Piégée – Lilja Sigurdardóttir

Un grand merci aux éditions Métailié pour cette lecture.

Chronique :

Lilja Sigurdardóttir est une auteur islandaise de théâtre et de romans noirs. Piégée est le premier tome de la trilogie Reykjavik noir. Après Arnaldur Indridason et Arni Thorarinsson, je découvre une auteur islandaise. C’est donc parti pour l’Islande, petite île perdu au milieu de l’Atlantique nord. L’action a lieu en hiver entre l’aéroport de Keflavik et la capitale Reykjavik de novembre 2010 à février 2011.

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On va suivre le parcours de nos trois personnages principaux. Tout d’abord Sonja une jeune maman divorcée qui aimerai récupérer la garde de son fils Tómas. Officiellement elle a créé une société d’informatique, mais tout ses voyages professionnels en Europe ne lui servent que de couverture pour faire passer de la drogue en Islande. Agla, compagne de Sonja et ancienne banquière, va faire face à une enquête pour malversations financières. Et enfin Bragi un vieux douanier travaillant à l’aéroport de Keflavik n’a pas envie de prendre sa retraite car sa solitude lui pèse de trop. Sa femme étant atteinte de la maladie de Alzheimer se retrouve dans une maison de retraite.

C’est facile à lire, l’auteur nous dévoile le quotidien des passeurs de drogue. Le rythme de lecture est rapide car les chapitres sont très courts. Piégée est un thriller avec son lot de suspense et de rebondissements, c’est également un roman qui mélange trafic de drogue, histoire d’amour, crise financière et étude de la société islandaise. Je lirai la suite avec plaisir.

Résumé de l’éditeur :

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon. Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante. Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s’est laissé enfermer. Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman. Il y a aussi, à l’aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement. Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l’Islande pendant l’hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.

Lilja Sigurdardóttir – Piégée (Métailié/Noir 23/03/2017) traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün.

Son titre original est « Gildran » (2015).

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Soleil Rouge – Matthew McBride

Un grand merci aux éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman.

Chronique :

Soleil Rouge est le second roman de Matthew McBride. Ce livre nous emmène dans la campagne du Missouri, dans le comté de Gasconade, gangréné par la violence et le trafic de drogue. soleil-rouge

Le shérif adjoint Dale Banks est un homme droit et un bon père de famille. Mais lors d’une intervention, il découvre de l’argent dans un mobil-home pourri qui sert de labo pour faire de la méthamphétamine. Il n’hésite pas à s’en emparer et se dit qu’il va mettre sa famille à l’abri du besoin. En même temps il est conscient qu’il risque très gros en prenant l’argent des trafiquants.

Les personnages sont pour la plupart fous et malsains, comme le Révérant qui est un gros malade et qui se prend pour un élu de Dieu !
Ce livre est un mélange de violence, de drogue, de réalité, de flics pourris et de fous. L’auteur nous décrit une société complètement pourri et corrompu par la drogue. On assiste au déclin de tout le comté. Personne ne peut plus faire confiance et tout les gens se méfie de tout le monde.

Dommage que le dénouement ne sois pas très abouti et que l’histoire manque un peu d’originalité. Soleil Rouge est un roman que je conseil uniquement aux amateurs de roman noir rural.

Résumé de l’éditeur :

Dans le comté de Gasconade, la méthamphétamine dicte sa loi. Les paumés, les ouvriers, les banquiers y sont accros. On la fabrique dans les garages, les remises ou les chambres d’enfants. Même les flics se laissent parfois tenter. Et lorsque le shérif adjoint Dale Banks découvre 52 000 $ cachés dans le mobile home d’un trafiquant de drogue, il ne résiste pas et s’empare de l’argent. Banks a beau avoir agi pour de bonnes raisons, il devra tout faire pour se sortir de ce mauvais pas, car le dealer et ses associés, parmi lesquels un révérend illuminé et violent, ne sont pas du genre à partager. Avec ce roman sans concession, Matthew McBride nous emmène à travers les plaines du Missouri où même les vastes paysages ne parviennent pas à apaiser les âmes.

Matthew McBride – Soleil Rouge (Gallmeister/Néo Noire 03/01/2017) traduit de l’anglais par Laurent Bury.

Son titre original est « A Swollen Red Sun » (2014).

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Les Chiens de Riga – Henning Mankell

Chronique :

Pour la seconde apparition de l’inspecteur d’Ystad en Scanie, on est dans le genre roman d’espionnage. Henning Mankell a clairement décidé d’apporter une dimension particulière à son inspecteur. Les Chiens de Riga c’est une plongée dans l’univers totalitaire de l’ex U.R.S.S. Sur fond de politique, d’histoire, de drogue et de criminalité. Tout y figure, organisations secrètes, surveillances policières, trafic de drogue, influences politiques.
Ce roman est criant de réalité. les-chiens-de-rigaC’est dans une atmosphère très tendu en Lettonie, que Kurt Wallander doit mener une enquête. D’entrée on a du mal à lâcher ce livre, Wallander traîne toujours autant son mal être, il est embourbé dans ses soucis familiaux et l’alcool est toujours son meilleur ami quand il rentre chez lui. L’enquête en Suède est d’abord assez calme et se déroule sans soucis majeur, mais elle prend un tout autre tournant dès qu’il pose les pieds en Lettonie. Il est obligé d’avancer à l’aveugle sans ses repères habituels, sans aide, et devra se méfier de tout le monde, ignorant tout sur la réalité du pays dans lequel il se trouve.

Le suspense est total et garanti dans un environnement dépaysant, les derniers chapitres se déroulent dans une extrême tension. Wallander est très attachant, il apparaît comme un « héros » très humain, avec ses doutes, ses peurs, ses faiblesses et ses erreurs.

Henning Mankell a su restituer au mieux cette sombre époque de la Lettonie, il a parfaitement réussi la description de ce pays fermé sur lui même. C’est un très bon roman qui a su me captiver de bout en bout.

Résumé de l’éditeur :

Février 91. Un canot pneumatique s’échoue sur une plage de Scanie. Il contient les corps de deux hommes exécutés d’une balle dans le cœur. L’origine du canot est vite établie : de fabrication yougoslave à l’usage des Soviétiques et de leurs satellites. Les corps sont identifiés : des criminels lettons d’origine russe liés à la mafia.

Un policier de Riga est appelé en renfort à Ystad. Dès son retour en Lettonie, l’étrange major Liepa pour lequel l’inspecteur Wallander s’est pris d’amitié est assassiné. Wallander part pour Riga. Là, privé de tous repères, il se trouve plongé dans un pays en plein bouleversement, où la démocratie n’est encore qu’un rêve, un monde de surveillance policière, de menaces non voilées, de mensonges.

Où est la vérité? À force d’obstination l’inspecteur suédois, réduit à ses seules intuitions mais épris de justice, fera la lumière.

Henning Mankell – Les Chiens de Riga (Seuil/Policiers 2003), (Points policier 2004) traduit du suédois par Anna Gibson.

Son titre original est « Hundarna i Riga » (1992).

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