Le meurtre de Roger Ackroyd – Agatha Christie

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler d’un classique d’Agatha Christie, Le meurtre de Roger Ackroyd. C’est un des premiers romans mettant en scène le détective Hercule Poirot. Je dois vous dire que pour moi en cette longue période de confinement c’était un livre idéal à lire, premièrement car c’est assez simple à suivre et deuxièmement c’est assez court. Allez c’est parti suivez-moi en direction de la campagne anglaise en compagnie du fameux détective belge Hercule Poirot. 9782253006961-001-T

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr. Sheppard. La veuve qu’il envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle qu’un an plus tôt, elle a assassiné son mari. On se retrouve plongé à King’s Abbott petite bourgade de la campagne anglaise et le récit nous est conté par le Dr. Sheppard, un ami du malheureux Sir Roger Ackroyd qui est retrouvé poignardé dans son bureau. Hercule Poirot qui s’est installé dans ce village pour prendre sa retraite et cultiver des courges dans son jardin se retrouve mêlé dans cette histoire tout simplement car il est le voisin du médecin de campagne qui lui vit avec sa sœur… Une vieille fille qui ne résiste pas à surveiller tout le monde et à répandre des commérages. Beaucoup de personnages seront suspects dans cette enquête : famille de la victime, domestiques, secrétaires, amis… Tous les indices convergent vers son fils adoptif, qui disparait après le meurtre. Mais est-ce vraiment lui le coupable ?

Je suis toujours aussi fan d’Hercule Poirot, j’adore ce personnage vraiment décalé. Dans ce roman on retrouve tous les ingrédients qui font la réussite d’Agatha Christie. L’atmosphère d’un petit village anglais, un suspens mené tambour battant jusqu’au dénouement final et un détective qui passe au crible tous les suspects pour nous livrer le coupable sur un plateau.

Le meurtre de Roger Ackroyd est une enquête policière captivante. Un vrai bon classique avec un merveilleux Hercule Poirot, quel plaisir de retrouver ce personnage à chaque fois. Je suis toujours aussi admiratif devant un tel talent et dire que ce roman a été écrit en 1926, Agatha Christie est vraiment la reine du crime.

Résumé de l’éditeur :

Une mort étrange frappe Mr Ferrars puis sa veuve. Lorsque l’homme qui devait épouser Mrs Ferrars, un riche gentleman nommé Roger Ackroyd, est assassiné, Hercule Poirot se pose bien des questions. C’est que l’enquête est difficile, car tous – domestiques, famille, voisins – avaient une bonne raison de souhaiter la mort d’Ackroyd.

Agatha Christie – Le meurtre de Roger Ackroyd (Editions du Masque 1926, 1983, 1996, 2001, 2007, 2011, 2013), (Le Livre de Poche 1960, 1975, 1990, 1992, 1993, 2000, 2002, 2006, 2017, 2019) traduit de l’anglais par Françoise Jamoul.

Son titre original est «The Murder of Roger Ackroyd » (1926).

Le Collectionneur – Fiona Cummins

 

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du premier roman de la britannique Fiona Cummins, Le Collectionneur. Cela fait déjà quelques mois que j’ai ce livre dans ma PAL et bien m’en a pris de le lire. Grâce à la maison d’édition Slatkine & Cie j’ai pu découvrir cette nouvelle auteure et j’en suis ravi. Allez c’est parti, suivez-moi en direction de Londres la magnifique capitale anglaise pour faire la connaissance d’un collectionneur un peu particulier… couv75508858

Bienvenue au musée le plus sinistre de Londres. Le Collectionneur a une attirance très forte pour les ossements humains un peu différents ! De ce fait il perpétue la tradition familiale et continue à alimenter son musée personnel avec des cas uniques. Bien entendu lorsqu’il à vent de deux cas d’enfants atteints de la maladie de l’homme de pierre il est comme tout bon collectionneur devant une pièce rare, ou comme un enfant à Noël qui veut à tout prix son jouet… Dès le début on suit le quotidien du collectionneur. En parallèle on fait la connaissance de Clara Foyle une adorable petite fille de cinq ans et de Jakey Frith un courageux petit garçon de six ans. Les deux souffrent d’une grave pathologie osseuse. Les descriptions de leurs souffrances et de leurs vies au quotidien est assez effroyable. Quand tour à tour les deux enfants disparaissent, c’est l’inspectrice Etta Fitzroy qui est chargé de l’enquête, elle qui se remet à peine de l’affaire Grace Rodriguez, une jeune fille qui a disparu un an auparavant. Seuls les bouts de ses doigts et de ses orteils ont été retrouvés dans une forêt. Y aurait-il un lien entre ses trois disparitions ?

Je trouve que l’on sent que Fiona Cummins est journaliste, les explications sont très précises. Il y a du rythme et les chapitres sont assez courts. Le roman s’articule autour de l’enquête, du collectionneur et des familles dévastées qui attendent que l’on retrouve leur enfant. Si tout comme moi vous êtes parent, ce thriller vous touchera encore plus j’en suis certain. Je me suis très souvent mis à la place des parents et notamment d’Erdman Frith en tant que père d’un garçon de six ans. Gérer la maladie de son enfant au quotidien, puis sa disparition doit être quelque chose d’affreux. Alors je dois bien avouer que je ne connaissais pas cette maladie épouvantable qu’est celle de l’homme de pierre. Une maladie rare et paralysante provoquant chez les personnes atteintes l’apparition d’un second squelette qui les enferme littéralement à l’intérieur d’une prison d’os.

Le collectionneur est un thriller glaçant que j’ai trouvé originale et bien construit. Fiona Cummins fait une entrée réussie dans le monde du thriller. J’ai hâte de lire son prochain roman. D’ailleurs la fin ouverte nous réserve probablement une suite. A suivre…

Résumé de l’éditeur :

Le Collectionneur mène une double vie. Monsieur Tout-le-monde dans l’une, il est, dans l’autre, le gardien d’un musée secret qu’ont constitué son père et son grand-père avant lui, une collection d’ossements humains.

Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Et il y a à Londres deux enfants atteints d’une maladie génétique orpheline qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, la maladie de l’homme de pierre.

Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l’âme du psychopathe. Les Anglais ont adoré.

Fiona Cummins – Le Collectionneur (Editions Slatkine 2018), (Editions Le Livre de Poche 2019) traduit de l’anglais par Jean Esch.

Son titre original est « Rattle » (2017).

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Une étude en rouge – Arthur Conan Doyle

Chronique :

Une étude en rouge est le premier roman mettant en scène le célèbre détective privé Sherlock Holmes. Mais bizarrement c’est celui que j’ai lu en dernier… Après, avoir adoré le Chien des Baskerville et Le Signe des quatre et un peu moins La vallée de la peur, j’avais hâte de plonger dans le tout premier roman de Sir Arthur Conan Doyle. Il faut savoir que les aventures de Sherlock Holmes, également appelé Le Canon Holmésien, se compose de 60 histoires, soit 4 romans et 56 nouvelles publiés entre 1887 et 1930. Pour rappel c’est le Dr. Watson qui est le narrateur des romans d’Arthur Conan Doyle. Une-etude-en-rouge

Pour moi Une étude en rouge est avant tout le roman où le Docteur Watson découvre l’excentrique Sherlock Holmes. On commence tout d’abord par faire la connaissance du Docteur Watson et l’on apprend qu’il revient de la guerre d’Afghanistan. Il est à la recherche d’un colocataire pour se payer un logement. Grâce à un ami il fait la rencontre d’un certain Sherlock Holmes, ce dernier est également à la recherche d’un logement sur Londres. C’est au très célèbre 221B Baker Street qu’ils vont s’installer et apprendre à se connaître. D’abord un peu méfiant envers Holmes, Watson va vite devenir admiratif de ce personnage hors du commun. D’ailleurs j’adore le portrait que dresse le docteur à propos de Holmes. Un homme est retrouvé mort dans une maison inhabitée. Les deux inspecteurs de Scotland Yard que sont Lestrade et Gregson n’ont aucun indice et n’avancent pas dans leur enquête c’est pour cela qu’ils vont faire appel au célèbre détective. L’enquête n’est pas dénuée d’intérêt mais pour moi elle passe vraiment au second plan.

Le roman est partagé en deux grandes parties, d’un côté la rencontre et l’enquête, de l’autre l’explication menant aux crimes. Deux parties vraiment différentes l’une de l’autre. Mon plaisir à suivre les déductions de Sherlock Holmes est toujours aussi grand.  Et assister à la rencontre entre le Docteur Watson et Sherlock Holmes c’est magique. A travers les yeux de Watson on découvre pour la première fois le mode de vie et le caractère de Sherlock Holmes. C’est un personnage un brin cynique et hautain, mais que l’on adore.

Une étude en rouge est un roman où Arthur Conan Doyle pose les bases de ce très célèbre duo Watson/Holmes. Cette première aventure nous permet de découvrir leur rencontre et leur relation, ainsi que la fameuse méthode Holmésienne : la science de la déduction ! C’est un classique pour tout fan du plus célèbre détective de la planète.

Résumé de l’éditeur :

Au n°3 de Lauriston Garden, près de Londres, dans une maison aide, un homme est trouvé mort. Assassiné ? Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce alentour. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription : Rache ! Vengeance ! Vingt ans plus tôt, en 1860, dans les gorges de la Nevada, Jean Ferrier est exécuté par de sanguinaires Mormons chargés de faire respecter la loi du prophète. Sa fille, Lucie, est séquestrée dans le harem du fils de l’Ancien. Quel lien entre ces deux événements aussi insolites que dramatiques Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dévider. Une intrigue tout en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître…

Arthur Conan Doyle – Une étude en rouge (Le Livre de Poche 1995, 1997, 2011, 2015), (Editions Folio 2014), (Editions Librio 1999, 2010, 2016), traduit par Pierre Baillargeon.

Son titre original est « A study in Scarlet » (1887).

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Carnaval – Ray Celestin

Chronique :

Ce livre me fait de l’œil depuis plusieurs mois maintenant. Je dois avouer que je l’ai acheté car j’aimais bien la couverture et que j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage en générale des histoires se déroulant à la Nouvelle Orléans. Aujourd’hui je vais donc vous parler de Carnaval qui est le premier opus de la saga Michael Talbot et Ida Davies. C’est parti pour la Nouvelle-Orléans dans une ambiance de jazz, avec pour toile de fond le bayou et un soupçon de vaudou. Carnaval

Pour planter le décor, il s’agit d’une histoire inspirée de faits réels. Ray Celestin s’est inspiré du tueur à la hache (qui a terrorisé la ville de la Nouvelle Orléans en 1918), et il pousse d’ailleurs la vraisemblance jusqu’à reproduire au début du roman une lettre supposée être du tueur, que les journaux avaient reçu à l’époque. Dans Carnaval, il nous propose sa version de cette histoire non résolue. Et pour cette enquête, nous n’allons pas suivre uniquement la police mais tout un panel de personnages dont les chemins vont s’entrecroiser tout au long du récit.
Nous suivons donc Michael un lieutenant du département de La Nouvelle-Orléans. Lucas, un ancien flic qui sort de prison et travaille pour la mafia. Ida secrétaire pour l’agence de détective privé Pinkerton, qui rêve de devenir elle-même détective. Et un journaliste plongé dans les méfaits de l’opium et aux rêves brisés. Les protagonistes s’entrecroisent et ajoutent leur pierre à l’enquête à leur façon, c’est ensuite à nous lecteur de reconstituer le tableau d’ensemble. Et, même si l’intrigue est passée un peu au second plan par rapport à l’ambiance elle-même, il faut admettre qu’elle est bien ficelée. Carnaval est un thriller captivant, mais c’est également un thriller historique qui nous permet de nous fondre dans la Nouvelle-Orléans des années 20, de découvrir les problèmes de ségrégation raciale, de la rivalité ethnique, et de l’emprise de la mafia ainsi que les guerres de pouvoirs et de manipulations qu’elle engendre. L’ambiance particulière qui se dégage de la Nouvelle-Orléans est, selon l’image que je m’en fais, unique en son genre, remplie de musique, de mystère et de magie. En tant que grand fan de James Bond, je me voyais un peu dans  » Vivre et laisser mourir » le premier Bond avec Roger Moore. D’ailleurs j’ai eu l’impression de suivre un film plutôt qu’un livre.

Les personnages ne sont pas caricaturés, ils sont plutôt bien pensés, avec leurs qualités, et leurs défauts. L’intrigue évolue tranquillement pour nous permettre de bien appréhender les protagonistes et de nous impliquer nous-même dans cette investigation. L’originalité du livre tient aussi du fait que l’enquête n’évolue pas selon un seul schéma. En plus de vouloir découvrir le fin mot de l’histoire, nous avons envie de savoir qui va parvenir à résoudre cette affaire.

J’ai vraiment passé un super moment de lecture avec ce roman et je ne pouvais personnellement rêver meilleur mélange . J’ai hâte de lire la suite des aventures de Michael Talbot & Ida Davies dans Mascarade qui nous plonge dans le Chicago de l’entre deux-guerres avec Al Capone en figure centrale.

Résumé de l’éditeur :

Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…
Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Ray Celestin – Carnaval (Editions Le Cherche Midi 2015), (Editions 10/18 Grands détectives 2016) traduit de l’anglais par Jean Szlamowicz.

Son titre original est « The Axeman’s jazz » (2014).

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Seul le silence – R.J. Ellory

Chronique :

Seul le silence était dans ma PAL depuis plus d’un an déjà. Je découvre donc pour la première fois R.J. Ellory, auteur britannique très célèbre. C’est parti en direction d’Augusta Falls dans l’Etat de Géorgie aux Etats-Unis. Seul le silence est narré par une seule personne – Joseph Vaughan – que l’on suivra pendant plus de 30 ans. Seul_le_silence

Seul le silence nous raconte l’histoire du jeune écrivain en herbe, Joseph Vaughan, qui en 1939 est âgé de 12 ans. Il perd son père et se retrouve seul avec sa mère dont il est très proche, dans une petite ville américaine de Géorgie, Augusta Falls. Peu de temps après une fillette est retrouvé tuée, violée et mutilée aux abords de la ville… Cette série continuera pendant des années. Des fillettes âgées entre huit et douze ans assassinées dans d’horribles circonstances. A l’heure où tout les habitants d’Augusta Falls et des comtés voisins sont effrayés par cette histoire, lui voudrait pouvoir protéger ces petites filles. Il cherchera à découvrir qui pourrait être le coupable, sans succès. Ni lui, ni le shérif de sa ville, ni les shérifs des comtés voisins, ni tout ceux qui seront appelés de tout l’état par la suite ne trouveront ce tueur qui perpétue ces atrocités. Les crimes semblent s’arrêter après le départ de son voisin Gunther Kruger, pour reprendre de plus belle dans d’autres comtés de Géorgie. Joseph cherche à tourner la page et part à 18 ans pour New-York afin de devenir écrivain… Mais rien n’est vraiment terminé, et bientôt son passé va de nouveau le rattraper… Une histoire qui le hantera toute sa vie…

Qui peut rester insensible face à cette enfance abîmée et déchirée par la mort d’un père, la guerre, un meurtrier et des désillusions en tout genre… La plume de R. J. Ellory est vraiment extraordinaire. L’auteur se place dans la peau de ce jeune homme et nous livre son histoire comme un témoignage, comme si Joseph était là et nous contait sa dramatique histoire.

Ce roman est un petit chef d’oeuvre de noirceur. Laissez-vous emporter par ce livre plein de finesse où vous allez ressentir le contraste entre la légèreté du style d’Ellory et la noirceur de ce qui est décrit. C’est splendide. Un vrai coup de cœur !

Résumé de l’éditeur :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient… Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

R.J. Ellory – Seul le silence (Editions Sonatine 2008), (Livre de Poche 2009, 2011), (Editions France Loisirs 2012) traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau.

Son titre original est « A quiet belief in angels » (2007).

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