Une étude en rouge – Arthur Conan Doyle

Chronique :

Une étude en rouge est le premier roman mettant en scène le célèbre détective privé Sherlock Holmes. Mais bizarrement c’est celui que j’ai lu en dernier… Après, avoir adoré le Chien des Baskerville et Le Signe des quatre et un peu moins La vallée de la peur, j’avais hâte de plonger dans le tout premier roman de Sir Arthur Conan Doyle. Il faut savoir que les aventures de Sherlock Holmes, également appelé Le Canon Holmésien, se compose de 60 histoires, soit 4 romans et 56 nouvelles publiés entre 1887 et 1930. Pour rappel c’est le Dr. Watson qui est le narrateur des romans d’Arthur Conan Doyle. Une-etude-en-rouge

Pour moi Une étude en rouge est avant tout le roman où le Docteur Watson découvre l’excentrique Sherlock Holmes. On commence tout d’abord par faire la connaissance du Docteur Watson et l’on apprend qu’il revient de la guerre d’Afghanistan. Il est à la recherche d’un colocataire pour se payer un logement. Grâce à un ami il fait la rencontre d’un certain Sherlock Holmes, ce dernier est également à la recherche d’un logement sur Londres. C’est au très célèbre 221B Baker Street qu’ils vont s’installer et apprendre à se connaître. D’abord un peu méfiant envers Holmes, Watson va vite devenir admiratif de ce personnage hors du commun. D’ailleurs j’adore le portrait que dresse le docteur à propos de Holmes. Un homme est retrouvé mort dans une maison inhabitée. Les deux inspecteurs de Scotland Yard que sont Lestrade et Gregson n’ont aucun indice et n’avancent pas dans leur enquête c’est pour cela qu’ils vont faire appel au célèbre détective. L’enquête n’est pas dénuée d’intérêt mais pour moi elle passe vraiment au second plan.

Le roman est partagé en deux grandes parties, d’un côté la rencontre et l’enquête, de l’autre l’explication menant aux crimes. Deux parties vraiment différentes l’une de l’autre. Mon plaisir à suivre les déductions de Sherlock Holmes est toujours aussi grand.  Et assister à la rencontre entre le Docteur Watson et Sherlock Holmes c’est magique. A travers les yeux de Watson on découvre pour la première fois le mode de vie et le caractère de Sherlock Holmes. C’est un personnage un brin cynique et hautain, mais que l’on adore.

Une étude en rouge est un roman où Arthur Conan Doyle pose les bases de ce très célèbre duo Watson/Holmes. Cette première aventure nous permet de découvrir leur rencontre et leur relation, ainsi que la fameuse méthode Holmésienne : la science de la déduction ! C’est un classique pour tout fan du plus célèbre détective de la planète.

Résumé de l’éditeur :

Au n°3 de Lauriston Garden, près de Londres, dans une maison aide, un homme est trouvé mort. Assassiné ? Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce alentour. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription : Rache ! Vengeance ! Vingt ans plus tôt, en 1860, dans les gorges de la Nevada, Jean Ferrier est exécuté par de sanguinaires Mormons chargés de faire respecter la loi du prophète. Sa fille, Lucie, est séquestrée dans le harem du fils de l’Ancien. Quel lien entre ces deux événements aussi insolites que dramatiques Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dévider. Une intrigue tout en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître…

Arthur Conan Doyle – Une étude en rouge (Le Livre de Poche 1995, 1997, 2011, 2015), (Editions Folio 2014), (Editions Librio 1999, 2010, 2016), traduit par Pierre Baillargeon.

Son titre original est « A study in Scarlet » (1887).

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L’égarée – Donato Carrisi

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de L’égarée troisième opus de la saga Mila Vasquez. Bon, elle n’est pas vraiment présente dans ce roman, mais simplement évoquée. Après avoir lu et beaucoup aimé Le Chuchoteur, un peu moins L’écorchée, je dois dire que ce troisième opus est vraiment très bon. On peut le lire indépendamment des deux premiers, mais pour tout comprendre, c’est toujours mieux de lire une saga dans l’ordre. C’est parti en direction de l’Italie sous une chaleur caniculaire. 81iLkg5EI9L

Dès le début, on découvre une jeune fille, enlevée et séquestrée par un psychopathe de la pire espèce, qui a construit un labyrinthe pour y enfermer et jouer avec ses victimes. Mais lorsqu’une de ses victimes est retrouvée vivante, le compte à rebours est lancé pour attraper ce monstre qui semble toujours avoir un coup d’avance sur la police. En l’absence de Mila Vasquez, c’est un détective privé Bruno Genko aux méthodes douteuses et pourtant très efficaces qui va s’y coller. Atteint d’une maladie incurable, il doit faire vite, car il peut mourir à tout moment. Ayant à coeur de boucler cette vieille enquête qu’il avait alors largement sous-estimée, rien ni personne ne pourra l’empêcher de découvrir qui a kidnappé Samantha, quinze ans auparavant et qui réapparaît mystérieusement.

J’ai retrouvé tout le talent de Donato Carrisi dans ce thriller court mais efficace. J’ai beaucoup apprécié les personnages, qui sont touchants et marquants. L’auteur joue avec nous du début à la fin. Son thriller prend aux tripes et nous fait penser à nos peurs que l’on ressentait étant enfant. D’ailleurs dans la plupart de ses livres, sa cible privilégiée, ce sont les enfants, à qui il fait subir les pires sévices physiques et psychologiques.

L’égarée est une vrai réussite et que dire du dénouement, quel retournement de situation incroyable ! Vivement la suite… Après avoir fermé ce livre, je comprends vraiment pourquoi Donato Carrisi est l’auteur de thriller italien le plus lu au monde.

 

Résumé de l’éditeur :

Dans une atmosphère étouffante, dans une ville engourdie par une vague de canicule, une jeune femme est retrouvée dans les bois, nue avec une jambe cassée. Elle a réussi à s’échapper après une longue séquestration. Elle est encore vivante, mais totalement désorientée.
Aussitôt prise en main dans un hôpital spécialisé, la jeune femme est interrogée par un spécialiste, le Docteur White, mais ne se souvient que de quelques bribes de ce qui lui est arrivé. Un homme, un labyrinthe, un bébé… Tout est flou. Cependant, son identité a bien été retrouvée: il s’agit de Samantha, kidnappée il y a quinze ans, un cas surmédiatisé à l’époque. Sa réapparition fait la une de tous les journaux et met la police dans l’embarras. C’est alors que le détective privé Bruno Genko décide de reprendre l’enquête qu’il avait démarrée à l’époque, embauché par les parents de la victime. Cependant, la donne a changé car Genko, atteint d’une grave maladie, sait que ses jours sont comptés: le cas de Samantha sera sa dernière mission.
De fil en aiguille, Genko parvient à retrouver des indices ignorés à l’époque, et commence à faire le lien avec des enfants abusés par le clergé… Mais où se cache donc le kidnappeur sadique qui a enfermé Samantha ? Et, en a-t-il enfermé d’autres ?
Le compte à rebours s’enclenche, l’ombre du Chuchoteur plane, et Bruno Genko a si peu de temps pour résoudre l’enquête…

Donato Carrisi – L’égarée (Calmann-Lévy 2018), traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza.

Son titre original est « L’uomo del labirinto » (2017).

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La vallée de la peur – Arthur Conan Doyle

Chronique :

La vallée de la peur est l’un des quatre romans mettant en scène le célèbre détective privé Sherlock Holmes. Après, Une étude en Rouge, le Signe des 4 et le Chien des Baskerville, c’est également le dernier roman paru. Il faut savoir que « le canon Holmésien » est constitué de 56 nouvelles et seulement quatre romans. vall-e-de-la-peur

Ce roman est constitué de deux parties. La première étant le déroulement de l’enquête et la seconde raconte le passé de l’un des principaux personnages. L’intrigue est donc découpée en deux époques bien distinctes. Sherlock Holmes semble enfin avoir découvert un adversaire à sa taille avec le très machiavélique professeur James Moriarty. On est tout d’abord dans l’Angleterre victorienne où un homme vivant dans un manoir a été sauvagement assassiné. Holmes va devoir résoudre un meurtre particulièrement étrange et mystérieux dans une ambiance confinée. Dans la seconde partie Arthur Conan Doyle nous plonge dans un passé lointain des Etats-Unis, dans un récit d’aventures vécues par un des personnages. Cela nous sert à éclaircir la première partie.

J’ai moins aimé ce roman que les autres. Pour moi la première partie est trop courte, tandis que la seconde est trop longue. De plus l’enquête touche à sa fin dès la première partie terminée, donc pas facile de rester dedans. Dernier point qui m’a un peu déçu c’est que l’on n’apprend presque rien sur le professeur Moriarty. C’est un livre que je conseil exclusivement aux fans du détective.

Résumé de l’éditeur :

Sherlock Holmes vient à peine de déchiffrer un message codé le prévenant qu’un certain Douglas, de Birlstone Manor House, est en danger, qu’il apprend par l’inspecteur MacDonald de Scotland Yard que Douglas vient d’être affreusement assassiné. Par le signataire du message, Sherlock Holmes sait que, derrière cette affaire, se trouve son ennemi juré : le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Accompagné de son fidèle Watson, Holmes se précipite à Birlstone … Lire la suite … Riche d’intrigues et d’action, La Vallée de la peur, où l’on voit Sherlock Holmes se mesurer avec Moriarty, adversaire en tous points à sa taille, est sans doute le meilleur roman de Conan Doyle.

Arthur Conan Doyle – La vallée de la peur (Le Livre de Poche 1965, 1992, 1996, 1997, 2015), traduit par Robert Latour.

Son titre original est « The valley of fear » (1915).

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Le Signe des quatre – Arthur Conan Doyle

Chronique :

Le Signe des quatre est la seconde enquête de Sherlock Holmes écrite par Arthur Conan Doyle. On y retrouve avec plaisir le duo Holmes/Watson.

9782253098126fsUne jeune femme du nom de Mary Morstan vient faire part de son problème à Holmes et lui demande de l’aide qu’il va bien entendu accepter. L’enquête sera passionnante avec une affaire de trésor perdu, un héritage, des meurtres, des disparitions. L’histoire est dépaysante et l’intrigue très originale.

Sherlock Holmes est un personnage mystérieux et attachant, qui séduit par son intelligence et son arrogance. Il possède un sens de l’analyse très développé. C’est à mon sens un personnage que tout fan de polar doit avoir lu au moins une fois. La force de ce récit réside dans l’explication du cheminement ayant conduit le coupable à commettre son crime. On connaît ainsi son histoire et ses motivations.

Arthur Conan Doyle à une méthode de narration que j’apprécie énormément et je ne peux que conseiller à tous de lire cette aventure exotique pleine de rebondissements.

Résumé de l’éditeur :

Chaque année, la jeune Mary Morstan, dont le père, officier dans l’armée des Indes, a disparu depuis longtemps, reçoit par la poste une perle. Le jour où une lettre lui fixe un mystérieux rendez-vous, elle demande au célèbre Sherlock Holmes de l’accompagner…
Cependant que le bon Dr Watson est conquis par le charme de la jeune fille, nous nous enfonçons dans une des plus ténébreuses énigmes qui aient été offertes à la sagacité du détective. L’Inde des maharajahs, le fort d’Agra cerné par les Cipayes révoltés, le bagne des îles Andaman sont le décor de l’extraordinaire aventure que Holmes va reconstituer, et qui trouvera sa conclusion dans les brouillards de la Tamise…
Une des plus fameuses aventures de Sherlock Holmes, publiée pour la première fois en 1889.

Arthur Conan Doyle – Le Signe des quatre (Le Livre de Poche 1995, 2005, 2008, 2015), traduit par Michel Landa.

Son titre original est « The sign of four » (1889).

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Pour le meilleur et pour le pire – Gunnar Staalesen

Chronique :

C’est le second roman mettant en scène le privé Varg Veum. Ce roman se situe à la fin des années 1970. Varg Veum est un ancien assistant social qui a divorcé et qui tourne à l’Aquavit. Il est le détective à l’image « anti-héros » et solitaire qui se trouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment. pour-le-mielleur-et-pour-le-pire

Notre détective n’ayant pas grand chose à faire, va rendre service à Roar un jeune garçon de 8 ans. Il va aller lui récupérer son vélo qui lui a été volé par Joker un malfrat sans repères qui fait régner sa loi avec sa bande dans une banlieue de Bergen. S’en suivra une multitude de rencontres, mais l’histoire va très vite se compliquer lorsque Wenche Andresen, la mère de Roar, sera accusée d’un meurtre. L’intrigue est somme toute banale et le dénouement n’est pas des plus surprenant mais Gunnar Staalesen reste dans le réel, le quotidien, l’intime. Il a voulu nous parler de la ville, de la banlieue et de ses habitants. Ce livre est prétexte à des réflexions sur l’amour, le couple, l’adultère ainsi que la solitude.

Ce roman nous permet également de mieux comprendre et cerner ce personnage très complexe qu’est Varg Veum. L’auteur mélange avec un grand talent l’humour, la poésie et le cynisme. Le ton sonne juste. C’est un roman noir très correct.

Résumé de l’éditeur :

 » Nous avons Roar. Tu sais où tu peux le trouver. Si tu préviens les flics, on le tue.  » Varg Veum, ancien salarié à la protection de l’enfance du port de Bergen, devenu détective privé par défaut et détesté des forces de police, n’avait pas besoin de cette nouvelle affaire de kidnapping pour nourrir son vague à l’âme. Roar n’a pas dix ans. Les ravisseurs, menés par un adolescent psychopathe, n’ont plus guère de limites. Tous vivent dans des tours aux galeries sans fenêtre, aux sous-sols murés et trichent, en périphérie de la ville, avec un avenir sans lendemain. Veum, en s’enfonçant dans cette réalité, va une nouvelle fois donner toute la mesure de son humanisme. D’autant que quelques heures plus tard, c’est à la mère de Roar d’être accusée de meurtre…

Gunnar Staalesen – Pour le meilleur et pour le pire (Gaïa/Polar 2002, 2012), (Folio Policier 2005) traduit du Norvégien par Elisabeth Tangen et Alexis Fouillet.

Son titre original est « Din, til døden » (1979).

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