Entretien avec Cédric Sire – Vindicta

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● Tout d’abord, tu as changé de pseudo et de maison d’édition. Peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?

2019 a été l’année de tous les changements pour moi ! (Rires.) J’ai modifié mon pseudonyme, qui était Sire Cédric et qui devient, de manière plus classique, Cédric Sire, tout d’abord. J’ai également quitté ma ville, Toulouse, pour m’installer à Paris. Je multiplie des projets qui sortent résolument du fantastique de mes débuts pour jouer avec divers autres genres littéraires, chez plusieurs éditeurs différents en fonction des domaines de compétences de chacun (toutes les maisons ne publient pas le même type de livre). Bref, je m’amuse. J’ai mille idées ultra motivantes à concrétiser.

 

● Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour Vindicta ?

J’avais plusieurs fils d’intrigue en tête. Cela faisait un moment que je voulais mettre en scène les conséquences désastreuses d’un braquage qui aurait mal tourné. À partir de là, toute l’histoire est, réellement, née des personnages. J’ai commencé par imaginer les quatre petits braqueurs en herbe, et ce personnage de flic qui serait présent, impuissant, pendant qu’ils commettent l’irréparable. Tout est donc, finalement, parti de la toute première image, dès le premier chapitre : quatre cagoules tête-de-mort, déposées innocemment sur un dessus-de-lit. À partir de là, je savais déjà précisément ce que je voulais raconter. Et il me tardait de le faire !

 

● Ce livre est un peu différent de ce que tu écris d’habitude, il n’y a pas vraiment le côté fantastique, peux-tu nous en dire un peu plus ?

J’ai toujours essayé d’écrire un livre différent de mes précédents. Le précédent, Du feu de l’enfer, n’avait, déjà, plus aucun élément de fantastique dans son intrigue. Il avait été soigneusement scénarisé en amont, comme une mécanique implacable. Pour Vindicta, j’ai utilisé la technique inverse : pour obtenir un côté à vif, un peu hystérique, je n’ai planifié que dans les grandes lignes et j’ai laissé les personnages vivre, de scène en scène. Il s’agit d’un roman où les personnages se laissent dominer par leurs émotions. Ils prennent tous, toujours, les mauvaises décisions parce qu’ils laissent leurs tripes décider, pas leur cerveau. Écrire en suivant cette logique m’a permis de rester au plus près de ce feeling.

 

● Penses-tu avoir franchi un nouveau cap avec Vindicta ?

Je pense passer un cap avec chacun de mes livres. Sincèrement, mon but est de divertir les lecteurs du mieux possible, en me faisant plaisir et en me surprenant moi même. Il n’y a aucune autre prétention derrière ce que je fais. Mais je travaille dur pour cela. J’espère donc m’améliorer à chaque nouveau livre.

 

● Est-ce que tu aimerais qu’un de tes livres soit adapté au cinéma ou en série pour la télé ?

Des choses sont en cours. Dans ce domaine, malheureusement, tout prend une éternité ! Mais cependant, je suis confiant.

 

● Quel sera ton mot de fin à cet entretien ?

Je salue tous les lecteurs et lectrices. N’hésitez pas à venir me voir lors d’un prochain salon littéraire ! C’est toujours un plaisir de se rencontrer et d’échanger !

 

Lien vers ma chronique de Vindicta.

Je tiens à remercier Cédric Sire d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar.

 

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Vindicta – Cédric Sire

Un grand merci aux Editions Métropolis pour leur confiance.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Vindicta, le dernier roman de Cédric Sire. J’ai bien aimé son précédent roman Du feu de l’enfer, j’avais donc hâte de lire son nouveau roman. Petit clin d’œil de l’histoire, Vindicta est sorti le 21 mars, le jour de mon anniversaire… Avant toute chose, précisons que l’auteur a changé de pseudo, maintenant ce n’est plus Sire Cédric, mais Cédric Sire. Il a également changé de maison d’édition, en signant chez Métropolis, une toute nouvelle maison spécialisée dans la littérature noire. couv5210943

C’est parti en direction de Toulouse où l’on fait la connaissance de quatre jeunes, Audrey, Damien, Driss et Elie qui rêvent de se sortir de leur banlieue avec de l’argent facile en faisant un casse chez un bijoutier corrompu. Malheureusement pour eux rien ne se passe comme prévu. Pire un d’eux va être blessé et en fuyant ils vont même renverser une enfant… Dès lors leur calvaire va commencer, la traque est lancée, Slender Man le croque mitaine urbain va se réveiller. Olivier Salva, un policier se trouve dans un fourgon blindé devant la bijouterie avec un collègue et va suivre toute la scène… En même temps on suit un groupe de militaires qui sème le chaos en Afrique et en Orient. Un groupe entrainé à exterminer toute vie humaine. Mais ils vont beaucoup trop loin, au point de déranger les plus hautes instances de la sphère politique française…

L’intrigue est bonne, les chapitres sont courts et l’écriture est fluide. J’aime toujours autant le style de Cédric Sire. C’est captivant et addictif. Comme je l’ai déjà dit, Cédric Sire ce n’est pas que de la violence, c’est également des personnages très travaillés, des intrigues avec beaucoup de recherche et des dénouements de qualité.

Vindicta est un thriller réussi de bout en bout. Attention bien sûr si vous êtes une âme trop sensible les romans de Cédric Sire ne sont pas pour vous. J’ai hâte de me replonger dans l’univers de cet auteur que j’apprécie énormément et que j’aurai plaisir à retrouver en octobre lors du Festival Sans Nom à Mulhouse. Quelle belle première pour les éditions Métropolis ! Une maison d’édition que je vais suivre avec grand plaisir.

 

Résumé de l’éditeur :

« On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. « 

Leur plan est sans risque. Le bijoutier ne portera pas plainte pour le vol car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginent avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes.

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

 » Une traque haletante secouée de fausses pistes « 

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.

Cédric Sire – Vindicta (Editions Métropolis 21/03/2019)

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Festival Sans Nom 2017, le Polar à Mulhouse

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La 5ème édition du Festival Sans Nom, se déroulera les 20, 21 et 22 octobre 2017.

Cette année le thème sera les faits divers, le parrain sera Olivier NOREK et l’invité d’honneur Jacques PRADEL.

Créé en 2013, son ambition est de devenir un évènement incontournable pour les amateurs de polar. Avec ses quatre années d’existence ce festival se démarque par sa dimension populaire et chaleureuse.

LE FESTIVAL SANS NOM EN CHIFFRE

  • 60.000 euros de budget
  • 20.000 visiteurs depuis sa création
  • 150 auteurs ont déjà participé au festival
  • 2013 année de la création du Festival
  • 4 libraires indépendants associés à la manifestation
  • 1 Prix, le prix du Festival Sans Nom

 

LES AUTEURS DE L’EDITION 2017

Stéphane BOURGOIN, SIRE Cédric, Sandrine COLLETTE, Michel EMBARECK, Nicolas FEUZ, Lionel FINTONI, Bob GARCIA, Nick GARDEL, Karine GIEBEL, Ghislain GILBERTI, Lucie JOUVET, Nicolas LEBEL, Dominique MAISONS, Anne-Sophie MARTIN, Cloé MEHDI, Martine NOUGUE, Stéphane PAIR, Elena PIACENTINI, Pierre POUCHAIRET, Frédéric PLOQUIN, Jacques PRADEL, Olivier NOREK, Jean-Marie STOERKEL, Danielle THIERY

 

LE PRIX DU FESTIVAL SANS NOM

Pour la première fois cette année, le Festival organise sa propre compétition pour distinguer un auteur et son polar. Parmi les derniers romans des auteurs qui participent au Festival Sans Nom 2017, 6 ouvrages ont été sélectionnés.

EN LICE :

Sandrine COLLETTE – Les larmes noires sur la terre (02/02/2017)

Nicolas LEBEL – De cauchemar et de feu (03/05/2017)

Stéphane PAIR – Elastique nègre (09/02/2017)

Pierre POUCHAIRET – La prophétie de Langley (15/02/2017)

SIRE Cédric – Du feu de l’enfer (09/03/2017)

Martine NOUGUE – Le vrai du faux et même le pire (01/01/2017)

Le Festival Sans Nom lance un financement participatif :

Ce financement, servira à accompagner le Festival Sans Nom dans sa mutation et son développement : augmenter la capacité d’accueil, inviter davantage d’auteurs de renom, multiplier les évènements vers tous les publics, communiquer de manière plus large, offrir une expérience inédite aux passionnées de polar, garder son indépendance.

Le lien vers le Financement participatif

Le site officiel du Festival Sans Nom

La page Facebook du Festival Sans Nom