Boréal – Sonja Delzongle

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Boréal de Sonja Delzongle. Cela fait très longtemps que j’entends parler de cette auteure talentueuse. Je dois dire que la couverture de Boréal m’a vraiment attiré, elle est tout simplement magnifique. Moi qui aime les pays nordiques, l’hiver, la glace et le froid c’est tout naturellement que je me suis plongé dans ce livre. Allez c’est parti en direction du Groenland, deuxième plus grande île du monde. couv9605967

On fait d’abord connaissance avec Luv Svendsen, une scientifique norvégienne, qui étudie les disparitions animales mystérieuses sur toute la planète. C’est une femme qui de part son travail a déjà connue pas mal de soucis avec différents organismes à travers le monde. La raison pour laquelle elle habite complètement isolé sur une île norvégienne.
En parallèle on est plongé au cœur même de la mission Arctica, une équipe de chercheurs regroupé dans une base situé sur l’inlandsis Groenlandais. Cette équipe constituée d’un glaciologue, d’une climatologue, d’un photographe, d’une géologue, d’un cuisinier et d’un sismologue a pour mission, d’étudier les conséquences du réchauffement climatique dans cette partie du globe. Mais lors d’une expédition, ils font la découverte macabre d’un cimetière glacé de bœufs musqués. Dès lors le danois Roger Ferguson qui est le chef de la mission décide de faire appel à son amie Luv, spécialiste des disparitions animalières. Une occasion toute faite pour elle de fuir ses propres drames familiaux… intègrant la base avec un ami journaliste, les choses ne vont pas se passer comme prévu, secrets, tensions et disparitions tout cela dans des conditions extrêmes.

J’ai beaucoup aimé cette ambiance glaciale et oppressante qu’a su créer Sonja Delzongle. Entre froid polaire, nuit permanente, ours polaires (qui finalement ne sont pas blancs), les inuits et leurs légendes, les découvertes mystérieuses et un peu de chamanisme on est servi. J’ai trouvé l’écriture très fluide et j’ai très vite été happé par l’intrigue. Je souligne également un remarquable travail de documentation sur l’histoire et les soucis écologique auxquels doit faire face le Groenland. D’ailleurs Sonja Delzongle, en profite pour évoquer les soucis écologiques qui frappent le Groenland, la fonte des glaces, les séismes, les ours polaires en manque de nourriture.

Boréal est un super thriller polaire et écologique. C’était mon premier roman de Sonja Delzongle, mais clairement pas le dernier. Quelle magnifique description des lieux et surtout quel dépaysement.

Résumé de l’éditeur :

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un œil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un bœuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. Le lendemain a lieu la première disparition.

Sonja Delzongle – Boréal (Editions Denoël 2018), (Editions Folio 2019)

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Piste noire – Antonio Manzini

Merci aux éditions Denoël pour cette lecture.

Chronique :

J’avais adoré le sous-préfet Rocco Schiavone dans Maudit Printemps, c’est donc tout naturellement que j’ai voulu commencer par le premier opus de cette saga, Piste noire. C’est parti en direction de l’Italie pour le Val d’Aoste en plein hiver. piste noire manzini

C’est avec grand plaisir que je retrouve le sous-préfet Schiavone, un anti-héros aux méthodes pas toujours légales ni très orthodoxe mais très efficace qui s’obstine à porter ses Clarks par tous les temps.  Un personnage odieux, macho et sarcastique, mais tellement attachant et charismatique. Rocco a été transféré par sa hiérarchie dans le Val d’Aoste suite à un souci à Rome. Lui qui est habitué à la vie et au soleil romain, a beaucoup de mal à s’intégrer dans sa nouvelle vie à Aoste. Il n’aime ni la neige, ni le froid, ni le ski ni la grisaille du Nord de l’Italie. Et ce qu’il n’aime vraiment pas c’est les emmerdes… Mais il va vite se retrouver avec un cadavre sur les bras. Ce dernier a été retrouvé sur une piste de ski après avoir été écrasé par une dameuse. Il va devoir enquêter sur cette tragédie qui n’est pas un accident mais bien un meurtre.

Avec Antonio Manzini on se rapproche au plus près de la réalité. Entre corruption, trafic de clandestin ou de drogue, l’auteur aborde des thèmes de société qui sont réels. Les personnages sont à la fois passionnants, marrant et charismatique. L’écriture est fluide et c’est un roman policier avec beaucoup d’humour. J’ai adoré l’ambiance montagnarde, ses paysages enneigés et ses chalets cosy.

Piste noire est un roman policier dépaysant et plein de fraîcheur. Je conseille vraiment cette série à tout le monde, je suis complètement sous le charme de Rocco Schiavone et de ses acolytes, de cette ville et de ses montagnes. Merci et bravo à Antonio Manzini, je me suis régalé.

Résumé de l’éditeur :

Séducteur, corrompu, sarcastique, Schiavone est aussi antipathique qu’attachant. Le genre de héros qu’on adore détester… Le commissaire Rocco Schiavone est romain jusqu’au bout des ongles : snob, macho et ronchon, il est doté d’un humour noir dévastateur. Muté à Champoluc dans le val d’Aoste, il vit son départ en province comme un exil. À son corps défendant, il doit quitter sa paire de Clarks adorée pour porter de répugnants après-ski et considère ses nouveaux collègues comme des ploucs.
Peu après son arrivée, on trouve le cadavre d’un homme sur une piste de ski, écrasé sous une dameuse. Accident ou meurtre? Quand le médecin légiste découvre un foulard dans la gorge de la victime, le doute n’est plus permis. Schiavone se plonge alors dans une enquête rocambolesque, freiné par son ignorance, voire son mépris, de la région et de ses usages. Mais certains habitants de cette vallée hostile et glaciale trouvent grâce à ses yeux. Notamment une habitante : la somptueuse Luisa Pec…

Antonio Manzini – Piste noire (Denoël/Sueurs froides 04/05/2015), (Editions Folio 10/03/2016) traduit de l’italien par Samuel Sfez.

Son titre original est « Pista nera » (2013).

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L’homme chauve-souris – Jo Nesbø

Chronique :

L’homme chauve-souris est le premier tome de la saga Harry Hole l’inspecteur Norvégien de Jo Nesbø. Pour ce premier livre, direction non pas la Norvège, mais Sydney en Australie. l'homme chauve souris

On fait très vite la connaissance de l’inspecteur Harry Hole, un flic d’une trentaine d’année, ancien alcoolique un peu paumé et désabusé. Après une bavure il est volontairement éloigné par sa hiérarchie et envoyé à Sydney pour enquêter sur le meurtre d’une compatriote retrouvée étranglé. Harry débarque donc dans ce pays qui lui est complètement inconnu sans savoir où il va mettre les pieds. Ce qui semble être une simple enquête de routine va se révéler bien plus compliqué que prévu. Pour cela il sera aidé sur place par Andrew Kensington un policier d’origine aborigène grand et costaud avec qui il va très vite se lier d’amitié. Andrew va lui raconter des légendes sur l’histoire de son peuple et lui faire rencontrer des personnages étranges. Les pistes ainsi que les rebondissements seront multiples.

Avec ce premier tome l’auteur pose les bases de son personnage Harry Hole. On découvre son passé, sa vie, ses doutes. Mais il nous plonge également dans la culture aborigène de l’Australie.

En résumé Jo Nesbø est très bon et le point fort est sans aucun doute Harry Hole le personnage principal. Mais j’ai beaucoup moins aimé l’ambiance et l’intrigue. L’enquête tourne en rond et pour moi le dénouement est trop rapide. Mais je lirai quand même la suite des aventures de Harry Hole avec plaisir.

Résumé de l’éditeur :

Une jeune Norvégienne est retrouvée morte au pied d’une falaise en Australie. L’inspecteur Harry Hole est envoyé sur place par sa hiérarchie, soucieuse de l’éloigner suite à un événement tragique, pour assurer la liaison entre Oslo et la police locale. Plongé dans la culture aborigène alors qu’il est prié de rester en retrait de l’enquête, il tombe sous le charme d’une Suédoise et lui dévoile peu à peu son passé.
Mais les meurtres sauvages se multiplient jusqu’à toucher Harry de près. Impliqué personnellement dans cette affaire, il se lance dans une traque acharnée, au risque de sombrer.

Jo Nesbø – L’homme chauve-souris (Editions Gaïa 02/2002), (Folio Policier, 2005, 2012, 27/03/2014, 09/02/2017) traduit du norvégien par Elisabeth Tangen et Alex Fouillet.

Son titre original est « Flaggermusmannen » (1997).

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