dépressive qui est en pleine détresse morale. Elle et ses collègues du 36 doivent se rendre au plus vite dans le XVIe, Franck Tardy un avocat renommé à la retraite a été assassiné dans son luxueux appartement et son corps est retrouvé dans une mise en scène horrifique qui n’est pas sans rappeler une œuvre d’art. Audrey, qui avant d’intégrer la police suite au décès de son père, a fait des études d’art pour devenir conservatrice de musée, ne tarde pas à faire des rapprochements sordides entre la scène de crime et le monde de l’art. Pour élucider ce meurtre, les enquêteurs vont devoir s’immerger dans le monde du sadomasochisme. Mais très vite ils vont découvrir un autre meurtre à la mise en scène un peu particulière également. Paul Mourond un dentiste renommé qui a fondé une association en Afrique. Audrey qui est en charge de l’enquête avec toute son équipe de la PJ, va se rapprocher de Joël, un revendeur d’art, qui va les aider tout au long de l’enquête. Quel lien y a t’il entre ces deux meurtres ? Qu’est-ce que le monde de l’art a à voir avec tout ceci ?

Ce roman est une belle découverte. J’ai adoré l’intrigue qui est très originale. Pour moi la plume de Chrystel Duchamp est fluide et percutante. J’aime beaucoup la narration à la première personne et j’adore les chapitres courts qui pour moi contribue toujours à dynamiser le récit. J’ai bien aimé l’ambiance et l’esprit solidaire de toute l’équipe de la PJ, même si j’aurai aimé un peu mieux connaître les différents protagonistes, Patricia, Gaël, Mathias, Alain et Mehdi. Pour en revenir à l’art qui est un sujet complexe, j’ai appris beaucoup de chose et je trouve que le fait de mêler l’art avec une enquête policière fonctionne très bien. Faire des scènes de crime, une œuvre artistique ça matche toujours. De plus c’est toujours agréable d’apprendre de nouvelles choses sur des thématiques dont on ne maîtrise pas trop le sujet, c’est très enrichissant sur un plan personnel.

L’Art du meurtre est un vrai coup de cœur. Pour moi il y a tout ce que j’aime dans ce livre, de l’originalité, du rythme et une vraie enquête avec une équipe que j’ai apprécié. D’ailleurs j’espère bien retrouver Audrey et toute son équipe dans un prochain roman. En plus de cela, il faut se rappeler que c’est son premier, bravo quel bonheur de tomber sur ce genre de livre et encore merci à Chrystel Duchamp et aux éditions de L’Archipel pour cette lecture, vivement le prochain !

Résumé de l’éditeur :

Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Il a été torturé, mutilé, puis assis à une table dressée pour un banquet. Un crime de toute beauté !
Dépêchée sur place, l’équipe de la PJ découvre que l’homme – un collectionneur – fréquentait les clubs sadomasochistes de la capitale. Et que, malgré sa fortune, il était à court de liquidités.
Quand le corps d’un autre amateur d’art – dont la mort a été soigneusement mise en scène – est retrouvé, le doute n’est pas permis : un tueur en série est à l’œuvre.
Pour le lieutenant Audrey Durand, cette enquête dans le monde de l’art contemporain sera-t-elle l’occasion de faire taire ses démons, ou se transformera-t-elle en une plongée hypnotique aux confins de la folie ?

Chrystel Duchamp – L’Art du meurtre (Editions l’Archipel 2020)

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleine

Entretien avec Matthieu Parcaroli – Le Cri des corbeaux

71huGk-7eHL

 

Peux-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Je suis dans l’année de mes 40 ans. Je suis directeur d’école en Éducation Prioritaire et quand je ne suis pas dans mon bureau, j’ai en charge une classe de CM2. En parallèle, je vis avec la passion de l’écriture depuis 2013 au hasard d’un concours parrainé par Maxime Chattam. Je n’ai plus lâché le clavier depuis en participant régulièrement à d’autres concours : j’ai même été lauréat du prix E-crire Auféminin en 2016.

 

● Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Mes parents sont de très gros lecteurs et ils ont toujours eu un livre à la main. De mon côté je lisais beaucoup : j’étais un grand fan du journal de Mickey et de Super Picsou Géant. Je ne lisais pas trop de romans jusqu’à découvrir « La condition humaine » de Malraux en classe de première avec un professeur de français passionnant. Depuis lors, je n’ai plus lâché la lecture.

 

D’où t’es venue l’envie d’écrire des « Polars » et comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour ton premier roman « Le Cri des corbeaux » ?

J’ai toujours aimé les enquêtes. Les seuls romans que je lisais enfant étaient ceux de la collection du club des cinq. Il y a eu aussi une série TV qui m’a marqué : c’était « Les compagnons de l’aventure » où une bande de jeunes résolvaient les enquêtes du village. J’aimais beaucoup ça. Par la suite, j’ai découvert « Les rivières pourpres » de Grangé qui a été un tournant : j’ai découvert un thriller d’une force et d’une intelligence déroutante. Concernant « Le cri des corbeaux », une première version « nouvelle » a été écrite en 2013 pour ce concours où Maxime Chattam était parrain. J’ai ensuite repris cette idée pour en faire une version plus longue.

 

Dans « Le Cri des corbeaux » tu évoques les phobies, as-tu toi-même de grosses phobies ? 

Je n’ai pas de grosses phobies au sens psy du terme à part le vertige qui pourrait me figer sur place. Sinon j’ai quelques peurs classiques comme les serpents ou les orages.

 

● Comme je l’ai évoqué dans ma chronique, j’ai trouvé que dans ton roman il y a une part de classique british qui vient du whodunnit, est-ce que tu confirmes cela ? 

Je confirme même si j’ai appris ce terme après l’écriture du roman. Cela provient sûrement du fait que j’aime beaucoup les énigmes.

 

Comment tes personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement les deux couples ?

J’avais cerné la personnalité des personnages avant l’écriture du roman. Je voulais deux couples foncièrement différents. J’ai juste eu à les poser dans cette villa pour les regarder prendre vie. C’est le côté jouissif de l’auteur lorsque ses personnages s’autonomisent.

 

● Est-ce que tu es un grand lecteur et si oui qui t’a inspiré ?

Je suis un grand lecteur dans le sens où le soir j’ai toujours un livre en main avant de m’endormir mais j’aime aussi beaucoup la télé. Je ne sais pas qui m’inspire mais j’adore des auteurs comme Chattam, Musso, Carrisi ou Fitzek. J’aime aussi beaucoup Vincent Hauuy et dernièrement, j’ai découvert la plume de Jerôme Loubry que j’apprécie particulièrement. Mais je ne lis pas que du thriller : j’adore les romans feel-good de Marie Vareille ou l’écriture sensible d’Agnès Martin-Lugand.

 

● Comment organises-tu tes recherches avant l’écriture d’un roman et combien de temps cela te prend-il ?

Pour « Le cri des corbeaux » j’ai beaucoup lu de livre sur la psychologie, notamment sur les phobies. Je n’arrive pas à évaluer le temps que ça peut me prendre. C’est parfois en amont, parfois pendant l’écriture lorsque j’ai besoin de renseignements très particuliers.

 

● Quelles sont tes habitudes d’écritures et combien d’heures en moyenne écris-tu par jour ?

Je ne vis pas de l’écriture, c’est donc mon travail de directeur d’école qui me prend le plus de temps sur une semaine. Quand je suis en phase d’écriture, c’est souvent deux séances : les samedis et dimanches après-midi. C’est pourquoi j’aime les chapitres courts : j’ai besoin de m’arrêter sur une « petite fin » avant de pouvoir redémarrer la séance d’après.

 

Quel sera ton mot de fin à cet entretien ?

Je te remercie pour ton retour de lecture et pour tes questions. Les blogueurs, blogueuses sont vraiment une force pour les jeunes auteurs et je ne pourrais jamais assez les remercier.

 

Lien vers ma chronique Le Cri des corbeaux

Je tiens à remercier Matthieu Parcaroli d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur.

cid-EF631718-49FC-412A-A241-497CF69780DB@home

Le Cri des corbeaux – Matthieu Parcaroli

Un grand merci aux Editions du Masque pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du premier roman de Matthieu Parcaroli, Le Cri des corbeaux. C’est un auteur lorrain qui a été publié aux Editions du Masque. Je dois bien avouer que ce n’est pas toujours évident de gérer sa PAL tout au long de l’année. D’ailleurs la mienne ne diminue quasiment jamais ! Il y a tellement de nouveautés chaque année, tant de nouveaux auteurs que l’on découvre, qu’il faut bien entendu faire des choix. Mais notre travail à nous blogueurs/blogueuses consiste entre autre, de vous faire découvrir de nouveaux auteurs. Là je suis ravi d’avoir fait ce choix, cet auteur est une très belle découverte. Suivez-moi c’est parti en direction du lac des corbeaux en pleine montagne.  71huGk-7eHL

On fait connaissance avec Julie et Théo un couple originaire du Nord de la France, qui vient d’ouvrir leur propre boulangerie. Ils sont les heureux gagnants d’un concours en ligne. Ils ont gagnés un week-end tout confort dans une villa luxueuse en pleine montagne et un chauffeur vient même les récupérer devant chez eux avec un 4 x 4 Audi Q5. Mais ils ne savent pas vraiment où ils vont, la destination est une surprise. Arrivé sur place ils comprennent très vite que ce lieu est aussi magnifique que perdu. Puis quelques heures après leur installation, c’est un second couple qui arrive… Personne bien entendu n’était au courant qu’ils devaient partager cette magnifique villa. D’ailleurs la tension monte très vite entre les deux couples, même si Julie et Théo sont bien décidés à rester, le second couple Simon et Agathe souhaitent partir au plus vite. Dès le lendemain ils tentent d’appeler les organisateurs mais ils n’ont aucun réseau. Puis ils décident de sortir du domaine à pied mais le grillage est électrique. Le week-end va très vite se transformer en cauchemar lorsqu’Agathe disparaît mystérieusement en forêt aux côtés de Julie…

J’ai rapidement été happé par ce huis-clos. L’intrigue est originale et bien maîtrisé. Les chapitres sont courts et très rythmé. Dans ce roman il est question de nos différentes phobies. Comment faire au mieux pour les appréhender. Les flashbacks expliquant le présent des différents protagonistes est très bien conçu également. Le roman est un peu trop court cependant pour vraiment s’attacher aux personnages, ce qui n’est pas vraiment le but de ce récit. Quant au dénouement j’avais pensé trouver, mais pas du tout, j’ai été très surpris, mais je ne vous dirai rien de plus, vous constaterez par vous-même.

Le Cri des corbeaux est un très bon premier roman et je suis toujours ravi de découvrir de nouveaux auteurs talentueux. De plus moi qui est un fan des « Whodunnit » je trouve qu’il a été conçu un peu à la manière british d’un roman à énigme. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre et il se lit très rapidement. Je ne peux que vous le conseiller, lancez-vous et laissez-vous séduire par Matthieu Parcaroli. Moi j’ai hâte de lire son prochain roman.

Résumé de l’éditeur :

Après avoir participé à un concours en ligne, Julie et Théo gagnent un week-end pour deux tous frais compris dans une sublime villa à la montagne près du lac des corbeaux.
Pour ce jeune couple modeste, c’est le voyage de noces qu’ils n’ont jamais pu s’offrir. Sur place, le rêve s’arrête net lorsqu’ils voient débarquer un autre couple, eux aussi vainqueurs du concours. Comble de la malchance, le lieu, perdu dans la nature enneigée, ne semble pas desservi par le réseau. Impossible de contacter les organisateurs du jeu. Mais le séjour romantique bascule véritablement dans le cauchemar lorsqu’ils se rendent compte être enfermés dans cette immense propriété et que l’un d’eux disparaît au cours d’une coupure d’électricité.
La peur est un vilain défaut… et nos personnages vont l’apprendre de la plus cruelle des façons.

Matthieu Parcaroli – Le Cri des corbeaux (Editions du Masque 2019)

etoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-pleineetoile-vide