Entretien avec Matthieu Parcaroli – Le Cri des corbeaux

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Peux-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Je suis dans l’année de mes 40 ans. Je suis directeur d’école en Éducation Prioritaire et quand je ne suis pas dans mon bureau, j’ai en charge une classe de CM2. En parallèle, je vis avec la passion de l’écriture depuis 2013 au hasard d’un concours parrainé par Maxime Chattam. Je n’ai plus lâché le clavier depuis en participant régulièrement à d’autres concours : j’ai même été lauréat du prix E-crire Auféminin en 2016.

 

● Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Mes parents sont de très gros lecteurs et ils ont toujours eu un livre à la main. De mon côté je lisais beaucoup : j’étais un grand fan du journal de Mickey et de Super Picsou Géant. Je ne lisais pas trop de romans jusqu’à découvrir « La condition humaine » de Malraux en classe de première avec un professeur de français passionnant. Depuis lors, je n’ai plus lâché la lecture.

 

D’où t’es venue l’envie d’écrire des « Polars » et comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour ton premier roman « Le Cri des corbeaux » ?

J’ai toujours aimé les enquêtes. Les seuls romans que je lisais enfant étaient ceux de la collection du club des cinq. Il y a eu aussi une série TV qui m’a marqué : c’était « Les compagnons de l’aventure » où une bande de jeunes résolvaient les enquêtes du village. J’aimais beaucoup ça. Par la suite, j’ai découvert « Les rivières pourpres » de Grangé qui a été un tournant : j’ai découvert un thriller d’une force et d’une intelligence déroutante. Concernant « Le cri des corbeaux », une première version « nouvelle » a été écrite en 2013 pour ce concours où Maxime Chattam était parrain. J’ai ensuite repris cette idée pour en faire une version plus longue.

 

Dans « Le Cri des corbeaux » tu évoques les phobies, as-tu toi-même de grosses phobies ? 

Je n’ai pas de grosses phobies au sens psy du terme à part le vertige qui pourrait me figer sur place. Sinon j’ai quelques peurs classiques comme les serpents ou les orages.

 

● Comme je l’ai évoqué dans ma chronique, j’ai trouvé que dans ton roman il y a une part de classique british qui vient du whodunnit, est-ce que tu confirmes cela ? 

Je confirme même si j’ai appris ce terme après l’écriture du roman. Cela provient sûrement du fait que j’aime beaucoup les énigmes.

 

Comment tes personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement les deux couples ?

J’avais cerné la personnalité des personnages avant l’écriture du roman. Je voulais deux couples foncièrement différents. J’ai juste eu à les poser dans cette villa pour les regarder prendre vie. C’est le côté jouissif de l’auteur lorsque ses personnages s’autonomisent.

 

● Est-ce que tu es un grand lecteur et si oui qui t’a inspiré ?

Je suis un grand lecteur dans le sens où le soir j’ai toujours un livre en main avant de m’endormir mais j’aime aussi beaucoup la télé. Je ne sais pas qui m’inspire mais j’adore des auteurs comme Chattam, Musso, Carrisi ou Fitzek. J’aime aussi beaucoup Vincent Hauuy et dernièrement, j’ai découvert la plume de Jerôme Loubry que j’apprécie particulièrement. Mais je ne lis pas que du thriller : j’adore les romans feel-good de Marie Vareille ou l’écriture sensible d’Agnès Martin-Lugand.

 

● Comment organises-tu tes recherches avant l’écriture d’un roman et combien de temps cela te prend-il ?

Pour « Le cri des corbeaux » j’ai beaucoup lu de livre sur la psychologie, notamment sur les phobies. Je n’arrive pas à évaluer le temps que ça peut me prendre. C’est parfois en amont, parfois pendant l’écriture lorsque j’ai besoin de renseignements très particuliers.

 

● Quelles sont tes habitudes d’écritures et combien d’heures en moyenne écris-tu par jour ?

Je ne vis pas de l’écriture, c’est donc mon travail de directeur d’école qui me prend le plus de temps sur une semaine. Quand je suis en phase d’écriture, c’est souvent deux séances : les samedis et dimanches après-midi. C’est pourquoi j’aime les chapitres courts : j’ai besoin de m’arrêter sur une « petite fin » avant de pouvoir redémarrer la séance d’après.

 

Quel sera ton mot de fin à cet entretien ?

Je te remercie pour ton retour de lecture et pour tes questions. Les blogueurs, blogueuses sont vraiment une force pour les jeunes auteurs et je ne pourrais jamais assez les remercier.

 

Lien vers ma chronique Le Cri des corbeaux

Je tiens à remercier Matthieu Parcaroli d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur.

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Le Cri des corbeaux – Matthieu Parcaroli

Un grand merci aux Editions du Masque pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du premier roman de Matthieu Parcaroli, Le Cri des corbeaux. C’est un auteur lorrain qui a été publié aux Editions du Masque. Je dois bien avouer que ce n’est pas toujours évident de gérer sa PAL tout au long de l’année. D’ailleurs la mienne ne diminue quasiment jamais ! Il y a tellement de nouveautés chaque année, tant de nouveaux auteurs que l’on découvre, qu’il faut bien entendu faire des choix. Mais notre travail à nous blogueurs/blogueuses consiste entre autre, de vous faire découvrir de nouveaux auteurs. Là je suis ravi d’avoir fait ce choix, cet auteur est une très belle découverte. Suivez-moi c’est parti en direction du lac des corbeaux en pleine montagne.  71huGk-7eHL

On fait connaissance avec Julie et Théo un couple originaire du Nord de la France, qui vient d’ouvrir leur propre boulangerie. Ils sont les heureux gagnants d’un concours en ligne. Ils ont gagnés un week-end tout confort dans une villa luxueuse en pleine montagne et un chauffeur vient même les récupérer devant chez eux avec un 4 x 4 Audi Q5. Mais ils ne savent pas vraiment où ils vont, la destination est une surprise. Arrivé sur place ils comprennent très vite que ce lieu est aussi magnifique que perdu. Puis quelques heures après leur installation, c’est un second couple qui arrive… Personne bien entendu n’était au courant qu’ils devaient partager cette magnifique villa. D’ailleurs la tension monte très vite entre les deux couples, même si Julie et Théo sont bien décidés à rester, le second couple Simon et Agathe souhaitent partir au plus vite. Dès le lendemain ils tentent d’appeler les organisateurs mais ils n’ont aucun réseau. Puis ils décident de sortir du domaine à pied mais le grillage est électrique. Le week-end va très vite se transformer en cauchemar lorsqu’Agathe disparaît mystérieusement en forêt aux côtés de Julie…

J’ai rapidement été happé par ce huis-clos. L’intrigue est originale et bien maîtrisé. Les chapitres sont courts et très rythmé. Dans ce roman il est question de nos différentes phobies. Comment faire au mieux pour les appréhender. Les flashbacks expliquant le présent des différents protagonistes est très bien conçu également. Le roman est un peu trop court cependant pour vraiment s’attacher aux personnages, ce qui n’est pas vraiment le but de ce récit. Quant au dénouement j’avais pensé trouver, mais pas du tout, j’ai été très surpris, mais je ne vous dirai rien de plus, vous constaterez par vous-même.

Le Cri des corbeaux est un très bon premier roman et je suis toujours ravi de découvrir de nouveaux auteurs talentueux. De plus moi qui est un fan des « Whodunnit » je trouve qu’il a été conçu un peu à la manière british d’un roman à énigme. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre et il se lit très rapidement. Je ne peux que vous le conseiller, lancez-vous et laissez-vous séduire par Matthieu Parcaroli. Moi j’ai hâte de lire son prochain roman.

Résumé de l’éditeur :

Après avoir participé à un concours en ligne, Julie et Théo gagnent un week-end pour deux tous frais compris dans une sublime villa à la montagne près du lac des corbeaux.
Pour ce jeune couple modeste, c’est le voyage de noces qu’ils n’ont jamais pu s’offrir. Sur place, le rêve s’arrête net lorsqu’ils voient débarquer un autre couple, eux aussi vainqueurs du concours. Comble de la malchance, le lieu, perdu dans la nature enneigée, ne semble pas desservi par le réseau. Impossible de contacter les organisateurs du jeu. Mais le séjour romantique bascule véritablement dans le cauchemar lorsqu’ils se rendent compte être enfermés dans cette immense propriété et que l’un d’eux disparaît au cours d’une coupure d’électricité.
La peur est un vilain défaut… et nos personnages vont l’apprendre de la plus cruelle des façons.

Matthieu Parcaroli – Le Cri des corbeaux (Editions du Masque 2019)

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