Puzzle – Franck Thilliez

Chronique :

Ma première chronique de l’année 2020 est pour Puzzle un one-shot de Franck Thilliez. Au fil des années il est vraiment devenu mon auteur favori. Quelle régularité fascinante dans la qualité de chacun de ses livres depuis maintenant plus de quinze ans déjà… Même si j’ai une préférence pour les aventures de la saga Sharko & Hennebelle, je découvre toujours avec plaisir tous ses one-shots. Je n’avais pas encore lu Puzzle qui est paru en 2013, voilà chose faites désormais. Entre tempêtes de neige et atmosphère glaciale, ce livre est parfait pour la saison, suivez-moi c’est parti au coeur des Alpes direction Swanessong… couv64376664

Tout d’abord on fait connaissance avec un certain Lucas Chardon, qui est interné en hôpital psychiatrique depuis plusieurs mois. Ce dernier a été retrouvé et arrêté sur une scène de crime un 22 décembre, dans laquelle huit personnes ont été assassinées. On se retrouve quatre mois plus tard et on fait connaissance avec Ilan Dedisset, un jeune homme qui habite tout seul dans une grande maison isolé suite au décès de ses parents.  En attendant qu’un de ses jeux vidéo qu’il développe soit accepté et validé par une grande marque, il travaille de nuit dans une station-service. Mais lorsque Chloé Sanders son ex-petite amie réapparait dans sa vie, ce spécialiste des jeux de rôles et des jeux en réalité alternée va replonger. Depuis quelques années les deux rêvent de trouver l’entrée du jeu « Paranoïa », un jeu qui existe sans exister dont personne ne connaît les règles ni le but ultime. Unique promesse : un jour le jeu serait là et il y aurait un gain de trois cent mille euros à la clé pour le vainqueur. Lorsque Chloé et Ilan trouvent enfin la porte d’entrée, ils ne peuvent s’imaginer ce qui les attends… Les huit candidats du jeu « Paranoïa » vont vivre un enfer dans un vieil hôpital psychiatrique abandonné au cœur des Alpes à Swanessong.

Puzzle est un thriller rempli de suspens et de mystère, qui nous plonge constamment dans le flou, mais malgré cela j’ai toujours eu envie d’en savoir plus. J’ai trouvé l’histoire bien travaillé et bien développé. Les descriptions des lieux nous plonge dans une atmosphère angoissante et oppressante. On sent également la touche de l’auteur au niveau des recherches pour être au plus proche de la réalité. Les personnages quant à eux sont super mystérieux et on a du mal à savoir à qui on peut vraiment faire confiance. C’est vrai que pour moi, niveau thriller psychologique, c’est soit j’adore, soit je n’aime pas du tout, il n’y a pas de demi-mesure. Mais lorsqu’un thriller psychologique est d’une telle qualité et qu’en plus il est si énigmatique alors j’adore !

Puzzle est un huis-clos captivant et je suis certain que vous allez être complètement happé par « Paranoïa« . Alors pour ceux qui n’ont pas encore lu ce livre je vous le conseille vivement. Avant de vous quitter je dois vous dire une chose : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez lire n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu, mais est-ce qu’à votre tour vous ferez la différence entre la réalité et le jeu ? Bonne chance et que le jeu commence ! »

Résumé de l’éditeur :

Ilan et Chloé sont spécialistes des chasses au trésor. Longtemps, ils ont rêvé de participer au jeu ultime, celui dont on ne connaît que le nom : Paranoïa. Le jour venu, ils reçoivent la règle numéro 1 : Quoi qu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu.
Suivi, un peu plus tard, de la règle numéro 2 : L’un d’entre vous va mourir.
Et quand les joueurs trouvent un premier cadavre, jeu et réalité commencent à se confondre.
Paranoïa peut alors commencer… »

Franck Thilliez – Puzzle (Editions Fleuve Noir 2013), (Editions France Loisirs 2013), (Editions Pocket 2014)

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Double piège – Harlan Coben

Un grand merci aux Editions Belfond pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Double Piège du grand Harlan Coben que j’ai eu la chance de rencontrer il y a deux semaines au festival du livre à Colmar. Cela fait très longtemps que je n’ai plus lu un de ses romans, mais ma rencontre avec lui m’a motivé à sortir un de ses récents livres de ma PAL. J’ai donc choisi Double Piège qui est sorti en 2017. Allez suivez-moi c’est parti direction l’Etat de New York et celui du New Jersey. couv52624450

On fait connaissance avec Maya Burkett, une ancienne militaire, que l’on retrouve le jour de l’enterrement de son mari Joe. Ce dernier a été assassiné sous ses yeux dans un parc. Elle se retrouve seule à élever sa fille Lily âgé de deux ans. Eilen sa meilleure amie lui conseille d’installer une caméra afin de surveiller Lily et sa nounou durant son absence. De nature méfiante Maya accepte avec plaisir. Mais un matin, alors qu’elle visionne la vidéo de la veille un homme apparaît à l’écran ! Un homme qu’elle reconnaît de suite, sans aucun doute, c’est Joe son mari… Comment cela est-ce possible ? Est-ce bien réel où est-ce encore une hallucination ? Elle qui dort très mal et qui est sujette à des hallucinations auditives, depuis une mission en Irak qui a mal tournée et qui a mis fin prématurément à sa carrière militaire. Du coup elle décide de prendre les choses en main, mais cela se complique lorsqu’elle découvre que c’est la même arme qui a été utilisé pour tuer son mari et sa sœur Claire ! Elle se retrouve livrée à elle-même. A qui peut-elle encore faire confiance ?

Je dois bien avouer que je m’attendais à ce genre de roman et d’écriture à l’américaine, une intrigue prenante et surprenante à souhait. Si je dois résumer ce livre, pour moi c’est fluide, simple et efficace. Tous les ingrédients sont présents pour faire de ce thriller, un livre qu’on ne lâche plus et qui se lit très rapidement. Je pense que la force d’Harlan Coben est de pouvoir mélanger un tel suspense avec une bonne intrigue tout en restant dans une écriture d’une grande simplicité. Mes hypothèses et mes certitudes sont tombés à l’eau, Harlan Coben nous mène en bateau avec une facilité déconcertante.

Double Piège est un thriller très divertissant avec beaucoup de rythme et de fausses pistes. Harlan Coben fais partie des très grands auteurs de thriller à n’en pas douter, en témoigne tous ses nombreux prix et toutes ses ventes dans le monde entier.

Résumé de l’éditeur :

Pour surveiller sa baby-sitter, Maya a installé une caméra dans son salon, quand apparaît à l’écran son mari, Joe… qu’elle vient d’enterrer ! Un choc suivi de deux troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l’arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la sœur de Maya, Claire, quelques années auparavant dans des circonstances troubles.
Mort ou vivant, Joe était-il bien l’homme que Maya pensait connaître ? La frontière entre vérité et illusions n’a jamais semblé si floue. La jeune veuve plonge dans les zones d’ombre du passé… à ses risques et périls.

Harlan Coben – Double Piège (Editions Belfond Noir 2017), (Editions Pocket 2018) traduit de l’américain par Roxane Azimi.

Son titre original est « Fool me once » (2016).

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Entretien avec Marc Voltenauer – Le dragon du Muveran

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● Pourrais-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Je suis né à Genève en 1973 d’une mère suédoise et d’un père allemand. Enfant et adolescent, j’étais partagé entre ma passion pour le football et l’idée d’épouser une carrière de pasteur, pour suivre les traces de mon grand-père, évêque au sein de l’église luthérienne de Suède. Après avoir effectué des études de théologie à l’université de Genève, j’ai été engagé comme secrétaire général des Unions chrétiennes de Genève, puis j’ai travaillé pendant huit ans dans les ressources humaines au sein d’une banque à Genève. Puis un tour du monde avec mon compagnon. Au retour, j’ai travaillé pour une entreprise pharmaceutique tout en commençant à écrire mon premier polar. L’année dernière, j’ai arrêté de travailler et je suis parti avec mon compagnon une année en Suède sur l’île de Gotland pour écrire L’Aigle de Sang dont l’intrigue se passe sur cette magnifique île de la mer Baltique. De retour en Suisse, à Gryon où se situent mes deux premiers polars, je suis en train d’écrire la suite des aventures de l’inspecteur Andreas Auer.

 

● Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

C’est avec des livres pour enfants suédois que ma mère me lisait.

 

● D’où t’es venue l’envie d’écrire des « Polars » ? Comment est venue l’idée de l’intrigue pour ton premier roman « Le dragon du Muveran » ?

L’écriture s’est imposée à moi sur le tard, à la suite du voyage autour du monde que j’ai fait avec mon compagnon en 2011-2012. C’est Gryon, petit village paisible des Alpes suisses qui m’a inspiré et donné l’envie d’écrire. Gryon – tout comme Fjällbacka pour Camilla Läckberg – était le parfait décor d’un polar : l’atmosphère singulière d’un petit village pittoresque, le savoir-vivre montagnard, l’ambiance chaleureuse des chalets, les différents lieux publics, la vie villageoise, le découpage impressionnant des massifs alentour, les hivers rudes. Juste avant Noël, en 2012, je me suis réveillé au milieu de la nuit et j’ai commencé à mettre sur papier les grandes lignes de l’intrigue du « Dragon du Muveran ». Après quelques nuits, j’ai commencé à écrire. Jamais je n’avais décrit des personnages, des lieux, des ambiances et encore moins eu l’occasion de m’entrainer à l’exercice redoutable de rédiger des dialogues. Très vite, l’écriture est devenue un savoureux mélange entre envie et besoin. Une sorte de drogue douce à laquelle j’avais succombé sans même m’en rendre compte. Une année et demie après cette nuit de Noël de 2012, j’ai écrit la dernière ligne de mon roman avec en prime un sentiment vagabond qui vacillait entre la satisfaction d’être arrivé au bout et un début de mélancolie.

 

● Comment tes personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement Andreas Auer ?

Mes personnages prennent forme durant la phase de recherche avant le début de l’écriture, mais ils se développent et s’approfondissent au moment où j’écris le livre. Le scénario initial évolue lui aussi en écrivant. Pour chaque personnage, au fur et à mesure de mes réflexions, j’écris une biographie.
En commençant mon premier roman, j’avais le lieu – Gryon -, l’intrigue mais il me manquait encore mon personnage principal. J’ai alors pensé aux flics de mes lectures préférées… Est-ce qu’il allait être…

…une sorte de Harry Hole tout à la fois solitaire, dépressif, alcoolique et attachant ?

…ou alors un Wallander mélancolique, décalé, maladroit et tout aussi attachant ?

…ou encore un Anders Knutas qui vit une vie de famille pépère sur une île suédoise ?

Et je me suis dit alors que je ne voulais ni un alcoolique dépressif ni un père de famille modèle… C’est là qu’Andreas Auer est né dans mon esprit. Andreas est un épicurien bien dans sa peau (vraiment?). Il a grandi en ville et habite maintenant dans un village de montagne. Il est homosexuel et le vit bien. En couple avec Mikaël. Il ne s’est jamais posé de questions. Une vie toute tracée. Il s’intéresse à beaucoup de choses : psychologie, théologie, gastronomie, whisky, cigares. Mais sa plus grande passion est le comportement des tueurs en série. Il aime la démarche qui le conduit à essayer de pénétrer un esprit criminel et de comprendre ses motivations. Découvrir l’identité d’un meurtrier, tenter d’approcher son ombre, cerner son inconscient. L’ombre le fascine. Celle des meurtriers. La sienne, aussi. Il s’engage à fond dans son métier (ou sa vocation?) parfois jusqu’à l’obsession. Un homme à la personnalité complexe. Pour lui, il n’y a pas de blanc ou de noir. Que des nuances de gris… Mais au fil du temps, des questions existentielles font surface et surtout des cauchemars récurrents hantent certaines de ses nuits, ce qui l’a conduit à se retrouver dans mon dernier roman sur l’île suédoise de Gotland sur les traces de son propre passé…

 

● Comment organises-tu tes recherches avant l’écriture d’un roman et combien de temps cela te prend-il?

Pour mon dernier roman, L’Aigle de sang, j’ai fait des recherches et élaboré le scénario pendant près de six mois avant de commencer à écrire. En ce qui concerne les recherches, cela dépend des sujets que je vais aborder. Il s’agit pour moi de lectures, de rencontres avec des spécialistes dans certains domaines, notamment la police, mais aussi pour mon dernier livre avec un archéologue, un historien ou encore un bijoutier. Et je vais aussi faire des repérages sur les lieux que je vais faire vivre dans mon histoire. Le scénario s’élabore comme un puzzle qui prend forme au fur et à mesure de mes réflexions. Il se décline en séquences.

 

● Es-tu un grand lecteur et si oui qui t’a inspiré?

Je suis un grand lecteur, principalement de « polars ». Maintenant que j’écris, je ne lis plus autant qu’avant. À regret. À la base, les livres qui m’ont inspiré et motivé à écrire sont les polars suédois. Je trouvais que la manière dont étaient construits les polars nordiques se prêtait parfaitement au cadre montagnard suisse. Une des clés du polar nordique, c’est son faux rythme. Le polar du nord installe un rythme lancinant. On découvre l’environnement, on apprend à connaître les personnages, on entre chez eux, dans leur vie quotidienne. Cette apparente lenteur est synonyme de profondeur. Puis à un moment donné, l’enquête s’accélère. Le rythme devient haletant et la conclusion souvent explosive. Cette fausse lenteur est aussi en lien avec l’environnement dans lequel s’inscrit la trame. Et dans ce petit village de montagne, on vit dans une apparente quiétude. Certains événements du passé ressurgissent, des conflits latents éclatent, des personnes extérieures viennent s’immiscer dans une ambiance de huis clos, un psychopathe réalise ses pires fantasmes et l’ambiance de huis clos favorise la suspicion au sein de la communauté…

 

● Quelles sont tes habitudes d’écritures et combien d’heures en moyenne écris-tu par jour?

Lorsque je suis dans une phase d’écriture, je me lève tous les matins vers 5 h 30 – 6 h. Je me fais un café et je sors sur le balcon d’où je peux voir le Grand Muveran et les montagnes alentour. Je fume une cigarette (je devrai arrêter…). Ensuite, je me mets à écrire au moins toute la matinée, mais souvent encore une partie de l’après-midi.

 

● Quel sera ton mot de fin à cet entretien?

À ceux qui n’ont pas encore lu un de mes polars, je leur souhaite un périple littéraire haletant au cœur des Alpes suisses.

 

Lien vers ma chronique Le dragon du Muveran

Je tiens à remercier Marc Voltenauer d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur.

 

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Le dragon du Muveran – Marc Voltenauer

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du premier roman de Marc Voltenauer, Le dragon du Muveran. Cela fait très longtemps que j’entends parler de lui bien sûr, mais il y a tellement d’auteurs et de livres à découvrir ! Marc Voltenauer est avec Nicolas Feuz le plus célèbre auteur de polar en Suisse. Le dragon du Muveran est le premier tome de la saga mettant en scène l’inspecteur Andreas Auer (et vous le savez cela me tient à cœur de commencer une saga avec un personnage récurrent par le début). Allez c’est parti pour la Suisse, suivez-moi en direction de Gryon petite commune situé dans les Alpes vaudoises. 120588203

On fait connaissance avec Andreas Auer, inspecteur de police à la criminelle de Lausanne. Il vit dans un chalet à Gryon, petit village situé dans les Alpes vaudoises avec son compagnon Mickaël et leur chien Minus. Un matin l’inspecteur doit se rendre d’urgence au temple du village, avec sa collègue Karine. La pasteure Erica Ferraud à découvert un corps entièrement nu et énuclée avec un couteau planté dans le cœur. Il s’agit de Alain Gauthier, l’agent immobilier du village. L’inspecteur trouve un message biblique accroché au corps et sent dès lors que le tueur ne va pas s’arrêter là, que ce n’est que le début… Dès lors une course contre la montre va s’engager entre l’inspecteur et le tueur. Dans un petit village qui cache bien des secrets et où tout le monde se connait, l’enquête va s’avérer complexe…

Je trouve que c’est très bien de prendre son temps et de bien présenter les différents protagonistes, surtout lorsque ce sont des personnages récurrents. J’ai bien aimé le personnage principal l’inspecteur Andreas Auer, qui est un bon vivant. Il aime le vin, le whisky et fumer le cigare. Ce sont ses petits détails qui me plaisent lors de ma lecture pour m’attacher et m’identifier à un personnage. Pendant ma lecture je me voyais bien manger une raclette avec un bon Pinot Gris ou un Riesling (eh oui je suis Alsacien!) en compagnie de Andreas, son compagnon Mikaël et Karine sa collègue. Et honnêtement la présence d’un couple homosexuel ça change un peu, car c’est plutôt rare dans le polar. Les lieux quant à eux sont magnifiques, j’aime beaucoup les montagnes suisses et ce genre de petit village en particulier, ça me rappel mon enfance lorsque j’allais en vacances en Suisse. Grâce aux descriptions de l’auteur j’ai vraiment réussi à m’immerger dans les Alpes vaudoises. D’ailleurs j’ai tellement aimé les descriptions dans le livre que je vais aller visiter les lieux sur place d’ici quelques semaines. Notamment le village de Gryon avec son café Pomme, la commune de Bex et ses alentours. Le seul petit bémol pour moi se situe au milieu du livre, avec quelques petites longueurs sur le thème de la religion, mais lorsque j’ai appris que Marc Voltenauer a fait des études de théologie, et qu’il a été pasteur je comprends mieux pourquoi son premier roman fait tant allusion à cela.

Le dragon du Muveran est pour moi un bon premier polar, ma première rencontre dans l’univers de Marc Voltenauer s’est bien passé. J’ai hâte de lire la suite des aventures de l’inspecteur Andreas Auer.
Je ne peux pas finir cette chronique sans rajouter un petit mot pour Valérie une amie et blogueuse Suisse, qui m’a très souvent parlé de Marc Voltenauer et m’a conseillé de le lire. Merci à toi et mieux vaut tard que jamais…

Résumé de l’éditeur :

Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte, les bras écartés à l’image du Christ crucifié, les orbites vides et ensanglantées. À l’extrémité du couteau qui lui a transpercé le cœur, un message : « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ! »
L’inspecteur Andreas Auer est rapidement convaincu que ce meurtre est le premier acte d’une mise en scène macabre et symbolique. Peu à peu, les secrets que certains villageois auraient préféré garder enfouis refont surface et viennent semer le trouble dans ce lieu d’habitude si paisible.
Ce premier épisode des enquêtes d’Andreas Auer le met aux prises avec un tueur redoutable, dans une véritable course contre la montre haletante et riche en rebondissements.

Marc Voltenauer – Le dragon du Muveran (Editions Plaisir de Lire 2015),(Editions Slatkine 2016), (Editions Pocket 2017)

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La Forêt des ombres – Franck Thilliez

Chronique :

Aujourd’hui, je vais vous parler de La Forêt des ombres le second one-shot de Franck Thilliez, paru en 2006. Même si j’ai une préférence pour les aventures de Sharko & Hennebelle, je découvre avec plaisir tous ses one-shots. En plus ce roman se déroule près de chez moi en Forêt-Noire, (non non pas le célèbre gâteau) je parle bien du massif montagneux situé dans le Land voisin de l’Alsace le Bade-Wurtemberg. C’est parti suivez-moi direction un châlet au cœur de la forêt allemande ! La-foret-des-ombres

On fait connaissance avec David Miller, marié et père d’une fille. Il exerce le métier de thanatopracteur et à côté de cela c’est un tout jeune écrivain de thriller. Mais ce dernier a un souci, il reçoit régulièrement des lettres enflammées d’une certaine Miss Hyde, qui est follement amoureuse de lui. Un jour en sortant du travail, il va faire une rencontre très spéciale. Arthur Doffre un étrange milliardaire lui propose une grosse somme d’argent pour écrire un livre dans lequel il doit faire revivre le célèbre Bourreau 125, un serial killer qui a sévi vingt-cinq ans en arrière. Ce livre devra être écrit en un mois, dans un chalet isolé au fin fond de la Forêt Noire afin de créer une ambiance propice à ce genre d’écriture. Après réflexion, David embarque sa femme et sa jeune fille dans cette aventure. Mais lorsque David et sa famille s’installe dans le chalet rien ne va se passer comme prévu. Au fur et à mesure que David fait renaître le bourreau sur ses pages, le séjour au sein du chalet va virer au cauchemar…

Comme vous le savez, je ne suis pas très fan des huis clos, mais là j’ai bien aimé me retrouver en plein hiver dans un chalet au cœur de la forêt. Grâce aux lieux sombres et oppressants j’ai vraiment réussi à rentrer dans l’histoire, à me projeter et à sentir la tension omniprésente. Les personnages sont tous très mystérieux, à qui faire confiance ? Chacun d’eux à une part d’ombre qui insinue le doute dans notre esprit.

La Forêt des ombres est un huis clos captivant, mêlant angoisses et mystères. Alors que je suis passé à côté de Vertiges, cette fois-ci j’ai vraiment été happé dès le début de l’histoire. J’ai passé un bon moment de lecture avec cette immersion totale au cœur de la Forêt-Noire. Tout de même me faire aimer à Moi un huis clos… Je dis bravo Monsieur Thilliez !

Résumé de l’éditeur :

Paris, hiver 2006. Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d’un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d’argent. Reclus dans un chalet en pleine Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l’on ne doit pas rappeler, et la psychose saisit un à un tous les occupants de la ténébreuse demeure cernée par la neige…

Franck Thilliez – La forêt des ombres (Editions Le Passage 2006), (Pocket 2006, 2007, 2010, 2016, 2017), (Editions France Loisirs 2007)

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