La Femme en vert – Arnaldur Indridason

Chronique :

La Femme en vert est le 4ème opus de la série mettant en scène le commissaire Erlendur Sveinsson. Je l’ai depuis longtemps dans ma PAL, il était temps de découvrir enfin le personnage créé par Arnaldur Indridason. C’est parti en direction de Reykjavik, la capitale de l’Islande. la-femme-en-vert

Sur un chantier près de Reykjavik, un enfant découvre les ossements d’un cadavre qui semble vieux de plusieurs décennies. Le commissaire Erlendur et son équipe composé de Elinborg et Sigurdur Oli, peinent à trouver des indices mais remontent jusqu’à une famille qui vécut là pendant la seconde guerre mondiale, famille victime de la misère sociale et de la violence ordinaire… Le commissaire est un policier désabusé, mais coriace. C’est l’occasion pour moi de faire la connaissance de cet homme divorcé, père de deux enfants instables qui, devenus adultes, ont sombré du côté obscur de Reykjavik.

L’intrigue nous tient en haleine jusqu’à la dernière page concernant l’identité du corps. L’écriture est d’une sacrée fluidité, très noire mais d’une grande réalité. Cette façon de narrer et de mêler le passé au présent sans que cela ne gêne en rien la compréhension de l’histoire est parfaite. Il aborde très précisément la maltraitance dans le couple et cette peur au quotidien que vivent la femme et les enfants.

On découvre un commissaire avec des failles très profondes et en parallèle de l’enquête, il vit avec sa fille des moments très durs qui le place dans une situation très difficile. La trame de la famille, racontée avec parcimonie tout au long de l’histoire est juste et très poignante. La vie de cette femme, qui s’écroule sous les coups de son mari est dure et pleine de dénis mais tellement juste. En même temps on découvre un peu l’histoire de la seconde guerre mondiale en Islande et comment la capitale s’est transformé et agrandi durant toutes ces années.

L’enquête vit son apogée quand la femme en vert se montre et si vous voulez savoir qui est La Femme en vert du titre, lisez-le tout simplement. Une belle enquête en direct d’un pays fascinant. C’est avec un grand plaisir que je vais lire la suite des aventures du commissaire Erlendur.

Résumé de l’éditeur :

Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange… Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d’indices au commissaire Erlendur. L’enquête remonte jusqu’à la famille qui vivait là pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la neige, les cris étouffés sous la glace d’une Islande sombre et fantomatique…

Arnaldur Indridason – La Femme en vert (Métailié/Noir 2006), (Points Policier 2007) traduit par Éric Boury.

Son titre original est « Grafarþögn » (2001).

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