La Cité des Jarres – Arnaldur Indridason

Chronique :

La Cite des Jarres est le 3ème opus de la série mettant en scène le commissaire Erlendur Sveinsson, mais le premier roman de la série à avoir été traduit en français. J’ai découvert le commissaire Erlendur avec le 4ème tome La Femme en vert. C’est avec grand plaisir que je me suis à nouveau plongé dans ce magnifique pays qu’est l’Islande.

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Cette fois, le commissaire Erlendur Sveinsson, accompagné de Sigurdur Oli et Elinborg va enquêter sur le meurtre de Holberg, un vieil homme retrouvé mort, le crâne fracassé, dans son appartement. Rien ne semble distinguer ce crime d’un meurtre islandais classique, basique et violent, si ce n’est un mot écrit sur un morceau de papier retrouvé sur le corps : « Je suis lui ». Poussé par son instinct, le commissaire va mener une enquête minutieuse, et faire resurgir bien des secrets autour de Holberg, qui était loin d’être un enfant de chœur…On entre dans un roman noir. Là où l’enquête nous paraît simple au premier abord, elle se complique et se précise au fil des pages. La cité des jarres, mentionnée très longtemps après le début du livre fait référence à un lieu où les organes prélevés pour la science seraient entreposés dans du formol. Mais si au départ nous parlons de viol, pourquoi nous en venons aux organes et plus précisément au cerveau ?

Ambiance sombre et glaciale dans ce roman policier… On voyage dans le temps jusqu’aux années 60, où l’on découvre des secrets de famille. Evidemment, parallèlement à l’enquête, on découvre les problèmes familiaux d’Erlendur, face auxquels il semble moins bien armé que dans son travail. Un homme malmené par la vie et son divorce, préoccupé par l’avenir de sa fille avec qui il entretient de très mauvaises relations. Eva Lind qui tente difficilement de décrocher de la drogue, alors qu’elle attend un enfant. Arnaldur Indridason arrive à nous tenir en haleine tout au long du livre sans qu’il n’y ait réellement énormément d’action. Sa plume est particulière tout comme l’univers dans lequel il nous plonge. Les personnages sont très attachants et bien décrits avec beaucoup de petits détails à première vue futiles, mais qui les rendent plus humains.

J’ai hâte de découvrir les prochaines enquêtes du commissaire Erlendur dans les nuits glacées de Reykjavik. Je vous conseille vraiment ce livre et la découverte de ce personnage.

Résumé de l’éditeur :

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un  » truc bête et méchant  »
qui fait perdre son temps à la police… Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la  » cité des Jarres « , une abominable collection de bocaux renfermant des organes…

Arnaldur Indridason – La cité des jarres (Métailié/Noir 2006), (Points Policier 2006), (Editions France loisirs 2016) traduit par Éric Boury.

Son titre original est « Mýrin  » (2000).

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La Femme en vert – Arnaldur Indridason

Chronique :

La Femme en vert est le 4ème opus de la série mettant en scène le commissaire Erlendur Sveinsson. Je l’ai depuis longtemps dans ma PAL, il était temps de découvrir enfin le personnage créé par Arnaldur Indridason. C’est parti en direction de Reykjavik, la capitale de l’Islande. la-femme-en-vert

Sur un chantier près de Reykjavik, un enfant découvre les ossements d’un cadavre qui semble vieux de plusieurs décennies. Le commissaire Erlendur et son équipe composé de Elinborg et Sigurdur Oli, peinent à trouver des indices mais remontent jusqu’à une famille qui vécut là pendant la seconde guerre mondiale, famille victime de la misère sociale et de la violence ordinaire… Le commissaire est un policier désabusé, mais coriace. C’est l’occasion pour moi de faire la connaissance de cet homme divorcé, père de deux enfants instables qui, devenus adultes, ont sombré du côté obscur de Reykjavik.

L’intrigue nous tient en haleine jusqu’à la dernière page concernant l’identité du corps. L’écriture est d’une sacrée fluidité, très noire mais d’une grande réalité. Cette façon de narrer et de mêler le passé au présent sans que cela ne gêne en rien la compréhension de l’histoire est parfaite. Il aborde très précisément la maltraitance dans le couple et cette peur au quotidien que vivent la femme et les enfants.

On découvre un commissaire avec des failles très profondes et en parallèle de l’enquête, il vit avec sa fille des moments très durs qui le place dans une situation très difficile. La trame de la famille, racontée avec parcimonie tout au long de l’histoire est juste et très poignante. La vie de cette femme, qui s’écroule sous les coups de son mari est dure et pleine de dénis mais tellement juste. En même temps on découvre un peu l’histoire de la seconde guerre mondiale en Islande et comment la capitale s’est transformé et agrandi durant toutes ces années.

L’enquête vit son apogée quand la femme en vert se montre et si vous voulez savoir qui est La Femme en vert du titre, lisez-le tout simplement. Une belle enquête en direct d’un pays fascinant. C’est avec un grand plaisir que je vais lire la suite des aventures du commissaire Erlendur.

Résumé de l’éditeur :

Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange… Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d’indices au commissaire Erlendur. L’enquête remonte jusqu’à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d’une Islande sombre et fantomatique…

Arnaldur Indridason – La Femme en vert (Métailié/Noir 2006), (Points Policier 2007) traduit par Éric Boury.

Son titre original est « Grafarþögn » (2001).

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