Bilan Polars 2019

Retour sur l’année 2019

Cette année le blog a fêté ses 3 ans. Je suis très fière d’avoir passé ce cap et d’avoir su garder la motivation et le plaisir d’écrire des chroniques. Je suis satisfait de cette année 2019 en termes de lectures et de statistiques pour mon blog. Même si très souvent j’entends dire qu’on ne tient pas un blog pour cela, j’estime quant à moi que la reconnaissance et le nombre d’abonnés et de vues est quand même très important pour nous blogueurs/blogueuses au quotidien. Je suis d’accord que cela doit rester un plaisir avant tout, mais être blogueur, ça demande beaucoup d’investissements personnel tout au long de l’année. Cette année j’ai également lancé une série d’entretiens avec différents blogueurs et blogueuses pour en apprendre plus sur eux. Cette série étant très appréciée j’ai décidé de la poursuivre en 2020.

La Caverne du Polar en 2019 c’est 56 nouvelles chroniques, 18 entretiens d’auteurs ainsi que 20 entretiens de blogueurs et blogueuses ! En cette année 2020, comme chaque année et cela me tient particulièrement à cœur, vous allez retrouver un mélange de chroniques de livres récents, mais également des romans plus anciens. Le souci qui me guette chaque année s’est d’être submergé par l’actualité et par la quantité de nouveautés et ça, ce n’est vraiment pas pour moi. Mon rôle est de mettre en lumière les belles découvertes ainsi que de parler des nouveaux romans de mes auteurs préférés, mais également de me faire plaisir quant à mes choix de lectures. 2019 a également été l’occasion pour moi de rencontrer bon nombre d’auteurs, ainsi que des amis blogueurs & blogueuses que j’apprécie beaucoup.

Mes coups de cœur en 2019

Cette année j’ai eu la chance d’avoir quatorze coups de cœur. Ce sont des livres qui m’ont vraiment marqués et bouleversé, mais qui surtout m’ont procuré beaucoup de plaisir. Voici la liste :

 

RENE MANZOR ● Apocryphe (Calmann-Lévy)

MAXIME CHATTAM ● Le Signal (Albin Michel)

BERNARD MINIER ● Le Cercle (XO)

STEPHEN KING ● L’Outsider (Albin Michel)

MATTIAS KÖPING ● Les démoniaques (Ring)

FRANCK THILLIEZ ● Gataca (Fleuve)

FRANCK THILLIEZ ● Atom[ka] (Fleuve)

HENRI LOEVENBRUCK ● Nous rêvions juste de liberté (Flammarion)

FRANCK THILLIEZ ● Le Manuscrit inachevé (Fleuve)

OLIVIER NOREK ● Surtensions (Michel Lafon)

NICOLAS LEBEL ● Sans pitié ni remords (Marabout)

SØREN SVEISTRUP ● Octobre (Albin Michel)

JOHANNA GUSTAWSSON ● Mör (Bragelonne)

JERÔME LOUBRY ● Les Refuges (Calmann-Lévy)

 

Remerciements

Un grand merci à tous les visiteurs, aux blogueurs et blogueuses avec lesquels je suis en contact régulier et avec qui j’ai des échanges très enrichissants. Merci aux maisons d’éditions qui me font confiance en m’envoyant régulièrement leurs dernières nouveautés. Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2020 et peut-être que l’on aura l’occasion de se voir « en vrai » lors d’un salon ou d’un festival.

Entretien avec Armelle Carbonel – Sinestra

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● Peux-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

J’écris depuis mon plus jeune âge. Poèmes, pièces de théâtre, chant militaire, nouvelles, romans… Chaque période de ma vie a connu son genre littéraire mais c’est vers le thriller que je me suis finalement trouvée. Fascinée par les lieux, leur atmosphère, je place naturellement mes histoires dans les contextes angoissants qu’ils renferment. Je suis l’auteur de « Criminal Loft », « Majestic Murder », aux éditions Bragelonne et « Sinestra » aux éditions Ring. Mon prochain roman paraîtra aux éditions Fayard/Mazarine et ce sera… un suspense à huis clos…

 

Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Mon souvenir le plus marquant est ma première rencontre en 2001 avec Maxime Chattam à la librairie de Pincerais à Poissy (Yvelines). Un moment d’exception car nous n’étions que 3 lecteurs dans la file d’attente ! J’ai découvert un écrivain accessible et généreux. Peu d’auteurs prennent le temps de se pencher sur les écrits d’une inconnue et d’y apporter des variations mais Maxime Chattam l’a fait ! J’aimerais revivre ces instants avec la même innocence.

 

● D’où t’es venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

De très loin… Enfant, j’ai vécu une expérience étrange liée à une maison que l’on nommait à l’époque « La Maison Rouge » en raison de la couleur de ses volets. Je n’ai jamais trouvé d’explication aux évènements troublants qui s’y sont déroulés. Plus que l’envie d’écrire des thrillers, je suis désormais motivée par le besoin d’explorer des lieux inspirants et de créer des atmosphères qui me rappellent sans doute celles que j’ai ressenties face à cette maison.

 

● Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour ton roman « Sinestra » ?

En visionnant un reportage sur… le Val Sinestra ! Le lieu se révélait un cadre fantastique pour un roman noir. Mentalement, j’y ai vu des enfants courir au milieu des bois et ressenti le contexte historique dans lequel je souhaitais les voir évoluer. Mais l’intrigue par elle-même s’est dessinée au fil des années (sans se presser…) jusqu’à ce que je me sente prête à l’exploiter.

 

● Parle-nous un peu de tes personnages, comment Ana, Arthur, Valère, Colette et les autres ont-ils pris forme ?

C’est l’un des mystères de l’écriture en ce qui me concerne. Le lieu et le titre s’imposent dans un premier temps, puis les personnages se dessinent et s’affirment en cours d’écriture. Ensuite, ce sont eux qui décident…

 

● Tu as merveilleusement bien décrit les lieux, tu t’es rendue sur place ?

Quand j’écris à propos d’un lieu existant, j’ai besoin de m’entourer de photos et c’est ainsi que j’erre entre les murs… Je ne suis jamais allée au Val Sinestra et je suppose que les descriptions sont parfois éloignées de la réalité. J’ai donc pris quelques libertés tout en essayant de respecter ce magnifique édifice. Mais je ne désespère pas de visiter un jour tous les lieux que j’ai approchés en pensées 😉

 

● Comment organises-tu tes recherches avant l’écriture d’un roman et combien de temps cela te prend-il ?

Je n’ai pas vraiment de règles établies. Les recherches varient selon le sujet abordé et souvent, je poursuis mon travail de documentation en cours d’écriture. Supports photographiques, articles, livres documentés, je m’entoure de ce qui me paraît nécessaire au développement de mon récit.

 

Est-ce que tu es une grande lectrice et si oui qui t’a inspirée ?

Je l’étais. Mais par manque de temps, je lis moins qu’avant. Mon grand « inspirateur » : Stephen King. De mon point de vue, ce sont principalement les émotions qu’il suscite qui sont inspirantes. Sa créativité semble illimitée pour créer des univers singuliers. Et puis, lire en cachette « Carrie » à l’âge de 10 ans laisse des traces…

 

● Quelles sont tes habitudes d’écritures et combien d’heures en moyenne écris-tu par jour ?

Je n’aime pas les habitudes. Je les trouve limitantes. Alors j’ai appris à composer sans. Mes seuls « doudous » sont un feutre noir et une page blanche. Quant aux nombres d’heures consacrées à l’écriture, il varie sensiblement… En raison de mon « deuxième métier », je ne dispose pas d’une grande disponibilité, aussi j’adapte mon temps de travail en fonction de mon énergie et mon humeur.

 

● Quel sera ton mot de fin à cet entretien ?

Un grand merci à toi ! Et bon cap 2020 à tous !

 

Lien vers ma chronique de Sinestra

Je tiens à remercier Armelle Carbonel d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette auteure de talent.

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Les refuges – Jérôme Loubry

Un grand merci aux Editions Calmann-Lévy Noir pour cette lecture.

Chronique :

En 2017 j’ai eu la chance de participer à un petit-déjeuner/rencontre entre blogueurs & auteurs lors du Festival Sans Nom à Mulhouse. Il y avait Sire Cédric un auteur déjà très connu et un certain Jérôme Loubry que je ne connaissais pas du tout. Il venait à peine de publier son premier roman Les chiens de Détroit. Un an après est sorti son second livre Le douzième chapitre que je n’ai pas encore lu. Cette année est sorti son troisième livre, Les refuges ! C’est de ce livre que je vais vous parler. Allez suivez-moi en direction de cette magnifique région qu’est la Normandie. couv52564154

On est en 1949 sur une île au large de la Normandie et on fait connaissance avec Suzanne Vaudrier. Une île qui après la seconde guerre mondiale a été racheté et transformé en camps de vacances pour les enfants. Suzanne y est animatrice et prend son rôle auprès de ses enfants qui ont tant souffert à cause de la guerre très à cœur. Jusque surgit un drame affreux…
Puis on se retrouve en 1986, on fait la connaissance de Sandrine Vaudrier une journaliste qui se trouve chez Frank Wernst, un vieux paysan qui habite dans un endroit très isolé. Elle est chez lui pour écrire un article. Lorsqu’elle rentre de son reportage, Pierre son patron l’a convoque dans son bureau. Ce dernier lui informe que sa grand-mère Suzanne Vaudrier est décédée et qu’elle doit se rendre chez le notaire. Lors de son rendez-vous, Sandrine est invitée à se rendre sur l’île où vivait sa grand-mère. Une île très isolé et fermé à tout visiteurs car destiné à devenir une réserve naturelle. Mais Sandrine s’y rend pour ranger et trier les affaires de Suzanne, et surtout pour comprendre cette grand-mère qu’elle n’a jamais vraiment connue. Mais lorsqu’elle pose les pieds sur cette île, elle va très vite découvrir que tout ne va pas se passer comme prévue… Pensant repartir très vite, elle apprend qu’elle y est finalement coincée pendant toute une semaine, jusqu’au prochain bateau. Que se passe-t-il sur cette île ? Pourra-t-elle un jour de nouveau la quitter ?

Dès le début du livre, j’ai été littéralement happé par le récit. Deux personnages, deux époques et une intrigue mystérieuse pleine de rebondissements… Jérôme Loubry a su créer une atmosphère et une ambiance sombre et oppressante. Cette île qui se trouve au large des côtes mais que personne ne connaît est une invention géniale. On sent que Sandrine dois se méfier de tout, mais on veut comprendre, on veut savoir. J’ai adoré m’imaginer sur cette île. Les habitants sont tous mystérieux et je ne comprends pas pourquoi ils vivent depuis toujours sur ce bout de terre ! Quels secrets cachent-ils ?

Vous l’aurez compris, Les refuges est pour moi un gros coup de cœur. J’ai envie de dire qu’il y a Shutter Island de Dennis Lehane et maintenant Les refuges de Jérôme Loubry… Ce livre termine en beauté mon année 2019 et je pense qu’il va me marquer autant que Le Cri de Nicolas Beuglet. A la télé on entend très souvent dire certains sportifs « C’est pour vivre ce genre de moments que je m’entraîne dur toute l’année »! Et ben à mon tour j’ai envie de dire que c’est pour ce genre de livre que j’ai plaisir à lire toute l’année et à tenir ce blog. Merci à toi Jérôme Loubry pour ce livre fantastique.

Résumé de l’éditeur :

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Jérôme Loubry – Les refuges (Editions Calmann-Lévy 2019)

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Entretien avec Marie-Eve du blog Mademoiselle Maeve

 

Aujourd’hui ma série d’entretien se poursuit avec Marie-Eve du blog Mademoiselle Maeve.

 

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Marie-Eve et je tiens le blog Mademoiselle Maeve depuis un peu plus de quatre ans. Je chronique toutes mes lectures – pas seulement celles que j’ai aimées – et mes goûts sont assez éclectiques, même si j’ai une petite préférence pour les thrillers vers qui je reviens dès que j’ai envie d’une lecture un peu doudou – dit comme ça on dirait que les tueurs en série sont un peu mes doudous, mais en fait, c’est un peu ça ! Sinon je suis une Bretonne expatriée en Touraine et la littérature a pris tellement de place dans ma vie que j’ai même fait une reconversion professionnelle pour passer encore plus de temps en compagnie des livres et des lecteurs : je suis devenue bibliothécaire.

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Mes parents retapaient une vieille maison pendant leurs vacances et ils n’avaient pas le temps de me lire des livres à chaque fois que j’en avais envie (genre tout le temps). Et à l’époque, j’adorais tout particulièrement un livre qui s’appelait Le chocolat – j’avais cinq ans mais aujourd’hui encore j’aime beaucoup le chocolat. Du coup, ma maman m’a appris à lire et à partir de là, je n’ai pas arrêté.

 

  • Pourquoi avoir créé Mademoiselle Maeve ?

A l’époque, je travaillais dans le journalisme institutionnel et mon travail commençait à me peser. J’écrivais toute la journée, mais je n’y prenais plus aucun plaisir. Je me suis dit que ce serait peut-être une bonne idée d’écrire un peu pour moi, sans contrainte. Et puis je venais de lire Seul le Silence de R.J. Ellory, qui est toujours mon livre favori (au monde), et j’avais déjà parlé de ce roman à tout mon entourage, je voulais que tout le monde le lise. Du coup, j’ai démarré mon blog, en me disant que, peut-être, j’allais pouvoir donner envie à quelques personnes de plus de lire ce livre. Et peut-être d’autres ensuite.

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog et tes divers réseaux sociaux chaque semaine ?

Je ne compte pas vraiment, mais cela représente pas mal de temps. J’ai la chance d’avoir des chroniques d’avance et des articles programmés, comme ça je ne me sens pas stressée si je ne me connecte pas tous les jours, mais je pense qu’en moyenne, je dois au moins passer une à deux heures par jour sur mon blog et les réseaux sociaux, entre la rédaction d’articles, les photos, les partages et les mails. C’est très chronophage.

 

  • Tu es également chroniqueuse pour la radio, tu animes également des rencontres d’auteurs et des tables rondes peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?

J’ai commencé à faire des chroniques en direct sur Radio Béton, une radio indé à Tours avec une bande de chroniqueurs tous plus géniaux les uns que les autres (L’émission s’appelle N’écoute pas les Idoles et est diffusée le samedi à 13 heures) et on passe d’excellents moments ensemble. Et depuis la fin du mois d’août, j’interviens tous les lundis matins sur France Bleu Touraine pour présenter deux livres. Préparer mes chroniques me prend aussi pas mal de temps, mais c’est plutôt très sympa de faire de la radio.

Pour les tables rondes et les rencontres, c’est grâce au blog que j’ai eu ces opportunités. D’abord pour un salon du polar à Tours, puis de fil en aiguille pour des bibliothèques et librairies. J’ai ainsi pu animer des rencontres avec de chouettes auteurs. Ça ressemble assez à ce que je faisais dans mon ancien travail, mais avec un public, ce qui me demande de prendre sur moi parce que je suis assez réservée.

 

  • Je sais que tu as été journaliste, du coup as-tu déjà eu l’envie d’écrire toi-même un roman ?

J’ai l’impression que tout le monde autour de moi écrit des livres et que je suis la seule à ne pas envoyer un manuscrit à des dizaines de maisons d’édition. Ça finira peut-être par me tenter moi aussi, mais pour le moment, je préfère lire pendant mon temps libre et donner envie aux gens de lire les livres des autres.

 

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Si je ne citais pas R.J. Ellory, ce serait étrange. J’adore aussi Louise Penny et son personnage d’Armand Gamache, le meilleur flic du monde loin des clichés de l’alcoolisme et de l’esprit torturé. L’inspecteur-chef de la Sûreté du Québec aime sa femme, aime ses enfants et aime les membres de son équipe. Il est féru de poésie et protège tout le monde des menaces qui pèsent sur lui. Il est absolument génial. J’aime aussi Amélie Antoine et Philippe Jaenada, Tanguy Viel et Sophie Henrionnet. Et dans un tout autre registre Susin Nielsen qui écrit pour la jeunesse.

 

  • Quelles sont tes autres passions ?

J’aime me poser chez moi et regarder des séries, j’aime passer du temps avec mon copain et voyager avec lui, j’aime aussi passer des soirées avec mes amis, faire de la couture et bricoler. Et j’aime les tatouages.

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Un grand merci déjà d’avoir pensé à moi pour cet entretien. J’aime beaucoup cette rubrique que tu proposes sur ton blog, je me sens donc chanceuse de faire partie des portraits de famille. Ensuite, comme les fêtes approchent, je vous souhaite de belles fêtes et une année 2020 pleine de sérénité. Et enfin, si vous n’avez pas lu Ellory ou Louise Penny, bande de chanceux, vous avez plein de belles choses à découvrir.

 

Merci à Marie-Eve de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. A très vite pour un nouvel entretien.

Voici l’adresse de son blog : https://mademoisellemaeve.wordpress.com/

 

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De gauche à droite les auteurs de polars Denis Soubieux, Éric Maravélias, Dominique Sylvain et moi lors d’une rencontre que j’ai animée avec Dominique Sylvain.

L’île du Diable – Nicolas Beuglet

Un grand merci aux XO Editions pour cette lecture.

Chronique :

C’est en mai 2017 qu’a commencé toute cette histoire entre Nicolas Beuglet et moi. J’ai fait sa connaissance au salon du livre à Saint-Louis où nous avons longuement échangé sur son roman Le Cri, premier opus de la série Sarah Geringën. Presque trois ans après, Le Cri reste un des tous meilleurs livres que j’ai pu lire, je le conseil très souvent à des amis ou des proches. Un an après, je me suis plongé avec grand plaisir dans le second opus Complot. En cette fin d’année 2019 j’ai enfin lu le troisième tome L’île du Diable. C’est parti suivez-moi en direction de la Norvège et de la Sibérie pour suivre les nouvelles aventures de l’inspectrice Sarah Geringën. couv44124810

Sarah sort tout juste de prison lorsqu’elle apprend que son père vient d’être assassiné sauvagement dans son bureau. Sarah ne peut s’occuper qu’officieusement de l’enquête étant donné sa proximité avec la victime, c’est donc le jeune inspecteur Adrian Koll qui va officiellement être chargé de l’enquête. Mais très vite elle va prendre les choses en main. On retrouve également Christopher qui de son côté espère reconquérir le cœur de sa belle. Il essaye d’ailleurs de trouver la vérité concernant le décès du jeune Matts, le jeune garçon soit disant enlevé par Sarah et décédé quelques semaines plus tard. L’île du Diable nous entraîne dans le sombre passé de son père. On va se retrouver plonger au cœur même de l’origine des troubles de Sarah.

J’ai pris un très grand plaisir à retrouver Sarah Geringën et Christopher Clarence, je me suis beaucoup attaché à eux au fil des livres. Comme dans les deux premiers opus j’ai apprécié d’apprendre certaines choses niveau historique et scientifique. Je n’avais jamais entendu parler  de la déportation-abandon de Nazino en 1933. Et je ne connaissais pas grand-chose à l’épigénétique. J’ai un peu tendance à comparer Nicolas Beuglet à mon autre auteur favori Franck Thilliez. Une intrigue au top avec du rythme, un côté psychologique très travaillé et toujours des découvertes historiques et/ou scientifiques. Comme dans les précédents, on voyage encore beaucoup dans ce récit. De plus, avec des chapitres courts et dynamiques comme j’aime, le livre se dévore très vite. (Trop vite peut-être… ). Pour moi le seul petit bémol est sa longueur, j’aurai bien aimé lire une centaine de pages en plus…

L’île du Diable est un thriller glaçant à l’ambiance sombre et oppressante. C’est vrai qu’à mon goût il est un peu trop court mais très intense. Je n’ai jamais été déçu par Nicolas Beuglet et c’est toujours un grand plaisir pour moi de découvrir son nouveau livre. Je vous conseille vraiment de lire et découvrir toute cette trilogie formidable. Mais si possible commencez vraiment par le premier opus Le Cri, car cela change vraiment la perception et le jugement que l’on peut avoir et porter sur les personnages d’une série.

Résumé de l’éditeur :

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche……
Des extrémités gangrenées……
Un visage figé dans un rictus de douleur……
En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.
Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?
Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l’ex-inspectrice des forces spéciales s’apprête à affronter un secret de famille terrifiant.
Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ?
Osera-t’elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ?

Nicolas Beuglet – L’île du Diable (XO Editions 19/09/2019).

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