Entretien avec Anaïs du blog Anaïs Serial Lectrice

Je continue cette nouvelle série d’entretien avec Anaïs du blog Anaïs Serial Lectrice.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour. Je m’appelle Anaïs, j’ai 31 ans, et je vis dans la région Grand Est. Je suis blogueuse littéraire depuis un peu plus de deux ans.

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Ma mère m’a trouvée un jour en train de lire en cachette dans la maison, alors qu’elle m’avait appelée plusieurs fois car c’était l’heure d’aller à l’école. Quand je lui ai dit que je ne pourrais pas me rendre à l’école ce jour-là car j’étais en train de lire, je me suis prise une sacrée engueulade. J’avais 5 ans, j’étais en dernière section de maternelle, et il semblerait que j’ai appris à lire toute seule… Je n’ai plus aucun souvenir de cette scène mais elle me l’a répétée tant de fois que je la connais par cœur. Ma mère a toujours lu avec moi, et je ne sais pas comment c’est venu, mais j’ai effectivement appris à lire toute seule à l’âge de 5 ans.
Mes souvenirs d’enfance autour de la lecture résident dans des lectures de Chair de poule, de Fantômettes, visiblement j’aimais déjà la littérature noire à l’époque ! Tintin a également tenu une place très importante dans ma vie, encore à l’heure actuelle d’ailleurs. Je n’avais pas énormément de livres chez moi à l’époque, on vivait en rase campagne, pas de bibliothèque à part celle de l’école, pas de grand supermarché et encore moins de librairie. J’ai beaucoup relu les livres que j’avais à l’époque.

 

  • Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

J’ai créé mon blog en juin 2016, après avoir créé mon Instagram lecture en janvier de la même année. Ca a été compliqué à trouver un pseudo original et qui sortait de l’ordinaire, je suis allée à la solution de facilité en prenant mon prénom et en associant le terme serial lectrice. C’est un peu un clin d’œil au fait que je ne lis que du thriller et du polar, et par définition un serial killer est quelqu’un qui a tué plusieurs personnes. J’ai un rythme de lecture assez important, je « tue » beaucoup de livres chaque année, et du coup j’ai fait l’association des deux.

 

  • Qu’est ce qui t’a motivé a créé ton blog Anaïs Serial Lectrice ?

Je suis la seule lectrice de mon entourage et j’ai eu envie de partager ça avec d’autres. Qu’est-ce qu’il reste, finalement, quand on a terminé un bouquin ? Et bien pas grand-chose en fait, car on enchaîne avec d’autres derrière et on en arrive à les oublier. Avec le blog, je garde une trace de mes lectures, de mon ressenti, et ça me permet d’échanger avec d’autres lecteurs.

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

Hmmmm je crois que je préfère ne pas compter. Il y a le blog, mais il y a aussi les réseaux associés : je tiens une page Facebook, un Twitter, un Instagram qui tourne pas trop mal, je rédige des chroniques assez longues en général, je fais mes photos moi-même avec mon appareil photo, j’essaie de répondre à tous les commentaires dans un délai raisonnable… Récemment j’avais plusieurs articles en retard, plusieurs jours sans répondre à qui que ce soit, j’ai passé 7h d’affilé à gérer tout ça… Non-stop… C’est énorme et en même temps je n’ai rien vu passer, c’est un plaisir pour moi et le jour où ça deviendra une contrainte, j’arrêterai. De tête, si je devais donner un chiffre, pour la gestion de tout ça, je dirais une vingtaine d’heures par semaine. En plus de mon travail à temps plein car je précise que je bosse à temps plein, dans un milieu totalement différent du milieu littéraire. Je gère donc mon blog le soir et les week-ends.

 

  • As-tu déjà eu l’envie d’écrire toi-même un roman ?

Absolument pas ! Je n’ai aucune imagination, écrire une histoire me semble trop complexe pour moi. Je suis d’un naturel très angoissé et franchement je pense que je finirais droguée ou alcoolique si je m’y mettais. C’est trop de travail, trop de stress pour moi, je préfère laisser faire ceux qui savent.
Comme je le dis régulièrement, c’est naturel chez moi de décortiquer un texte pour en parler, j’ai suivi logiquement un cursus littéraire en études supérieures, donc je sais analyser un texte (bien que j’essaie de sortir du cadre de l’analyse de texte au risque de devenir profondément chiante dans mes chroniques). Mais écrire un livre nécessite une imagination que je ne pense pas avoir.

 

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Ouahou… La question difficile !
Je dirais, en auteur islandais Arnaldur Indridason, Ragnar Jonasson (j’aime beaucoup les thrillers nordiques et plus particulièrement les islandais).
En auteurs français ils sont nombreux : Mattias Köping qui a fait une entrée absolument fracassante dans l’univers du thriller en l’espace de deux parutions, Franck Thilliez que je suis depuis une dizaine d’année et qui sait toujours se renouveler, Jacques Expert, Ghislain Gilberti parce qu’il écrit de putains de bons thrillers qui prennent aux tripes… Il y en a tellement !

 

  • Quelles sont tes autres passions ?

Le voyage, c’est l’élément moteur de ma vie, celui qui me fait me lever tous les matins pour aller bosser. Je suis une passionnée de l’Islande, je suis tombée amoureuse de ce pays après trois voyages sur place.
J’aime bien la pâtisserie aussi, je préfère d’ailleurs la faire que la manger. Et puis la musique métal, avec en tête Iron Maiden, ma crème de la crème !

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Merci de m’avoir accordée cette mise en lumière sur ton blog, et merci à tous de m’avoir lue jusqu’au bout.

 

Merci à Anaïs de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. J’espère que cet échange vous a plu.

Voici l’adresse de son blog. https://anaisseriallectrice.com/

 

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Entretien avec Patrick Bauwen – Monster

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 Quel est votre premier souvenir avec le monde du polar ?

Les enquêtes du Club des Cinq, ou Les conquérants de l’impossible. Ces « polars » de la collection Bibliothèque Verte ont bercé mon enfance. Ils m’ont fait comprendre une chose essentielle : quelle que soit l’histoire, il existe un moteur fondamental pour le lecteur : le mystère.

 

● D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

Pendant la lecture du roman « Ne le dis à personne » d’Harlan Coben. Pour la première fois, je lisais un polar dont le héros n’était ni flic, ni détective, mais médecin comme moi. Je me suis dit « ça, j’en connais les ressorts, je peux les exploiter » et hop, en avant !

 

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre roman « Monster » ?

D’une rencontre personnelle avec un criminel. Assez proche de la rencontre que je décris au début du livre. Si, en tant que médecin, vous développez une relation avec un tueur, il y a des chances pour que des choses dangereuses se produisent. Et c’est exactement ce qui arrive dans l’histoire.

 

● Parlez-nous un peu du médecin Paul Becker comment il a pris forme ?

Paul Becker a pris forme d’une façon très simple : c’est moi. Ses pensées, ses réflexes, sa famille, ses bons et ses mauvais côtés… Pourquoi pensez-vous que nous partageons les mêmes initiales, héhé ?

 

● Vous avez parfaitement bien décrit les lieux, vous êtes-vous rendu sur place ?

Je me rends toujours sur les lieux de mes histoires. L’enquête préliminaire fait partie de la conception du livre. Pour Monster, j’ai travaillé pendant 3 mois « en shadow » avec un médecin de Naples, Floride, au sein de sa consultation. J’en parle d’ailleurs dans les remerciements. Tout comme les anecdotes et les lieux, beaucoup de mes personnages sont réels, et figurent souvent sous leur vrai nom. C’est le cas de la médecin légiste de Monster, par exemple. Mais aussi de certains flics, comme Cameron Cole, qui est un second rôle récurent dans mes livres.

 

● Etes-vous un grand lecteur et si oui qui vous a inspiré ?

Je lis beaucoup, constamment, un peu partout, soit des livres papiers, soit sous forme numérique. Mon inspiration principale, même si c’est un lieu commun, provient des bouquins de Stephen King. C’est un rituel. Je lis toujours quelques-unes de ses pages, souvent dans le désordre, prises au hasard dans l’un de ses livres. Il y a toujours un King dans mon environnement immédiat. Disons que c’est une sorte de thérapie anxiolytique pour moi.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Si vous avez apprécié Monster, alors je vous recommande de tenter ma nouvelle trilogie : Le Jour du Chien, La Nuit de l’Ogre, et le tome 3, à paraître en 2019. L’ambiance est très proche de celle de Monster : résolument sombre. Vous y découvrirez un personnage très proche de Paul Becker, face à un adversaire hors du commun : le Chien, un criminel mystérieux, doté d’une double identité. Frayeurs et coup de théâtre garantis !

Lien vers ma chronique de Monster

Je tiens à remercier Patrick Bauwen d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur très talentueux et très drôle.

 

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Biographie de Patrick Bauwen

Patrick Bauwen nom de plume de Patrick Bousquet, né le 13 novembre 1968 à Aix-en-Provence, est un romancier français spécialisé dans le roman policier. Il dirige un service d’urgence dans un hôpital de la région parisienne. Il partage sa vie entre ses deux passions : l’écriture et la médecine d’urgence. L’Œil de Caine (2007, 40.000 exemplaires vendus en librairie) a obtenu le prix Polar des lecteurs du Livre de Poche et le Prix Carrefour du 1er roman, Monster (2009), le prix Maison de la Presse, et Seul à savoir (2010) a reçu le prix Littré. Le jour du Chien (2017) a reçu le prix polar Babelio.

Entretien avec Jérôme Loubry – Les chiens de Détroit

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● Quel est votre premier souvenir avec le monde du polar ?

Je devais avoir 13 ans, un livre de Mary Higgins Clark dont j’ai oublié le titre.

 

● D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

Tardivement. J’ai d’abord commencé par des nouvelles. Puis, suite à une mauvaise lecture d’un auteur dont je tairai le nom, je me suis lancé le défi (puisque je me permettais de critiquer cet auteur) d’écrire un thriller. J’ai alors adoré le fait de perdre le lecteur dans les méandres d’une énigme, le balader de questionnement en questionnement, lui faire « peur ». Écrire un thriller est une gymnastique intellectuelle : il faut perdre le lecteur tout en le dirigeant, morceler les révélations, structurer le récit pour que le suspens avance crescendo… C’est excitant et vivifiant d’être le « maître de jeu » comme dans ces jeux de rôles que je pratiquais enfant.

 

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre roman « Les chiens de Détroit » ?

Imaginez que vous receviez une carte postale. Sur cette carte postale, une image, un décor d’où ressortent des sensations et de ces sensations des personnages. C’est ainsi que naissent mes romans. Par une image. Furtive ou insistante, elle s’impose à moi et me livre la base du roman. Ensuite, je me laisse porter par l’écriture.

 

● Parlez-nous un peu de vos personnages, comment Stan, Sarah et le Géant de brume ont-ils pris forme ?

Tous les trois étaient présents sur cette carte postale. Leurs traits étaient grossiers, flous, mais ils furent les premières certitudes, tout comme cette maison présente sur la couverte du livre. À partir de là, je les ai « vécus », je me suis mis dans leur peau, avec mon propre vécu, avec ma sensibilité, avec mes envies. Puis, à un certain moment de l’écriture, je les ai laissés se promener seuls dans Détroit, ils se sont mis à écrire leur propre existence. C’est la magie de l’écriture, le sentiment de devenir un instant le témoin de l’histoire et non plus le créateur.

 

● Vous avez merveilleusement bien décrit la ville de Détroit, vous êtes-vous rendu sur place ? 

J’y suis passé il y a très longtemps, mais pas suffisamment pour me nourrir de ces souvenirs. Ce qui m’a le plus inspiré ce sont les images. Ces maisons vides, ces rues dévastées… Je me suis alors promené dans la nostalgie de ces endroits, j’ai touché le bitume meurtri, j’ai écouté le silence d’une maison abandonnée…

 

● Êtes-vous un grand lecteur et si oui qui vous a inspiré ?

Lire est une nécessité. Si je me couche sans avoir lu une seule ligne, je me sens sale, physiquement. C’est une sensation étrange, mais que je ne voudrais perdre à aucun prix. Mes inspirations sont diverses, très peu de polars, mais elles peuvent tout aussi bien provenir de la poésie, du théâtre ou du roman. L’étranger est le livre que j’emporterais sur une île déserte. Et, en deuxième choix, le siècle des intellectuels de Michel Winock. Bukowski et la bible également…

 

Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Merci à vous, tout d’abord. Merci aux lecteurs et aux lectrices de me permettre de vivre mon rêve, celui d’un gosse de neuf ans qui, pour Noël, avait demandé une machine à écrire pour taper une histoire comme dans les vrais livres. Merci à Caroline Lépée d’avoir répondu à un mail que j’avais envoyé simplement pour aller au bout du processus d’écriture (et sous la pression de mes amis).

Donc, sans hésitation, le mot final est celui-ci : MERCI !

Lien vers ma chronique Les chiens de Détroit

Je tiens à remercier Jérôme Loubry d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur très talentueux et très sympathique.

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Biographie de Jérôme Loubry

Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. En 2017, il publie son premier roman, « Les chiens de Détroit », en numérique aux Éditions de l’épée, en papier aux Éditions Calmann-Lévy. « Le douzième chapitre », son deuxième thriller, est paru en 2018. Il vit à Valensole dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Entretien avec Claire Favan – Le tueur intime

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● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Je lis depuis toujours, alors évoquer mon premier souvenir… difficile.
Je vais plutôt évoquer mes chocs de lecture, ceux qui ont marqué des tournants ou des révolutions dans ma vie de lectrice : ça de Stephen King, fête fatale de William Katz, l’aliéniste de Caleb Carr, La trilogie du mal de Maxime Chattam, séquestrée et après la nuit de Chevy Stevens, le sang du monstre d’Ali Land…

 

D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

J’aime les livres choc qui laissent des traces, ceux dont on se souvient parce qu’ils nous ont secoués, fait réfléchir, grincer des dents. J’écrivais d’autres types de livres (non publiés) jusqu’au jour où je me suis dit que je pourrais écrire un thriller. Avec mon regard et mes attentes de lectrice, j’ai donc décidé d’écrire le livre que j’aurais aimé lire.

 

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre roman « Le tueur intime » ?

Le tueur intime est né de l’envie de travailler sur la disparition d’un homme, tueur en série, et de la réaction de sa femme, tiraillée entre soulagement, peur qu’il revienne et traumatisme. Seulement pour pouvoir aborder leur relation, j’ai voulu creuser jusqu’à la genèse du tueur et leur rencontre. Cela me permettait en même temps de décrire la construction du tueur, ses différentes phases, ses mutations… Bref de répondre à mes interrogations de lectrice.

 

● Comment vos personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement Will Edwards, Samantha et RJ ?

Une fois que j’ai l’idée du livre, les personnages sont déjà là. Ils commencent à rôder autour de moi, à s’infiltrer dans mes pensées et à prendre corps. Quand je rédige mon plan, les personnages ont des pages de descriptions spécifiques pour leur aspect physique, leurs traits de caractère, leur passé, leur façon de réagir, bref tout ce qui en fait des êtres cohérents et qui pourraient nous ressembler.

 

● Etes-vous une grande lectrice et si oui avez-vous des modèles ?

Bien sûr. Avec mes deux heures de trajet par jour, je lis environ un livre par semaine. J’ai une PAL de dingue, comme à peu près tous les gens que je fréquente virtuellement sur Facebook ! 😉 Ce qui ne m’empêche pas de sauter sur des livres à chaque fois que j’entre dans une librairie. Plutôt que de parler de modèles (que j’ai cité plus haut), je vais évoquer ce qui m’anime. Je pense que tout a été écrit, surtout sur le thème des tueurs en série. Et que seule la façon de traiter le sujet, ce qu’on y apporte, l’angle que l’on adopte fait la différence pour le lecteur.

 

● Quand vous commencez à écrire un roman, le dénouement est-il déjà fixé ou est-ce qu’il vient au courant de l’écriture ?

J’écris un plan qui va de la première à la dernière scène. Bien sûr, si je fais des découvertes en cours d’écriture, je les intègre à mon histoire, mais l’essentiel est calé dès le départ.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Le tueur intime est mon premier roman, celui avec lequel j’aurai toujours un lien particulier. Depuis, six autres ouvrages ont été publiés dans lesquels j’explore, plus ou moins au premier plan, d’autres esprits de tueurs en série. Alors n’hésitez pas à les découvrir !

Lien vers ma chronique Le Tueur intime

Je tiens à remercier Claire Favan d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette romancière très talentueuse.

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Biographie de Claire Favan

Née à Paris en 1976, Claire Favan travaille dans la finance et écrit sur son temps libre. Son premier thriller, Le Tueur intime, a reçu le Prix VSD du Polar 2010, le Prix Sang pour Sang Polar en 2011 et la Plume d’or 2014 catégorie nouvelle plume sur le site Plume Libre. Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards. Après les succès remarqués d’Apnée noire et de Miettes de sang, Claire Favan a durablement marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016, et Dompteur d’anges. Son dernier roman, Inexorable, marque un tournant plus intimiste, en mettant en scène un enfant broyé par la société. 

Entretien avec Anthony du blog Les livres de k79

Je me suis dit, vu que je donne la parole à des auteurs, pourquoi ne pas le faire avec des blogueurs/blogueuses. Du coup je continue cette nouvelle série avec Anthony du blog Les livres de k79.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Anthony et je viens d’avoir 39 ans ( je ne les fais pas ! ). J’habite dans le sud de Clermont-Ferrand. Dans la vie, je suis commercial dans l’emballage industriel. Je sais, ça ne fait pas rêver. Heureusement il y a la lecture pour ça !

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Lorsque j’étais adolescent, je n’aimais pas lire. Les lectures proposées à l’école ne m’emballaient pas vraiment. Jusqu’au jour où je suis tombé sur mon premier Stephen King. Et là, j’ai compris que la lecture pouvait être un véritable plaisir.

  • Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

Mon blog existe depuis 2011 mais il était sous une autre forme. Sur cette plateforme, il existe depuis 2015 ! « K79 » est un diminutif de Killing79. L’origine de ce surnom est ancien et flou. Il vient d’une chanson d’un groupe de rock (Rage Against The Machine) que j’adore et que j’avais vu en concert. En rentrant de l’énorme spectacle, j’avais pris cet identifiant et je l’ai gardé depuis…

  • Qu’est ce qui t’a motivé a créé ton blog Les livres de k79 ?

Dans un premier temps, j’ai créé ce blog pour garder une trace de l’ensemble de mes lectures. Comme je suis assez collectionneur, je voulais avoir un suivi de tout ce que j’avais lu. Mais ensuite, je me suis pris au jeu quand j’ai découvert que le blog pouvait aussi être un moyen d’échanger avec les autres sur cette passion commune. Et depuis, je suis accroc !

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

Environ 3-4 heures par semaine. Mais ce temps est variable en fonction de mes obligations personnelles et professionnelles.

  • Quels sont tes goûts en matière de littérature ? Plutôt littérature blanche ou noir ?

Je suis assez ouvert dans mes lectures. Même s’il est vrai que je suis plus attiré par les romans noirs et les polars, j’aime entrecouper de littérature blanche. D’ailleurs, j’essaye au maximum de varier ma liste de lecture pour ne pas me lasser. Par contre, je suis peu sensible à la Fantasy, la SF ou les romances…

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Je n’ai pas réellement d’auteurs préférés. Il y a un certain nombre d’auteurs/trices que je suis et qui ne me déçoivent jamais. Mais la liste serait trop longue. Allez, juste pour donner un avant-goût pas du tout exhaustif: Stephen King, Michael Connelly, Dennis Lehane, Jo Nesbo, Sorj Chalandon, Jérôme Ferrari, Paul Auster, Caryl Ferey, Donato Carrisi, Ken Follett, Donald Ray Pollock, Ron Rash et les auteurs de thrillers français…

  • Quelles sont tes autres passions ?

En dehors de cette passion, je suis un mec basique, presque caricatural. J’aime le foot (supporter de l’Olympique Lyonnais) et le sport en général. Pour garder un semblant de forme, je pratique la course à pied et je m’entretiens. Autrement, j’aime le cinéma et les séries…rien d’original !

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Je m’épanouis complètement dans le monde la lecture. Grâce à la blogosphère, cette passion a pris une autre dimension. Je peux aujourd’hui échanger avec des passionnés comme toi et c’est un bonheur quotidien.

 

Merci à Anthony de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. J’espère que cet échange vous a plu.

Voici l’adresse de son blog. https://leslivresdek79.wordpress.com/

 

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