Entretien avec Denis Zott – Maudite

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● Peux-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Né à Strasbourg il y a 53 ans, je vis depuis 2009 dans le Var, après un parcours professionnel de spécialiste de la communication des collectivités territoriales qui m’a conduit à travailler dans différentes régions, d’abord à l’ouest aux Sables d’Olonne, dans le sud-est à Saint-Tropez et à Draguignan de 1998 à 2002, et en région Centre à Châteauroux.
J’exerce actuellement les fonctions de directeur de cabinet et de la communication de la mairie de Saint-Tropez.

 

Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

A l’école primaire, on me surnommait le « géographe ». De fait, le premier livre qui m’a marqué fut un Atlas mondial que j’ai reçu en cadeau de Noël de mes parents. A 9 ans, je connaissais par cœur toutes les capitales de tous les pays du monde, je faisais des classements de toutes les ressources naturelles, des populations, des superficies, etc. Bref, ce livre m’a ouvert au monde et a aiguisé ma curiosité. Un jour, je rêvais de la Russie, un autre, de l’Australie ou du Canada.

 

● D’où t’es venue l’envie d’écrire des « Polars » ?

Je suivais des cours de théâtre à La Roche-sur-Yon en Vendée lorsqu’un collègue a évoqué avec enthousiasme un auteur de polar, Maurice G. Dantec, qui venait de sortir un livre « explosif », « Les Racines du mal ». Alors je l’ai lu et le choc ressenti a été tel que moi qui ne lisait que des classiques comme Albert Camus, Stefan Zweig, Hermann Hesse ou les auteurs russes du XIXe, je suis tombé dans le côté obscur de la littérature… Et depuis, je n’en suis plus sorti.

 

● Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour ton roman « Maudite » ? D’ailleurs dans ce livre tu parles beaucoup de football, je sais que tu es toi-même un grand fan de foot, mais tu supportes quelle équipe ?

Et oui, je suis un fan de football ! Je dirais même plus un fanatique ! Depuis 40 ans, je supporte le Bayern Munich, dont je ne manque aucun match à la télé. Et l’idée de Maudite, plus précisément de la terrifiante scène d’ouverture, m’est venue d’un commentaire de ma femme se plaignant de mon agitation frénétique devant un match. C’était le « classico » allemand entre le Bayern et Dortmund, les deux équipes phares du championnat allemand, un peu comme notre « classico » français Paris Saint-Germain contre l’Olympique de Marseille.
Et donc pour me moquer de mon attitude devant un match, j’ai imaginé cette scène d’ouverture impliquant Tony Beretta, une légende des ultras de l’Olympique de Marseille, et Luce, sa compagne enceinte. Interdit de stade pour des faits que l’on ne découvrira que plus tard dans le récit, Tony est obligé de suivre les matchs depuis le balcon de son appartement avec vue sur le stade Vélodrome (avant la fin de la rénovation du stade en 2012) et lorsqu’un penalty survient à cinq minutes de la fin de la rencontre, il pète les plombs…

 

● Comment tes personnages, prennent-ils vie en général et là tout particulièrement Luce et Tony ?

En général, mes personnages prennent vie quand je les confronte à une situation extrême. Et c’est le cas de cette scène d’ouverture de Maudite. Je « visualise » les personnages comme dans un film et j’essaie en même temps de faire ressentir au lecteur ce qu’ils éprouvent dans ces instants fatidiques.

 

● Dans « Maudite » tu évoques des sujets assez sensible à traiter, voulais-tu faire passer un message ?

Non, pas de message particulier à faire passer. A chaque lecteur de se faire son idée. J’évoque des choses qui existent à Marseille… mais qui peuvent également exister dans d’autres métropoles. Toutefois, le foot étant l’élément déclencheur de Maudite, il n’y a guère qu’à Marseille, une ville qui respire au rythme de l’OM, que cette histoire pouvait se dérouler.

 

● Comment organises-tu tes recherches avant l’écriture d’un roman et combien de temps cela te prend-il ?

Oui, j’ai fait des recherches sur le monde des hooligans, sur les flics ripoux, sur la spécificité des quartiers sensibles à Marseille. Je remercie d’ailleurs Olivier Norek, qui lors du salon du polar de Châteauroux en octobre 2016, m’a conseillé un livre très utile sur les cités du quartier Nord de Marseille, « La fabrique du monstre » de Philippe Pujol.

Ensuite, je suis allé plusieurs fois sur place près du stade Vélodrome, faire des repérages, notamment pour trouver des lieux d’embuscade.

Après les recherches dépendent des sujets… J’en ai fait relativement peu pour « La chute du cafard », mon premier roman, car je connaissais bien les lieux dans lesquels j’ai inscrit l’histoire, l’action se passant dans le Berry et plus précisément à Châteauroux.

 

● Quelles sont tes habitudes d’écritures et combien d’heures en moyenne écris-tu par jour ?

Comme j’habite à 40 km de mon lieu de travail et que j’écris essentiellement dans les cafés, je me lève, du lundi au vendredi, à 5h30 ce qui me permet d’écrire, à proximité du boulot, entre 7h et 9h. Puis j’y retourne entre 12h30 et 14h, et, dans un autre café plus près de chez moi, tous les samedis matin de 7h30 à 12h.

 

● Quel sera ton mot de fin à cet entretien ?

Un grand merci à toi, Steve, pour cette entretien ! Mon prochain livre sort le 5 septembre chez Hugo Thriller et je pense qu’il en surprendra plus d’un… Un polar âpre, dense et plutôt rural.

Lien vers ma chronique de Maudite

Je tiens à remercier Denis Zott d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur de talent.

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Maudite – Denis Zott

Un grand merci aux Editions Hugo Thriller pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Maudite second roman de l’alsacien Denis Zott. Nous avons échangé avec l’auteur avant que je découvre son univers et forcément lorsque l’on vient de la même région (surtout l’Alsace) ça aide à créer quelques liens. Je dois dire que c’est une belle première pour moi, même si j’aurai préféré que l’histoire se déroule en face de la Meinau (non je plaisante). Allez c’est parti suivez-moi tous en direction de Marseille en face du Vélodrome mythique stade de l’Ohème ! couv73734810

On rentre très vite dans le vif du sujet en faisant la connaissance de Luce une jeune femme de 16 ans qui est enceinte de jumeaux. Elle vit à Marseille dans un immeuble situé en face du Vélodrome avec Tony, un petit dealer surnommé « la légende », fanatique de l’Ohème qui fait partie des « Lunatics ». Mais pour cause de violence il est interdit de stade, il doit donc suivre tous les matchs à la télé. Mais lors d’un fameux classico Marseille – PSG, lorsque son équipe obtient un pénalty et que l’attaquant de son Ohème tire sur la barre, Tony rentre dans une rage folle. Dès lors la vie de Luce va basculer et celle de Tony tourne au cauchemar…

Denis Zott nous embarque dans le Marseille de la violence, de la corruption, et des gangs de la drogue. Ce roman est un véritable cocktail explosif. Le récit est très rythmé et bourré d’action. L’intrigue est bonne et les protagonistes assez réaliste. Bien sûr que moi en tant que fan de foot et de sport en général j’y ai également trouvé mon compte, d’ailleurs c’est assez rare d’avoir du foot ou du sport en général dans un thriller. Après quelle est la part de réalité exact dans ce récit je n’en sais rien, bien sûr ils existent des problèmes de violence dans le foot et toute cette corruption lié au juteux marché de la drogue que se livre les différents gangs pour avoir le plus de marché possible.

Maudite est un roman percutant au rythme effréné. Denis Zott a réussi à nous immerger dans les quartiers de Marseille avec une intrigue parfaitement maitrisé. Je vais suivre cet auteur de très près et j’ai hâte de lire son prochain roman.

Résumé de l’éditeur :

Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’Ohème. Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, seize ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony. Et l’argent et la drogue, ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main de Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens, tel le vieux Topin. Et même Yasmina, l’infirmière trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible, pour Luce, d’espérer se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville. Mais à qui faire confiance, et comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit d’elle qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ? Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

Denis Zott – Maudite (Editions Hugo Thriller 2018)

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Entretien avec Mattias Köping – Les démoniaques

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Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les rares lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Je suis marié et père de deux enfants. Je vis tranquillement quelque part dans la campagne normande.

 

● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Aussi loin que je remonte dans le temps, je revois ma mère me raconter des histoires, des contes, des récits de mythologie adaptés aux enfants. J’ai toujours eu des livres autour de moi, à la maison.

 

● D’où vous est venue l’envie d’écrire des « thrillers/romans noirs » si puissants ?

D’une manière générale, j’essaie de rendre compte clairement des faits dont je m’inspire. Or, dans mes deux bouquins, ces faits sont d’une violence inouïe. Je trouve que c’est nécessaire d’être en adéquation avec le sujet et d’écrire la violence de manière violente. Sinon, on passe à côté d’une dimension essentielle : le caractère absolument insupportable et intolérable de la violence. En faire une œuvre grand public, c’est passer à côté de l’essentiel, à mon sens. Rendre l’inadmissible admissible avec des artifices (ellipses, allusions, images floutées…), c’est dénaturer ce qu’est l’intolérable. Mais n’importe quel fait divers est plus horrible que le plus horrible des livres. Si on écrit autour de ces sujets, il faut essayer de s’en approcher au plus près.

 

Comment vous est venue l’idée de l’intrigue de votre roman « Les démoniaques » ?

Au moment du débat sur la prostitution et la pénalisation des clients en France.  Je n’avais jamais réfléchi au problème et le sujet m’a passionné. J’ai regardé des documentaires sur les réseaux de prostitution, sur les trafics en tout genre et sur les gangs. J’ai aussi suivi de très près le débat en France. Une mention spéciale pour le documentaire « Putains de guerre », sorti en 2012 et régulièrement diffusé sur France 5, qui dénonce les collusions entre armées, États, grandes institutions et réseaux de prostitution sur les différents théâtres de guerre depuis la Seconde Guerre mondiale.

Enfin, quelques faits divers relatifs à la prostitution m’ont montré à quel point on parle de choses très sordides et pas du tout glamour. Le réel est sale. C’est de cela dont parle le roman, cette saleté du réel.

Certains films aussi étaient là, en toile de fond, Délivrance par exemple, de J.Boorman. Ce film fait partie du nombre (l’horrible scène du « cochon »). Il y en a d’autres, aussi bien américains que français. Pour les films américains : Monster, Bad Lieutenant, les films de Tarantino. Pour les films français, je citerai en particulier Rue barbare, Canicule, Polisse, L 627, Coup de torchon. Plus bien d’autres encore…

 

Comment vos personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement Kimy et son père ? 

Pour ce qui est des personnages, j’essaie de les faire sortir de mon imagination : tous les personnages des Démoniaques sont fictifs, mais ils sont en revanche plausibles. Je donne juste un cadre général, qui définit de manière sommaire mes personnages : une fille paumée, une ordure, un proxénète sadique, etc.  Mes personnages ont ensuite leur vie propre. Je les laisse aller un peu où ils veulent. Je ne les censure pas : ils parlent et agissent comme ils en ont envie. C’est ça qui leur donne leur personnalité.

 

● Comment définiriez-vous vous-même votre style de romans ?

Quel que soit le contenu du récit, il faut définir un style en adéquation. C’est cette correspondance fond / forme / style qui donne sa puissance au texte. C’est valable pour tous les genres d’histoires, et pas seulement pour le noir ou le thriller. Pour Les Démoniaques, le style est simple, les phrases courtes et dépouillées et les chapitres très brefs. C’est volontaire.

 

Etes-vous un grand lecteur et si oui quels sont vos modèles ?

Clairement oui, je suis un grand lecteur, et je lis de tout. Je lis assez peu de polars, en définitive. Dans le domaine d’écriture qui est pour le moment le mien, j’apprécie particulièrement en tant que lecteur des plumes noires ou décalées. J’aime beaucoup les romanciers américains, qui sont de formidables conteurs.

 

● Quand vous commencez à écrire un roman, le dénouement est-il déjà fixé ou est-ce qu’il vient au courant de l’écriture ? 

Jamais. Je ne sais jamais où je vais. Je laisse les personnages vivre leur vie, comme je l’ai dit plus haut. Ce n’est pas une façon très économique d’écrire, car il y a beaucoup de pages (des dizaines et des dizaines) qui ne sont finalement pas retenues. Et cela nécessite un gros boulot de mise en cohérence des éléments une fois qu’un premier jet est terminé.

 

 Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui me lisent. Cela fait vraiment chaud au cœur. La littérature est incroyablement vivante grâce aux passionnés des blogs, des sites, des réseaux et des salons et signatures. J’apprécie vraiment les échanges et rencontres avec les lecteurs ! Merci pour cet entretien. Amicalement, Mattias.

Lien vers ma chronique Les démoniaques

Je tiens à remercier Mattias Köping d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur.

 

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Biographie de Mattias Köping

Né au Havre en 1972, Mattias Köping est un écrivain de littérature noire primé deux fois.
Parutions : « Les Démoniaques » & « Le Manufacturier ». Il partage son temps entre deux grandes passions, les arts martiaux et la littérature.

Les démoniaques – Mattias Köping

Un grand merci aux Editions Ring pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du premier roman de Mattias Köping, les démoniaques. En ce moment on parle beaucoup de cet auteur, surtout pour son second roman le Manufacturier. Honnêtement j’attendais beaucoup de ce premier roman et je dois vous avouer que OUI ce roman a tenu toutes ces promesses. J’ai envie de vous dire attention attachez bien vos ceintures et bienvenue à Viaduc-sur-Bauge en Normandie. couv26586216

Ce livre c’est l’histoire de Kimy une jeune femme qui est obligé par son propre père de vendre de la drogue et de se prostituer. Ce dernier est un véritable patriarche qui est à la tête d’un empire clandestin du vice et de l’horreur. Pornographie, prostitution, trafic de drogues etc… Sa carrure imposante fait qu’en général les gens ont peur de lui. Son frère est toujours dans ses combines et sa mère approuve même qu’il viole sa propre fille… Mais Kimy qui vient de fêter ses 18 ans toute seule chez elle, a décidé de ne plus vendre ni son corps ni de drogue. Elle veut que son père, son oncle et tous ces hommes qui ont abusé d’elle payent enfin pour ce qu’ils ont fait. En se promenant un jour, elle va faire la connaissance de Henri un professeur. Très vite ils vont devenir ami et se rapprocher l’un de l’autre grâce à la littérature. A partir de ce moment-là tout va changer…

Oui ce livre aborde et traite des sujets malsains comme la pédophilie, la prostitution, la drogue et la vengeance. Mais on est dans du vrai roman noir. On suit tout d’abord les différentes activités de l’Ours, (surnom du père de Kimy) qui est à la tête de plusieurs entreprises, bars, boîtes de nuits et restaurants. Tout un réseau bien huilé sous une apparence très respectable qu’il gère avec son frère. L’Ours terrorise tout le monde, même son propre frère a peur de lui. Personne ne lui résiste et il ne recule devant rien pour gagner un maximum d’argent.

Les démoniaques est un condensé des pires choses que l’humain est capable de faire pour l’argent. Je tiens quand même à dire que ce livre n’est pas un récit d’horreurs gratuit. Il suffit d’allumer votre télé, lire les journaux et regarder les infos…
Parlons du style de l’auteur, j’ai beaucoup aimé sa plume très sombre et sa manière de relater les évènements. L’histoire est bien construite et chaque chapitre apporte son lot de révélations et de suspense.

Les démoniaques est un roman cru, noir, et percutant. Clairement j’ai envie de dire purée, mais quel premier roman de Mattias Köping,… Waouh ! Sans jeu de mot je dois dire que ce livre est vraiment démoniaque… Alors oui je pourrais vous dire de ne pas le mettre entre toutes les mains, ou âmes sensibles s’abstenir… Mais non j’ai envie de vous dire foncez et lisez ce livre… En tout cas moi je dis merci Mattias Köping et j’ai hâte de le rencontrer « en vrai » pour en discuter avec lui.

Résumé de l’éditeur :

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.
Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Mattias Köping – Les démoniaques (Editions Ring 2016), (Editions La mécanique générale)

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Piégée – Lilja Sigurdardóttir

Un grand merci aux éditions Métailié pour cette lecture.

Chronique :

Lilja Sigurdardóttir est une auteur islandaise de théâtre et de romans noirs. Piégée est le premier tome de la trilogie Reykjavik noir. Après Arnaldur Indridason et Arni Thorarinsson, je découvre une auteur islandaise. C’est donc parti pour l’Islande, petite île perdu au milieu de l’Atlantique nord. L’action a lieu en hiver entre l’aéroport de Keflavik et la capitale Reykjavik de novembre 2010 à février 2011.

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On va suivre le parcours de nos trois personnages principaux. Tout d’abord Sonja une jeune maman divorcée qui aimerai récupérer la garde de son fils Tómas. Officiellement elle a créé une société d’informatique, mais tout ses voyages professionnels en Europe ne lui servent que de couverture pour faire passer de la drogue en Islande. Agla, compagne de Sonja et ancienne banquière, va faire face à une enquête pour malversations financières. Et enfin Bragi un vieux douanier travaillant à l’aéroport de Keflavik n’a pas envie de prendre sa retraite car sa solitude lui pèse de trop. Sa femme étant atteinte de la maladie de Alzheimer se retrouve dans une maison de retraite.

C’est facile à lire, l’auteur nous dévoile le quotidien des passeurs de drogue. Le rythme de lecture est rapide car les chapitres sont très courts. Piégée est un thriller avec son lot de suspense et de rebondissements, c’est également un roman qui mélange trafic de drogue, histoire d’amour, crise financière et étude de la société islandaise. Je lirai la suite avec plaisir.

Résumé de l’éditeur :

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon. Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante. Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s’est laissé enfermer. Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman. Il y a aussi, à l’aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement. Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l’Islande pendant l’hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.

Lilja Sigurdardóttir – Piégée (Métailié/Noir 23/03/2017) traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün.

Son titre original est « Gildran » (2015).

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