L’Outsider – Stephen King

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du dernier roman de Stephen King, l’Outsider. Il était grand temps pour moi de chroniquer un livre du King. Cela fait très longtemps que je n’avais plus lu un de ses romans, mais je dois dire que bien m’en a pris. L’Outsider a été à la hauteur de ce que j’attendais, un vrai coup de cœur en ce début d’année 2019. Allez c’est parti en direction de l’Oklahoma à Flint City. 51IC7Z8Ab5L__SX321_BO1,204,203,200_

L’histoire est écrite de manière chronologique et se déroule sur une période de 15 jours. La première moitié du livre est une enquête policière. On se retrouve dans une petite ville de l’Oklahoma, à Flint City où le corps d’un jeune garçon horriblement mutilé est découvert. Tout le monde se connait et bien entendu la découverte d’un meurtrier dans cette petite ville, a le don de semer la terreur, mais surtout la haine. Les témoignages affluent, les preuves scientifiques se multiplient, et Terry Maitland, le suspect est très vite arrêté. Dès lors on assiste à un véritable acharnement sur sa personne et sa famille toute entière. Mais ce dernier prône son innocence, il a un alibi et il va le prouver. Un homme que tout accuse peut-il être à deux endroits différents ?
Dans la seconde moitié du roman, la tension monte d’un cran et le climat devient très sombre. Une autre enquête commence et on bascule dans le fantastique. Les personnages seront confrontés à des évènements défiant toute logique et allant à l’encontre de toutes leurs croyances. Ils devront ouvrir leur esprit s’ils veulent aller plus loin… avec Stephen King le surnaturel n’est jamais très loin…

J’ai trouvé l’histoire, très intéressante et très originale. Je dois avouer que je ne savais pas vraiment quoi penser. Des fois ma raison me disait de me fier à Ralph, et des fois plutôt à Terry. J’étais perdu. En tout cas j’ai aimé l’histoire, les personnages, les descriptions et le style. On retrouve Stephen King dans ce qu’il fait de mieux, c’est à dire nous faire peur avec nos propres frayeurs. Le roman est construit sur une courte période, sans aucune longueur. Les personnages comme leur environnement sont très bien développés et même s’ils sont assez nombreux on ne s’y perd pas. D’ailleurs, je trouve que l’une des grandes qualités de Stephen King, c’est de savoir traiter un grand nombre de personnages sans jamais perdre le lecteur.

Après tant d’année je dois dire que ça fait du bien de retrouver un si bon King. L’Outsider nous plonge dans la réalité, le surnaturel et les légendes, et oui tout ça dans un seul livre, mais avec Stephen King c’est normal… ! Alors si vous aussi vous aimez les enquêtes policières avec un soupçon de fantastique n’hésitez pas. Si vous ne l’avez pas encore lu, foncez chez votre libraire.

Résumé de l’éditeur :

PARFOIS, LE MAL PREND LE VISAGE DU BIEN.
Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.
Et si c’était vrai ?

Stephen King – L’Outsider (Editions Albin Michel 2019), traduit de l’anglais par Jean Esch.

Son titre original est « The Outsider » (2018).

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Entretien avec Nicolas Feuz – Le Miroir des âmes

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● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Né en 1971 et père de deux enfants, je vis à Neuchâtel, en Suisse. Titulaire du brevet d’avocat, j’ai travaillé comme juge d’instruction de 1999 à 2010, puis comme procureur de 2011 à ce jour, avec spécialisation dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En 2010, j’ai écrit mon premier polar, Ilmoran, l’avènement du guerrier (sorti en librairie en février 2013). De 2010 à 2019, j’ai écrit dix polars au total, soit un par année. Le prochain, L’ombre du Renard (Slatkine & Cie), sortira en libraire le 21 août 2019, en même temps que la réédition du Miroir des âmes au Livre de Poche.

 

● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Comme j’ai débuté en auto-édition et que je ne connaissais rien au milieu professionnel du livre, mon premier souvenir marquant a été le jour où j’ai débarqué à l’improviste dans une grande librairie de Neuchâtel, avec des exemplaires de mes livres sous le manteau, un peu honteux comme si je cachais des paquets d’héroïne ou de fausses montres, pour demander s’il existait une possibilité de les mettre en vente. Ce jour-là, je devais être aussi rouge que le sang.

 

D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

C’est arrivé un peu par accident. Durant l’automne 2010, je me suis retrouvé sans lecture lors de vacances au Kenya. Je venais de sortir du Vol des cigognes de Jean-Christophe Grangé. Cette histoire qui débutait en Suisse (Montreux) et se terminait en Afrique (Centre-Afrique) m’a marqué. J’ai alors volé un bloc-notes et un stylo dans l’hôtel où je me trouvais, et j’ai imaginé un scénario qui débutait en Suisse (Neuchâtel) et se terminait en Afrique (Kenya). Ainsi est né Ilmoran, l’avènement du guerrier, qui est devenu par la suite le premier tome de la « Trilogie massaï ».

 

Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre dernier roman « Le Miroir des âmes » ?

Dans le cadre de mon travail de procureur, j’ai eu l’occasion de m’occuper de nombreux dossiers touchant les milieux balkaniques du trafic d’héroïne et de la traite d’êtres humains, en particulier de réseaux illégaux de prostitution, dans lesquels la violence physique et psychologique est omniprésente. Rajoutez à cela une toile de fond européenne focalisée sur les actes terroristes et un Etat de Neuchâtel grevé par les problèmes financiers, notamment en raison de l’explosion des coûts de l’aide sociale, et mettez le tout dans un mixer.

 

Comment vos personnages prennent-ils vie en général ?

A 80%, ils sont imaginaires, mais il m’arrive régulièrement de m’inspirer de telle ou telle facette d’une personne existante, voire de moi-même. En particulier, je me suis souvent inspiré de policiers avec lesquels je travaille tous les jours depuis vingt ans. Peut-être moins dans Le Miroir des âmes (où il s’agit essentiellement de ripoux) que dans mes précédents polars.

 

De quoi, au jour d’aujourd’hui, êtes-vous le plus fier dans vos livres ?

De manière générale, des rebondissements de dernière minute. Tout particulièrement dans Horrora Borealis, mais aussi dans Les Bouches par exemple. Je dois préciser que les twists finaux sont souvent le point de départ de la construction de mes scénarios.

 

● Etes-vous un grand lecteur et si oui qui vous a inspiré ?

Je lis moins depuis que j’écris et surtout, je ne lis jamais en période d’écriture, afin de ne pas être influencé par le style d’un autre auteur. Mais hormis les rapports de police et les procès-verbaux d’audition que je lis à longueur de journée, je ne lis pratiquement que des polars, principalement en vacances. Essentiellement des polars français et nordiques, moins américains.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Depuis août 2018, sorties parallèles du Miroir des âmes (Slatkine & Cie) et d’Horrora Borealis (Le Livre de Poche) dans toute la Francophonie, je suis plus qu’auparavant soumis à la critique, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Toute critique est bonne à prendre, surtout si elle est constructive et présente une certaine récurrence d’un avis à l’autre. C’est par exemple le cas du manque de développement de certains de mes personnages, dont je sais aujourd’hui que c’est peut-être un de mes points faibles (même si d’autres critiques ne sont pas d’accord avec ça et tentent de me convaincre de ne rien changer à ma manière d’écrire). En revanche, j’ai souri en lisant une ou deux fois sur des blogs que telle ou telle scène d’Horrora Borealis ne serait pas réaliste ou largement exagérée, alors qu’en réalité les faits ou détails critiqués se sont vraiment produits dans des dossiers judiciaires existants. Je ne peux toutefois jamais répondre ouvertement à ce genre de critiques, car cela reviendrait d’une part à spoiler l’histoire du livre, d’autre part à violer un secret de fonction. Cette expérience m’a finalement convaincu que ce n’est pas le rôle de l’écrivain de répondre à ce genre de critiques et j’ai appris à vivre avec, ce qui ne m’empêche pas d’en rigoler avec les policiers neuchâtelois qui lisent mes polars, qui me conseillent parfois avant leur parution et qui connaissent les dossiers en question.

 

Lien vers ma chronique Le Miroir des âmes

Je tiens à remercier Nicolas Feuz d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur.

 

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Biographie de Nicolas Feuz

Né en 1971 à Neuchâtel/Suisse, Nicolas Feuz a étudié le droit à l’Université et obtenu le brevet d’avocat, avant d’être élu en 1999 comme juge d’instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d’instruction, et enfin en 2011 comme procureur de cette petite République helvétique. Marié et père de deux enfants, il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs en 2010.

Là où certains de ses proches voyaient de longue date un moyen de laisser éclater au grand jour une imagination sans limites, d’autres y verront peut-être une sorte d’auto-débriefing face à toutes les horreurs que la police et la justice pénale doivent affronter au quotidien : une réalité souvent plus sombre et plus « cash » que dans bien des fictions se voulant réalistes…

Le Cercle – Bernard Minier

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du second tome de la série mettant en scène le commandant Martin Servaz. C’est toujours un grand plaisir de retrouver des personnages récurrents que l’on apprécie. J’ai beaucoup aimé Glacé, alors forcément j’attendais beaucoup de la suite et je dois dire que Le Cercle a vraiment été à la hauteur de mes attentes. C’est parti en direction du Sud-Ouest, plus précisément à Marsac et à Toulouse. Minier-Bernard-LeCercle

L’histoire débute en juin 2010, en pleine Coupe du Monde de foot en Afrique du Sud. Le commandant Martin Servaz, qui se remet à peine de son enquête dans les Pyrénées, est contacté par Marianne, un amour de jeunesse. Claire Diemar, une des professeurs de son fils vient d’être retrouvé assassiné chez elle. Ce dernier a en effet été retrouvé sur les lieux du crime, à Marsac petite ville universitaire du Tarn. Marianne demande alors à Martin de prouver l’innocence de son fils. Le commandant Servaz et ses collègues vont devoir remuer ciel et terre pour défaire ce mystère. En même temps, Julian Hirtman, le tueur en série Suisse qui a sévit dans Glacé, est lui toujours en cavale, a été aperçu dans la région. D’ailleurs en inspectant les lieux du crime, Martin découvre un CD de Gustav Malher qui est son compositeur préféré, mais également celui de Hirtmann…Une bonne partie de l’enquête se déroule dans la prestigieuse université de Marsac, où étudie Margot sa fille, et d’où notre commandant est lui-même sorti diplômée.

Oui Le Cercle est un pavé, mais il ne souffre d’aucune longueur. Les références culturelles littéraires et musicales sont de toutes beautés. Le style est parfaitement maîtrisé. Des rebondissements surprenants, des fausses pistes et du suspense rythment à merveille cette enquête. J’ai également apprécié de retrouver certains protagonistes du premier livre. Vincent Espérandieu, l’adjoint et ami de Martin, qui est l’exact opposé de son patron à qui il voue une grande admiration. Samira Cheung la Franco-Sino-Marocaine, personnage très excentrique et anticonformiste au tempérament volcanique qui sait se faire respecter par les hommes. Margot sa fille, adolescente rebelle, adepte de tatouages, de piercings et de blousons en cuir avec qui Martin entretient une relation assez conflictuelle.  Et enfin Irène Ziegler, une gendarme attirée par les femmes.

Si vous avez aimé Glacé, vous allez adorer Le Cercle, qui pour moi est un thriller captivant, mené d’une main de maître par Bernard Minier. J’ai hâte de lire la suite des aventures du commandant Martin Servaz et de toute son équipe !

Résumé de l’éditeur :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie.
Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d étudiants réunissant l élite de la région ?
Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d anciennes et terribles blessures et faire l apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Bernard Minier – Le Cercle (Editions XO 2012), (Editions Pocket 2013, 2017)

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L’égarée – Donato Carrisi

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de L’égarée troisième opus de la saga Mila Vasquez. Bon, elle n’est pas vraiment présente dans ce roman, mais simplement évoquée. Après avoir lu et beaucoup aimé Le Chuchoteur, un peu moins L’écorchée, je dois dire que ce troisième opus est vraiment très bon. On peut le lire indépendamment des deux premiers, mais pour tout comprendre, c’est toujours mieux de lire une saga dans l’ordre. C’est parti en direction de l’Italie sous une chaleur caniculaire. 81iLkg5EI9L

Dès le début, on découvre une jeune fille, enlevée et séquestrée par un psychopathe de la pire espèce, qui a construit un labyrinthe pour y enfermer et jouer avec ses victimes. Mais lorsqu’une de ses victimes est retrouvée vivante, le compte à rebours est lancé pour attraper ce monstre qui semble toujours avoir un coup d’avance sur la police. En l’absence de Mila Vasquez, c’est un détective privé Bruno Genko aux méthodes douteuses et pourtant très efficaces qui va s’y coller. Atteint d’une maladie incurable, il doit faire vite, car il peut mourir à tout moment. Ayant à coeur de boucler cette vieille enquête qu’il avait alors largement sous-estimée, rien ni personne ne pourra l’empêcher de découvrir qui a kidnappé Samantha, quinze ans auparavant et qui réapparaît mystérieusement.

J’ai retrouvé tout le talent de Donato Carrisi dans ce thriller court mais efficace. J’ai beaucoup apprécié les personnages, qui sont touchants et marquants. L’auteur joue avec nous du début à la fin. Son thriller prend aux tripes et nous fait penser à nos peurs que l’on ressentait étant enfant. D’ailleurs dans la plupart de ses livres, sa cible privilégiée, ce sont les enfants, à qui il fait subir les pires sévices physiques et psychologiques.

L’égarée est une vrai réussite et que dire du dénouement, quel retournement de situation incroyable ! Vivement la suite… Après avoir fermé ce livre, je comprends vraiment pourquoi Donato Carrisi est l’auteur de thriller italien le plus lu au monde.

 

Résumé de l’éditeur :

Dans une atmosphère étouffante, dans une ville engourdie par une vague de canicule, une jeune femme est retrouvée dans les bois, nue avec une jambe cassée. Elle a réussi à s’échapper après une longue séquestration. Elle est encore vivante, mais totalement désorientée.
Aussitôt prise en main dans un hôpital spécialisé, la jeune femme est interrogée par un spécialiste, le Docteur White, mais ne se souvient que de quelques bribes de ce qui lui est arrivé. Un homme, un labyrinthe, un bébé… Tout est flou. Cependant, son identité a bien été retrouvée: il s’agit de Samantha, kidnappée il y a quinze ans, un cas surmédiatisé à l’époque. Sa réapparition fait la une de tous les journaux et met la police dans l’embarras. C’est alors que le détective privé Bruno Genko décide de reprendre l’enquête qu’il avait démarrée à l’époque, embauché par les parents de la victime. Cependant, la donne a changé car Genko, atteint d’une grave maladie, sait que ses jours sont comptés: le cas de Samantha sera sa dernière mission.
De fil en aiguille, Genko parvient à retrouver des indices ignorés à l’époque, et commence à faire le lien avec des enfants abusés par le clergé… Mais où se cache donc le kidnappeur sadique qui a enfermé Samantha ? Et, en a-t-il enfermé d’autres ?
Le compte à rebours s’enclenche, l’ombre du Chuchoteur plane, et Bruno Genko a si peu de temps pour résoudre l’enquête…

Donato Carrisi – L’égarée (Calmann-Lévy 2018), traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza.

Son titre original est « L’uomo del labirinto » (2017).

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Entretien avec Nathalie du blog Mes Lectures du Dimanche

 

Après la Suisse et la France, je continue cette série d’entretien avec une blogueuse Belge, Nathalie du blog Mes Lectures du Dimanche.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Me résumer en quelques mots est un exercice bien ardu ! 😊 Je m’appelle Nathalie, j’ai 39 ans. Je suis indépendante et travaille aux côtés de mon mari à aider les entreprises à réaliser des plans d’économies d’énergie et, in fine, à participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Rien ne me prédestinait à atterrir dans ce domaine parce, depuis toute petite, je rêvais d’être interprète. J’ai même commencé des études universitaires dans ce sens, mais mon parcours personnel m’a détourné de cette voie et, après quelques errances professionnelles, j’ai repris des études à horaire décalé alors que j’étais maman d’une petite fille qui n’avait pas encore un an. Quelques années (et beaucoup de labeur) plus tard, j’ai obtenu un graduat en informatique, moi qui sortait d’études de latin-langues ! Lorsque j’ai démarré dans l’entreprise où je suis toujours aujourd’hui, j’étais sensée contribuer aux développements logiciels que nous utilisons pour les mesures d’énergie, au lieu de quoi j’ai mis les pieds sur le terrain et j’ai tellement aimé que j’y suis restée, devenant un « médecin généraliste » des problèmes énergétiques. C’est un métier enrichissant, car j’ai la chance de parcourir l’industrie et d’y découvrir des trésors, humainement et technologiquement parlant. Côté privé, mon mari et moi sommes à la tête d’une joyeuse bande de gamins rassemblés sous le terme très actuel de « famille recomposée », alliant ma fille, les deux siennes et notre petit garçon. Si les démarrages n’ont pas toujours été faciles, je pense que nous avons maintenant notre rythme de croisière, sachant que mon passé m’a appris à savourer les petites choses, et je m’efforce donc au quotidien d’être le moteur de la famille afin de créer dans nos mémoires le plus de souvenirs heureux possibles. Mon leitmotiv est Carpe Diem et même si je suis parfois bien incapable de l’appliquer, je reste fondamentalement convaincue de la force qu’on peut tirer des plus petites choses…
Ah oui, pardon, tu avais dit quelques mots…

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Lorsque j’avais cinq ans, peu avant mon entrée en primaire, mes parents ont déménagés de l’Allemagne à la Belgique. Ce genre de déménagement demandant beaucoup d’organisation, ma marraine (très jeune à l’époque) s’est vu assignée à la tâche de garde chiourme pour mon grand frère et moi. Et elle m’a appris à lire. Après quoi, dès mon entrée en primaire, il y a toujours eu un livre dans le prolongement de mes mains. A six ans, la Comtesse de Ségur, à dix, Delly, à douze, Mary Higgins Clark… J’ai l’impression que les livres ont toujours et feront toujours partie de moi !

 

  • Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

Et bien ce mois-ci, je fêterai les deux ans de « Mes Lectures du Dimanche » ! Je compte d’ailleurs passer ce cap avec un petit concours 😊. J’ai choisi « Mes Lectures du Dimanche » parce qu’avec un tel métier et autant d’enfants il est clair que j’ai vraiment très peu de temps pour lire, y consacrant généralement seulement mon dimanche ! Le soir, je suis généralement trop fatiguée, et le matin trop pressée… Dès lors, le nom s’imposait à moi, avec aussi cette connotation « du dimanche » qui signifie « amateur » (comme quand on traite un conducteur de « chauffeur du dimanche ») ! Parce que je ne veux pas me prendre trop au sérieux et que je suis bien consciente que mes avis ne sont que la transcription de mes ressentis et en aucun cas une analyse critique professionnelle. J’estime que, même si un livre ne m’a pas plu, l’auteur y a travaillé dur et je n’ai pas le droit de dénigrer son travail. D’ailleurs, quand je n’ai pas aimé un livre, je m’efforce de trouver un lecteur plus enthousiaste et d’insérer un lien vers son retour dans mon article.

 

  • Qu’est ce qui t’a motivé a créé ton blog Mes Lectures du Dimanche ?

Au départ, j’ai commencé à écrire mes ressentis de lecture à chaque bouquin terminé parce que je commençais à me rendre compte que j’oubliais parfois que j’avais lu tel ou tel livre, ou je me souvenais de l’avoir lu sans pouvoir me rappeler ce que j’en avais pensé ! Je gardais consignés ces retours de lecture dans un fichier à l’abri de tout regard. J’ai fini un jour par les soumettre à une amie qui cherchait une idée lecture. C’est elle qui m’a incitée pendant de longues semaines à les partager au travers d’un blog… J’ai hésité longtemps, puis j’ai fini par me lancer, et sans aucun regret ! Je sais que depuis, elle est devenue une discrète lectrice de mon blog et qu’elle reste ma plus fervente supportrice ! Je profite aussi de ce petit paragraphe pour souligner le rôle d’Isabelle dans « Mes Lectures du Dimanche », grâce à qui certaines fautes d’orthographes disparaissent mystérieusement quelques jours  après la publication d’un article…

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

Ça c’est vraiment très aléatoire ! Je ne rédige que mes retours de lectures, donc ça peut être un par mois ou deux par semaines, selon les lectures que j’enchaîne ! Avant, je publiais aussitôt ma chronique écrite, maintenant je commence à planifier, histoire de ne pas surcharger pendant quelques jours et être ensuite muette plusieurs semaines. J’ai quand même du mal à « planifier » mes articles, mais j’essaie de m’y conformer. Le problème, c’est que j’ai une façon d’écrire assez instinctive, et je trouve que mes chroniques perdent en spontanéité si je me relis plusieurs fois. Par contre, je suis très régulière en ce qui concerne la lecture des blogs que je suis. Tous les matins, en déjeunant, j’ouvre mon lecteur WordPress et je reprends la lecture des articles où je m’étais arrêtée. Parfois aussi durant ma pause déjeuner ou quand un client me fait poireauter. C’est important pour moi de tout lire, par respect pour les bloggeurs qui prennent le temps de partager leurs sentiments.

 

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Adolescente, c’est Mary Higgins Clark qui m’a ouvert les portes du genre policier et, même si maintenant ces histoires un peu neuneu ne remportent plus mes suffrages, je reste attachée à cet auteur pour tout ce qu’elle m’a apporté dans mon parcours de lectrice. Ces dernières années, Franck Thilliez est devenu l’un de mes auteurs préférés, rejoignant Harlan Coben que j’avoue adorer, même si certains le voient comme une machine à succès rodée et réchauffée. Pour les autres, grâce à tous les bloggeurs que je suis, je diversifie mon panel, ayant ainsi découvert Claire Favan, Olivier Norek, Patrick Bauwen, Barbara Abel, Nicolas Feuz, Sandrine Colette, Jérôme Loubry, et j’en oublie tellement ! Des découvertes que, sans le blog, je n’aurais jamais faites !

 

  • Quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Dans un style d’une futilité exaspérante, j’adore me peinturlurer les ongles ! Mais hormis la lecture, j’adore passer du temps en famille ! Chasse aux œufs et goûter de Pâques, déjeuner de Saint-Nicolas, autant de rendez-vous incontournables durant lesquels je réunis toute la famille, et grands et petits s’amusent et finissent par attendre ces rendez-vous avec impatience. Dans ces cas-là, je me transforme en Bree Van de Kamp le temps de la préparation pour ensuite devenir Lynette Scavo quand tout le monde est réuni. Carpe Diem ! 😊

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Tout d’abord un immense merci à toi, Steve, pour cette mise à l’honneur qui me touche énormément, et ensuite un autre immense merci à cette communauté de bloggeurs littéraires ou passion, échange et respect sont les maîtres-mots.

 

Merci à Nathalie de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. J’espère que cet échange vous a plu. A très vite.

Voici l’adresse de son blog : https://lecturesdudimanche.com/

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