Le dragon du Muveran – Marc Voltenauer

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du premier roman de Marc Voltenauer, Le dragon du Muveran. Cela fait très longtemps que j’entends parler de lui bien sûr, mais il y a tellement d’auteurs et de livres à découvrir ! Marc Voltenauer est avec Nicolas Feuz le plus célèbre auteur de polar en Suisse. Le dragon du Muveran est le premier tome de la saga mettant en scène l’inspecteur Andreas Auer (et vous le savez cela me tient à cœur de commencer une saga avec un personnage récurrent par le début). Allez c’est parti pour la Suisse, suivez-moi en direction de Gryon petite commune situé dans les Alpes vaudoises. 120588203

On fait connaissance avec Andreas Auer, inspecteur de police à la criminelle de Lausanne. Il vit dans un chalet à Gryon, petit village situé dans les Alpes vaudoises avec son compagnon Mickaël et leur chien Minus. Un matin l’inspecteur doit se rendre d’urgence au temple du village, avec sa collègue Karine. La pasteure Erica Ferraud à découvert un corps entièrement nu et énuclée avec un couteau planté dans le cœur. Il s’agit de Alain Gauthier, l’agent immobilier du village. L’inspecteur trouve un message biblique accroché au corps et sent dès lors que le tueur ne va pas s’arrêter là, que ce n’est que le début… Dès lors une course contre la montre va s’engager entre l’inspecteur et le tueur. Dans un petit village qui cache bien des secrets et où tout le monde se connait, l’enquête va s’avérer complexe…

Je trouve que c’est très bien de prendre son temps et de bien présenter les différents protagonistes, surtout lorsque ce sont des personnages récurrents. J’ai bien aimé le personnage principal l’inspecteur Andreas Auer, qui est un bon vivant. Il aime le vin, le whisky et fumer le cigare. Ce sont ses petits détails qui me plaisent lors de ma lecture pour m’attacher et m’identifier à un personnage. Pendant ma lecture je me voyais bien manger une raclette avec un bon Pinot Gris ou un Riesling (eh oui je suis Alsacien!) en compagnie de Andreas, son compagnon Mikaël et Karine sa collègue. Et honnêtement la présence d’un couple homosexuel ça change un peu, car c’est plutôt rare dans le polar. Les lieux quant à eux sont magnifiques, j’aime beaucoup les montagnes suisses et ce genre de petit village en particulier, ça me rappel mon enfance lorsque j’allais en vacances en Suisse. Grâce aux descriptions de l’auteur j’ai vraiment réussi à m’immerger dans les Alpes vaudoises. D’ailleurs j’ai tellement aimé les descriptions dans le livre que je vais aller visiter les lieux sur place d’ici quelques semaines. Notamment le village de Gryon avec son café Pomme, la commune de Bex et ses alentours. Le seul petit bémol pour moi se situe au milieu du livre, avec quelques petites longueurs sur le thème de la religion, mais lorsque j’ai appris que Marc Voltenauer a fait des études de théologie, et qu’il a été pasteur je comprends mieux pourquoi son premier roman fait tant allusion à cela.

Le dragon du Muveran est pour moi un bon premier polar, ma première rencontre dans l’univers de Marc Voltenauer s’est bien passé. J’ai hâte de lire la suite des aventures de l’inspecteur Andreas Auer.
Je ne peux pas finir cette chronique sans rajouter un petit mot pour Valérie une amie et blogueuse Suisse, qui m’a très souvent parlé de Marc Voltenauer et m’a conseillé de le lire. Merci à toi et mieux vaut tard que jamais…

 

Résumé de l’éditeur :

Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte, les bras écartés à l’image du Christ crucifié, les orbites vides et ensanglantées. À l’extrémité du couteau qui lui a transpercé le cœur, un message : « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ! »
L’inspecteur Andreas Auer est rapidement convaincu que ce meurtre est le premier acte d’une mise en scène macabre et symbolique. Peu à peu, les secrets que certains villageois auraient préféré garder enfouis refont surface et viennent semer le trouble dans ce lieu d’habitude si paisible.
Ce premier épisode des enquêtes d’Andreas Auer le met aux prises avec un tueur redoutable, dans une véritable course contre la montre haletante et riche en rebondissements.

Marc Voltenauer – Le dragon du Muveran (Editions Plaisir de Lire 2015),(Editions Slatkine 2016), (Editions Pocket 2017)

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Horrora Borealis – Nicolas Feuz

Chronique :

J’ai découvert Nicolas Feuz, avec Le miroir des âmes. Aujourd’hui je vais vous parler de Horrora Borealis dont j’ai beaucoup entendu parler. Nicolas Feuz est procureur du canton de Neuchâtel et s’est lancé dans l’écriture en 2010. A ce jour il a déjà publié 9 romans. Allez c’est parti suivez-moi en direction de la Suisse et la Laponie. couv28792276

La famille Walker se rend en vacances au Nord de la Finlande, en Laponie. Mais malheureusement celles-ci vont vite tourner au cauchemar. Walker qui est de retour à Neuchâtel, se sent très vite observé lors de sa promenade, c’est alors qu’il se réfugie avec hâte en plein festival musical Festi’neuch. Très vite s’en suivent des coups de feu faisant plusieurs morts et également une prise d’otage. Il est impératif pour Walker qu’il se souvienne de son voyage en Laponie, mais tout est si confus dans son esprit… Que s’est-il vraiment passé là-bas, au pays des rennes et du Père Noël ?

J’ai bien aimé l’alternance des chapitres, Nicolas Feuz varie entre le passé, (l’histoire en Laponie) et le présent, (la prise d’otage). Petit à petit on parvient à relier les éléments entre eux, mais que de surprises. Découvrir la Laponie pour moi qui aime beaucoup la neige, la glace et les pays nordiques, a été une très bonne surprise. Les descriptions sont vraiment réalistes. En tant que lecteur on est vraiment pressé de découvrir ce qu’il s’est réellement passé avec cette famille en Laponie. Et quelle surprise lors du dénouement…

Horrora Borealis est un bon thriller, un peu court mais très efficace. Une lecture très agréable que je recommande à tout les amateurs du genre. Je vais bien sûr continuer de suivre Nicolas Feuz, qui est devenu une valeur sûre du polar Suisse. J’ai hâte de lire L’Ombre du renard son prochain roman qui va paraître à la rentrée.

 

Résumé de l’éditeur :

Sur les rives du lac de Neuchâtel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théâtre d’une prise d’otages. Un négociateur intervient. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker, une seule question compte : que s’est-il passé en Laponie ? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que, de longue date, il ne croit plus au Père Noël. Et vous, y croyez-vous encore ?

Nicolas Feuz – Horrora Borealis (Editions Le Livre de Poche 2018)

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Le Miroir des âmes – Nicolas Feuz

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du dernier roman de Nicolas Feuz, Le miroir des âmes. Nicolas Feuz est un des plus célèbres auteurs de polars en Suisse. Il est également le procureur du canton de Neuchâtel. Il s’est lancé dans l’écriture en 2010. Le miroir des âmes est déjà son 9ème roman. Allez c’est parti pour la Suisse, suivez-moi direction Neuchâtel. 9782889441006-475x500-1

Une bombe explose sur la place des Halles à Neuchâtel, faisant de nombreuses victimes, dont le procureur Norbert Jemsen. Fort heureusement, il est vivant, même si il se réveille en partie amnésique. Mais assisté de sa fidèle greffière, Flavie Keller, il retrouve progressivement la mémoire et va tenter de trouver l’auteur de l’attentat dont il a été victime. Pendant ce temps, les policiers enquêtent sur Alba une prostituée qui travaille pour la mafia albanaise. En parallèle, on fait connaissance avec le Vénitien, un tueur à gages particulièrement sadique, qui s’en prend pour la première fois à un policier. D’ailleurs, je fais un petit aparté en signalant, que pour moi le Vénitien est belle et bien un tueur à gages et non pas un tueur en série comme évoqué dans le résumé.

J’ai apprécié l’ambiance du livre et je dois bien avouer que je n’avais encore jamais lu de thriller qui se déroule en Suisse. Moi qui habite très proche de la frontière, depuis tout petit, j’ai forcément des attaches avec ce pays, donc j’ai vraiment apprécié de lire un thriller qui se déroule dans un paysage voisin. Côté style, j’ai beaucoup aimé les chapitres très courts, cela donne du rythme au récit et évite les longueurs. Pour moi, les personnages sont attachants, mais malheureusement pas assez développé. D’ailleurs le seul petit bémol que j’ai, c’est tout simplement que le roman dans l’ensemble n’est pas assez long.

En conclusion j’ai passé un bon moment de lecture avec Le miroir des âmes. C’est un livre qui se dévore rapidement. J’ai hâte de découvrir d’autres romans de Nicolas Feuz. D’ailleurs Valérie une amie et blogueuse Suisse m’a conseillé de lire Horrora borealis.

Résumé de l’éditeur :

Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, l’auteur est à son affaire, il est procureur du Canton de Neuchâtel. Dans ce polar essoufflant, il fait endosser à son personnage principal la robe d’un magistrat qui pourrait être son double si tout n’était précisément double et trouble dans ce Miroir des âmes : les flics, les filles, les politiques, les juges et jusqu’à ce mystérieux tueur en série que la police a surnommé Le Vénitien parce qu’il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes.

Nicolas Feuz – Le miroir des âmes (Editions Slatkine & Cie 2018)

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