Entretien avec Claire Favan – Le tueur intime

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● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Je lis depuis toujours, alors évoquer mon premier souvenir… difficile.
Je vais plutôt évoquer mes chocs de lecture, ceux qui ont marqué des tournants ou des révolutions dans ma vie de lectrice : ça de Stephen King, fête fatale de William Katz, l’aliéniste de Caleb Carr, La trilogie du mal de Maxime Chattam, séquestrée et après la nuit de Chevy Stevens, le sang du monstre d’Ali Land…

 

D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

J’aime les livres choc qui laissent des traces, ceux dont on se souvient parce qu’ils nous ont secoués, fait réfléchir, grincer des dents. J’écrivais d’autres types de livres (non publiés) jusqu’au jour où je me suis dit que je pourrais écrire un thriller. Avec mon regard et mes attentes de lectrice, j’ai donc décidé d’écrire le livre que j’aurais aimé lire.

 

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre roman « Le tueur intime » ?

Le tueur intime est né de l’envie de travailler sur la disparition d’un homme, tueur en série, et de la réaction de sa femme, tiraillée entre soulagement, peur qu’il revienne et traumatisme. Seulement pour pouvoir aborder leur relation, j’ai voulu creuser jusqu’à la genèse du tueur et leur rencontre. Cela me permettait en même temps de décrire la construction du tueur, ses différentes phases, ses mutations… Bref de répondre à mes interrogations de lectrice.

 

● Comment vos personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement Will Edwards, Samantha et RJ ?

Une fois que j’ai l’idée du livre, les personnages sont déjà là. Ils commencent à rôder autour de moi, à s’infiltrer dans mes pensées et à prendre corps. Quand je rédige mon plan, les personnages ont des pages de descriptions spécifiques pour leur aspect physique, leurs traits de caractère, leur passé, leur façon de réagir, bref tout ce qui en fait des êtres cohérents et qui pourraient nous ressembler.

 

● Etes-vous une grande lectrice et si oui avez-vous des modèles ?

Bien sûr. Avec mes deux heures de trajet par jour, je lis environ un livre par semaine. J’ai une PAL de dingue, comme à peu près tous les gens que je fréquente virtuellement sur Facebook ! 😉 Ce qui ne m’empêche pas de sauter sur des livres à chaque fois que j’entre dans une librairie. Plutôt que de parler de modèles (que j’ai cité plus haut), je vais évoquer ce qui m’anime. Je pense que tout a été écrit, surtout sur le thème des tueurs en série. Et que seule la façon de traiter le sujet, ce qu’on y apporte, l’angle que l’on adopte fait la différence pour le lecteur.

 

● Quand vous commencez à écrire un roman, le dénouement est-il déjà fixé ou est-ce qu’il vient au courant de l’écriture ?

J’écris un plan qui va de la première à la dernière scène. Bien sûr, si je fais des découvertes en cours d’écriture, je les intègre à mon histoire, mais l’essentiel est calé dès le départ.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Le tueur intime est mon premier roman, celui avec lequel j’aurai toujours un lien particulier. Depuis, six autres ouvrages ont été publiés dans lesquels j’explore, plus ou moins au premier plan, d’autres esprits de tueurs en série. Alors n’hésitez pas à les découvrir !

Lien vers ma chronique Le Tueur intime

Je tiens à remercier Claire Favan d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette romancière très talentueuse.

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Biographie de Claire Favan

Née à Paris en 1976, Claire Favan travaille dans la finance et écrit sur son temps libre. Son premier thriller, Le Tueur intime, a reçu le Prix VSD du Polar 2010, le Prix Sang pour Sang Polar en 2011 et la Plume d’or 2014 catégorie nouvelle plume sur le site Plume Libre. Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards. Après les succès remarqués d’Apnée noire et de Miettes de sang, Claire Favan a durablement marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016, et Dompteur d’anges. Son dernier roman, Inexorable, marque un tournant plus intimiste, en mettant en scène un enfant broyé par la société. 

Entretien avec Anthony du blog Les livres de k79

Je me suis dit, vu que je donne la parole à des auteurs, pourquoi ne pas le faire avec des blogueurs/blogueuses. Du coup je continue cette nouvelle série avec Anthony du blog Les livres de k79.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Anthony et je viens d’avoir 39 ans ( je ne les fais pas ! ). J’habite dans le sud de Clermont-Ferrand. Dans la vie, je suis commercial dans l’emballage industriel. Je sais, ça ne fait pas rêver. Heureusement il y a la lecture pour ça !

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Lorsque j’étais adolescent, je n’aimais pas lire. Les lectures proposées à l’école ne m’emballaient pas vraiment. Jusqu’au jour où je suis tombé sur mon premier Stephen King. Et là, j’ai compris que la lecture pouvait être un véritable plaisir.

  • Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

Mon blog existe depuis 2011 mais il était sous une autre forme. Sur cette plateforme, il existe depuis 2015 ! « K79 » est un diminutif de Killing79. L’origine de ce surnom est ancien et flou. Il vient d’une chanson d’un groupe de rock (Rage Against The Machine) que j’adore et que j’avais vu en concert. En rentrant de l’énorme spectacle, j’avais pris cet identifiant et je l’ai gardé depuis…

  • Qu’est ce qui t’a motivé a créé ton blog Les livres de k79 ?

Dans un premier temps, j’ai créé ce blog pour garder une trace de l’ensemble de mes lectures. Comme je suis assez collectionneur, je voulais avoir un suivi de tout ce que j’avais lu. Mais ensuite, je me suis pris au jeu quand j’ai découvert que le blog pouvait aussi être un moyen d’échanger avec les autres sur cette passion commune. Et depuis, je suis accroc !

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

Environ 3-4 heures par semaine. Mais ce temps est variable en fonction de mes obligations personnelles et professionnelles.

  • Quels sont tes goûts en matière de littérature ? Plutôt littérature blanche ou noir ?

Je suis assez ouvert dans mes lectures. Même s’il est vrai que je suis plus attiré par les romans noirs et les polars, j’aime entrecouper de littérature blanche. D’ailleurs, j’essaye au maximum de varier ma liste de lecture pour ne pas me lasser. Par contre, je suis peu sensible à la Fantasy, la SF ou les romances…

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Je n’ai pas réellement d’auteurs préférés. Il y a un certain nombre d’auteurs/trices que je suis et qui ne me déçoivent jamais. Mais la liste serait trop longue. Allez, juste pour donner un avant-goût pas du tout exhaustif: Stephen King, Michael Connelly, Dennis Lehane, Jo Nesbo, Sorj Chalandon, Jérôme Ferrari, Paul Auster, Caryl Ferey, Donato Carrisi, Ken Follett, Donald Ray Pollock, Ron Rash et les auteurs de thrillers français…

  • Quelles sont tes autres passions ?

En dehors de cette passion, je suis un mec basique, presque caricatural. J’aime le foot (supporter de l’Olympique Lyonnais) et le sport en général. Pour garder un semblant de forme, je pratique la course à pied et je m’entretiens. Autrement, j’aime le cinéma et les séries…rien d’original !

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Je m’épanouis complètement dans le monde la lecture. Grâce à la blogosphère, cette passion a pris une autre dimension. Je peux aujourd’hui échanger avec des passionnés comme toi et c’est un bonheur quotidien.

 

Merci à Anthony de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. J’espère que cet échange vous a plu.

Voici l’adresse de son blog. https://leslivresdek79.wordpress.com/

 

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Entretien avec Niko Tackian – Toxique

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Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Du livre ou du roman… mon premier souvenir dans le monde du livre c’est Patrick Manoukian (Ian Manook) face à moi dans un bureau. J’avais 23 ans, il était éditeur et il s’enthousiasmait autour de Relais&Mago ma toute première BD publié par les éditions Semic. Il n’a jamais arrêté d’être cette présence bienveillante depuis.
Dans le roman c’est le sourire de Jacques Saussey et le rire de Claire Favan, les deux premiers « vrais auteurs » de polar qui m’ont accueilli à mon tout premier festival de Cognac en 2014. J’étais un gamin dans le monde du livre, un débutant et ils m’ont donné les clés et le « la » de cette famille du polar à laquelle je tiens tellement maintenant.

D’où vous est venue l’envie d’écrire des thrillers ?

J’en écris depuis très longtemps. Je pense que c’est la tension inhérente à ce genre qui m’excite. J’aime que les choses avancent, et c’est un genre résolument actif.

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre roman « Toxique » ? 

J’ai couché les premiers mots du livre un soir de novembre 2015 lorsque la vie parisienne était encore insouciante. Et puis il y a eu le fracas des armes lourdes sur les corps lors des attentats de cette horrible nuit du 13 novembre. Moi, j’étais à l’abri avec mes enfants, mais ceux que j’aime se trouvaient au cœur de l’horreur. Le lendemain matin, le soleil s’est levé sur Paris, mais une sensation étrange et irréversible d’insécurité, une amertume tenace nous a tous pris à la gorge. C’est dans ces cendres qu’une partie du personnage de Tomar Khan est né et j’ai décidé de lancer l’action du roman au lendemain des attentats, dans un Paris meurtri, mais en résistance.

● Comment vos personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement le commandant Tomar Khan ?

Mes personnages prennent vie progressivement. Ils sont comme une silhouette dans la brume : ils existent déjà mais je dois faire l’effort de me rapprocher d’eux pour les apercevoir tels qu’ils sont réellement.
« Fluctuat nec mergitur », flotte, mais jamais ne sombre, la devise de Paris, correspond bien à Tomar, ballotté par son passé et ses enquêtes, mais trouvant la force de lutter pour que la vérité éclate.

● Etes-vous un grand lecteur et si oui avez-vous des modèles ?

Je ne suis plus vraiment un grand lecteur car avec mon activité de scénariste et de romancier, je passe un temps infini à lire mes textes ! Du coup quand j’ai du temps libre je me tourne vers d’autres supports, je me nourris différemment. Maintenant, je le dis souvent si j’avais un modèle ce serait Stephen King car je me sens raconteur d’histoire dans l’âme et je pense que c’est un maître en la matière.

● Prenez-vous un plaisir particulier à créer un personnage récurrent ? 

Bien sûr ! ça me vient également de mon travail sur les séries. Créer un personnage récurrent c’est créer une arche de personnage. C’est en quelques sortes pouvoir lui faire vivre une vie bien au-delà d’un simple roman. Dans chaque enquête, Tomar et les autres personnages évoluent comme nous le faisons toutes et tous. Et forcément, il se calque parfois sur ma propre évolution.

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Et bien j’aimerai préciser que mon nouveau roman « Avalanche Hôtel » sera disponible le 3 janvier en librairie. Mais je vous préviens, si vous lisez les deux premiers paragraphes, vous ne pourrez plus le lâcher jusqu’à la fin et vous allez avoir froid… très froid.

Lien vers ma chronique de Toxique

Je tiens à remercier Niko Tackian d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir son roman.

 

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Biographie de Niko Tackian

Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série ALEX HUGO pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Il est également le créateur des enquêtes de Tomar Khan, publiées chez Calmann-Lévy (Toxique, 2017 ; Fantazmë, 2018).

Entretien avec Valérie du blog Sangpages

Je me suis dit, vu que je donne la parole à des auteurs, pourquoi ne pas le faire avec des blogueurs/blogueuses. Du coup on débute cette nouvelle série avec Valérie du blog Sangpages. C’est une blogueuse qui nous vient tout droit de Suisse Romande.

  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Technicienne en médecine légale de formation, les aléas de la vie m’ont détournée de cette profession à mon plus grand regret. Sans doute la plus grande frustration de ma vie…

J’ai vécu 5 ans aux Etats-Unis, dans la banlieue de Los Angeles. D’ailleurs, ma fille, Elisa, y est née. Puis 2 ans à Francfort où mon fils, Nicolas, est né.
Des expériences enrichissantes qui n’ont pas toujours été faciles. J’ai découvert des cultures, une autre façon de voir. Suis revenue bilingue (l’anglais hein ! Parce que l’allemand, je ne suis toujours pas copine avec). Ce fut des années à la fois géniales et à la fois difficiles, surtout en Allemagne.
Un mari sur lequel je ne vais pas m’étaler ici… La plupart du temps, seule avec mes deux loustics, un fils avec des gros problèmes de santé…Autant dire que ces années sont à marquer d’une grande croix noire.

Un retour en Suisse, un divorce, une nouvelle vie avec mes enfants.
J’ai travaillé quelques années dans l’import-export comme chef de projet dans une grande multinationale mais j’ai posé les plaques, comme on dit chez moi. Pas du tout en accord avec ma conscience et à la limite du burnout.

Remariée depuis quelques années, je gère, aujourd’hui, avec mon mari une entreprise de réparation et restauration de voitures anciennes et de collection. On rame un peu mais on s’éclate bien avec tous ces bolides !

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

La lecture fait partie de ma vie depuis toujours. Dès l’âge de 4 ans, j’ai passé de nombreuses heures à la bibliothèque et recevais systématiquement des livres en cadeau pour mon anniversaire ou pour Noël. J’ai tout dévoré de Oui-oui à Jojo lapin puis le Club des cinq, Fantômette, Alice… (Le thriller me faisait déjà de l’œil).

Je lisais tout ce qui me passait sous la main. Au point qu’à 12 ans, ma grand-mère est intervenue auprès de la bibliothécaire pour que, malgré mon âge, j’aie le droit de passer à la section adulte… Je suis devenue, ce qui n’était pas une évidence à cette époque, la seule enfant avec une carte de bibliothèque adulte. Je crois que je n’ai jamais été aussi fière !

 

  • Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

J’ai créé mon blog en 2015. Je cherchais un nom qui ait bien sûr un lien avec le noir, le polar et c’est venu un peu paf bing, comme une évidence et j’avoue en être assez fière.

 

  • Qu’est ce qui t’a motivé a créé ton blog Sangpages ?

J’étais dans une période un peu particulière. Très active. En plus de mon job, je peignais, créais des bijoux et toutes sortes d’objets que je vendais au travers de boutiques et sur les marchés. La lecture était toujours omniprésente mais en second plan. Bien évidemment du noir toujours et encore. Et puis bing, la claque… Des problèmes de santé qui me forcent à cesser mon activité d’artisan et me limitent dans une activité professionnelle. Je dois me poser plus, ce qui est inconcevable pour moi. La lecture devient, alors, ma bouée de sauvetage et me permet d’avoir l’impression de faire quelque chose en me posant. Je découvre les groupes de lecture sur FB, donne des avis qui disparaissent dans les abysses du net et je me suis dis que c’est stupide. J’ai envie que ces avis restent quelque part, que ce soit une sorte d’historique de toutes mes lectures. Envie d’écrire. Envie de faire quelque chose pour moi, à MOI.

Je crée Sangpages sans imaginer quoi que ce soit, sans chercher quelque chose, sans aucune attente, juste pour le fun, juste pour moi.

Je me suis, cependant, très vite rendue compte que cela me permettait de partager ma passion et me suis prise au jeu. Jamais je n’ai pensé que cela me conduirait quelque part, en tout cas pas où j’en suis maintenant. Jamais je n’ai imaginé que ça allait m’apporter tant de rencontres fabuleuses que ce soit d’auteurs, de blogueurs ou de lecteurs. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir une vraie famille, un truc à moi et ce blog est devenu tout simplement vital.

Je suis d’autant plus heureuse que désormais, ma fille, partage cette passion avec moi. Vais voir pour faire un document pour l’héritage…

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

Difficile à dire. Cela dépend des semaines ou des jours. Entre la gestion du blog et des réseaux sociaux, j’arrive, je pense, facilement à une moyenne de 2h par jour.

 

  • As-tu déjà eu l’envie d’écrire toi-même un roman ?

Oui ça me titille depuis longtemps. J’ai écrit, d’ailleurs, un livre quand j’avais 13-14 ans mais chuttt faut le dire à personne… J’ai commencé un atelier d’écriture lundi dernier… on verra bien si quelque chose prend forme un jour ou l’autre…

Je dois avouer avoir très très peu confiance en moi et depuis que je travaille à des relectures ou en coaching avec des auteurs, ça ne s’est pas amélioré ! Cela m’a fait me rendre compte de la charge titanesque que cela représente… Et du coup, l’impression que jamais je n’en serai capable !

 

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Patrick Senécal est mon dieu littéraire mais ça, à force que je le répète, tout le monde le sait ! Pour les autres, la liste serait bien trop longue et je suis sûre que j’en oublierai. Je vais donc m’arrêter là !

 

  • Quelles sont tes autres passions ?

Le monde de l’édition en général, la cuisine, les séries TV, les animaux, la voiture de collection. Tout ce que je peux prendre de la vie mais aussi ce que je peux donner de mon côté. Ouais c’est une passion le bonheur non ?

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Merci à toi Steve de me donner la parole. Pas toujours facile de parler de soi, de se livrer (Trop beau le jeu de mot) et j’ai essayé de le faire avec la plus grande sincérité.

 

Merci à Valérie de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions.  J’espère que cet échange vous a plu.

Voici l’adresse de son blog. https://sangpages.com/

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Entretien avec Nicolas Lebel – De cauchemar et de feu

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1) Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Je suis Nicolas Lebel, mammifère carnivore, amateur de Côte du Rhône septentrional et de whisky Islay, globe-trotter quand je suis en fonds, sédentaire quand la flemme me taquine. J’ai publié à ce jour quatre romans policiers.

2) Quel est l’écrivain qui a fait de vous un écrivain ?

J’admire de nombreux auteurs devenus classiques. J’ai été façonné par nombre d’entre eux. J’aime Shakespeare, Faulkner, Hugo, Maupassant, Baudelaire, Eco… Ils sont très nombreux. Comment en choisir un ? Comment ne pas blesser les autres ? Je pense à Goethe en particulier qui est très rancunier…

3) Votre dernier roman « De Cauchemar et de feu » parle en partie de politique et de religion, quels messages voulez-vous faire passer ?

Je préfère ne pas avoir à expliquer les messages. On aura compris que je travaille sur la radicalisation et le terrorisme dans ce roman. On y rencontre un jeune homme fragile qui, sous la houlette d’un religieux, se radicalise et finit par poser des bombes. Une histoire d’une sordide banalité aujourd’hui si ce n’est que nous sommes en Irlande du Nord en 1966… Quant aux vérités ou messages que les lecteurs y trouveront, je leur laisse cette liberté !

4) Vous êtes-vous rendu en Irlande du Nord pour décrire avec autant de précision tous ses lieux que l’on découvre dans « De cauchemar et de feu » ?

J’ai habité en Irlande quelque temps et l’ai eu l’occasion de traverser l’Irlande du Nord à deux reprises. La première fois en 92, à une période où les soldats britanniques vous mettaient en joue à tous les coins de rue, la deuxième fois dans une Ulster plus apaisée. C’est un pays que je connais bien, où j’ai pu faire de nombreuses rencontres, et auquel je reste très attaché aujourd’hui. J’imagine que ça se sent à la lecture ! Je suis un irlandophile pratiquant. J’ai eu ensuite la possibilité de travailler sur archives notamment vidéo, la télévision irlandaise laissant un libre accès à son fond. Une manne précieuse !

5) Est-ce qu’on retrouvera le capitaine Daniel Mehrlicht dans un prochain livre?

Mehrlicht est un personnage récurrent qui m’accompagne depuis le début. J’écris en ce moment le cinquième opus de ses enquêtes. Je pense qu’il prendra ensuite quelques vacances.

6) De quoi, au jour d’aujourd’hui, êtes-vous le plus fier dans vos livres ?

Je suis particulièrement fier de l’engouement qu’ils suscitent auprès d’un lectorat toujours plus nombreux. C’est bien sûr la finalité principale de l’écriture que d’être lu. Mais le retour des lecteurs est assez dopant. Mehrlicht, plus que moi, a son fan club ! Et j’en suis très content.

7) Que vous interdisez-vous de glisser dans vos romans ?

Je n’ai pas de fascination pour la violence. Je crois qu’on ne verra donc pas de scènes « gore », même si on me dit parfois que mes ellipses sont bien pires…

8) Une citation que vous emmenez partout ?

Soyons heureux en attendant la mort (Desproges)

Lien vers la chronique du livre

Merci à Nicolas Lebel pour avoir répondu aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir son roman.

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Biographie de Nicolas Lebel

Né à Paris, Nicolas Lebel est linguiste, traducteur et enseignant. Il publie en 2013 son premier roman noir (L’heure des fous, éditions Marabout), plongée abyssale dans l’univers des SDF. Après Le jour des morts (Marabout, 2014) puis Sans pitié ni remords (Marabout, 2015), il publie De cauchemar et de feu (Marabout, 2017) dans lequel il nous entraîne sur la piste d’un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.