Urbex Sed Lex – Christian Guillerme

Bonjour à tous vu que je n’ai pas trop le temps depuis plusieurs semaines pour alimenter mon blog régulièrement, je me suis dis que je vais donner la parole à des ami(e)s blogueurs/blogueuses, bookstagrammers/bookstagrameuses. Ils vont chacun partager à leur tour une chronique du livre de leur choix. Du coup on débute cette nouvelle série avec Alexandra Guerreiro auteur de l’Effet Domino un roman policier, qui nous vient tout droit de la région parisienne.

 

Chronique :

Merci à toi Steve de m’accueillir dans ta Caverne du Polar pour la présentation de ma dernière lecture, Urbex Sed Lex de Christian Guillerme.

J’avais lu son premier « La corde de mi » et pour une analphabète du solfège comme moi, je n’avais eu aucun mal à suivre l’intrigue. Là encore, L’auteur nous embarque avec facilité et dans la découverte d’un univers, l’Urbex, discipline très en vogue qui consiste à explorer des sites/friches industrielles abandonnées. couv44353572

Quand on a une légère tendance à la claustrophobie et au vertige on pourrait être tenté de passer son chemin. Mais la curiosité l’a emporté, j’ai été forte et courageuse et j’ai donc suivi Théo, Carine, Chloé et Fabrice dans leur expédition. L’auteur pose le décor sans se presser. On sent venir le piège et le coup foireux mais on ne comprend pas bien le pourquoi du comment, c’est très déstabilisant. Les quatre amis sentent aussi que ce défi est trop beau pour être vrai – pensez-donc, recevoir 32000 euros contre une nuit passée à explorer un site ! Grosse arnaque ou chance du siècle ?

Mais le défi sportif l’emporte sur la raison et voilà nos quatre urbexers en route pour le lieu du rendez-vous.

Et je m’arrête là pour le pitch parce que pour le reste… Préparez-vous, attachez vos ceintures, ça va secouer. N’ayez pas peur de votre ombre, du bruit de pas ou de respiration à vos côtés, n’ayez pas peur des ruines qui vous entourent car votre salut viendra peut-être d’un de ces tuyaux ou de cette vieille porte…

Restez vigilants, retournez-vous souvent, écoutez votre instinct plutôt que votre raison et vous aurez peut-être une chance de sortir indemne de ce livre…

C’est un huis clos bien angoissant, bien flippant ; le décor choisi par l’auteur et par l’organisateur du défi tient toutes ses promesses ! L’écriture est très visuelle, on est aux côtés des quatre jeunes en permanence. On les suit pas à pas. Notre rythme cardiaque s’emballe en même temps qu’eux.

On passe du scepticisme à la méfiance puis à l’angoisse franche en quelques pages. Mais il est déjà trop tard et ils ne peuvent plus faire demi-tour. On ne peut plus lâcher le livre.

J’ai aimé que l’auteur arrive à me surprendre. Il aurait pu choisir la facilité par rapport au destin qu’il réserve à ses personnages mais il a fait les bons choix pour accrocher le lecteur jusqu’au bout ; le suspense est réel jusqu’à la dernière page.

Théo, Carine, Chloé et Fabrice sont deux couples d’amis très soudés qui partagent cette passion pour l’Urbex. On les sent pro, carrés, ils ne laissent rien au hasard, aucune place à la fantaisie tant cette discipline peut s’avérer dangereuse. Ils ont un instinct de survie remarquable (et pas mal de chance par moment) mais au final leurs actions sont cohérentes avec leurs caractères et tout coule, tout est fluide, on approuve leurs choix, on avance avec eux, on croise les doigts. Les dialogues sont naturels, aucun cliché ou autre… Encore une fois, l’écriture franche, directe et sans fioritures est impeccable. Les descriptions sont nécessaires et justement dosées pour installer l’ambiance, l’angoisse. Il fait nuit, ils sont seuls dans une friche abandonnée… Le lieu lui-même est un personnage à part entière de l’intrigue.

Bref, ça ne m’a clairement pas donné envie de me lancer dans l’Urbex mais j’ai passé un très bon moment de lecture.

Résumé de l’éditeur :

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !

Christian Guillerme – Urbex Sed Lex (Editions Taurnada 2020)

 

Merci à Alexandra pour cette chronique, j’espère que cette nouvelle formule vous plaira. A très vite.

Voici l’adresse de sa page Instagram : https://www.instagram.com/alex_ch_guerreiro/

Entretien avec Gaëlle Perrin-Guillet – Haut Le Choeur

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● Peux-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Secrétaire de mairie le jour, auteur le soir, j’écris maintenant depuis près de 15 ans. Je vis à la campagne dans la banlieue lyonnaise et je suis née au siècle dernier !

 

Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Mon premier souvenir est d’être tombé (sans me faire mal) sur des livres de la bibliothèque rose. Notamment les fantômette que j’ai dévoré avant de passer aux aventures d’Alice en bibliothèque verte. Rien qu’à l’évocation de ces livres, je revois le papier jauni et je sens l’odeur des pages. Une vraie madeleine de Proust.

 

● D’où t’es venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

Il fut une époque où je ne lisais que de ça. Et un jour, j’ai décidé d’écrire le mien. Par défi. Pour voir si j’étais capable d’aller au bout du projet. De faire un truc qui tient à peu près la route. Ce fut le cas. Même si avec le recul et les années d’expérience en plus, je ne le trouve plus si bien que ça, il a eu le mérite de me mettre le pied à l’étrier.

 

Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour ton roman « Haut Le Choeur » ?

Dans un thriller, le but du jeu est souvent de trouver le coupable. Dans Haut le chœur, j’ai décidé de casser ce code en partant à l’envers : on connaît dès le premier chapitre « qui » est le coupable. Et j’avais envie de changer aussi un peu en mettant une femme aux commandes. Une tueuse en série, c’est original, non ? Il ne restait plus qu’à trouver l’intrigue.

 

● Quand tu commences à écrire un roman, le dénouement est-il déjà fixé ou est-ce qu’il vient au courant de l’écriture ?

Souvent j’ai le dénouement au début. Mais j’arrive rarement à le conserver à la fin ! Les personnages finissent toujours par m’emmener ailleurs. Ce qui est assez étonnant encore pour moi, même au bout de 6 livres écrits !

 

● Comment tes personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement Alix et Eloane ?

Ils sont bien souvent un mélange de personnes de mon entourage et une part de moi. Même Eloane, qui ne fait pas vraiment dans la dentelle, a quelque chose de moi. C’est flippant, non ?

 

● Es-tu une grande lectrice et si oui quels sont tes modèles ?

Je suis une boulimique de lecture. Beaucoup de polars, mais aussi de littérature jeunesse. Je trouve dans cette lecture soit-disant pour enfants une foule d’émotions et de suspens que j’adore. Quant à mes modèles, je ne pense pas en avoir un, en fait. J’admire Stephen King, JK Rowling ou même Tolkien pour les univers qu’ils ont su créer, mais je ne pourrais pas dire qu’ils sont mes modèles. Parce que de là à leur ressembler, il y a un fossé que je ne comblerai jamais !

 

Quel sera ton mot de la fin à cet entretien ?

Un grand merci à toi pour ces questions et ta patience (private joke mais il fallait le dire).

 

Lien vers ma chronique Haut Le Choeur

Je tiens à remercier Gaëlle Perrin-Guillet d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette auteure.

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Biographie de Gaëlle Perrin-Guillet

Née en 1975, Gaëlle Perrin-Guillet, est secrétaire de mairie le jour et auteur de thriller la nuit, depuis toujours amatrice de thrillers et polars, elle s’essaie à l’écriture au début des années 2000. Aujourd’hui, après plusieurs romans très appréciés par les lecteurs, l’un de ses écrits désormais introuvable, Haut le chœur, Prix du Polar 2014 Dora Suarez, est réédité par les éditions Taurnada.

Haut le chœur – Gaëlle Perrin-Guillet

Un grand merci aux Editions Taurnada pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Haut le chœur un one-shot signé Gaëlle Perrin-Guillet. Je l’ai rencontré l’année dernière au Festival Sans Nom à Mulhouse. J’ai vraiment été interpellé par la personnalité de cette auteure, de part son énorme sympathie et sa simplicité.
Allez suivez-moi c’est parti en direction de la Savoie dans la belle ville de Chambéry. couv32600480

Tout d’abord on fait la connaissance d’Alix Flament, une journaliste devenu célèbre  grâce à la publication d’un livre sur les interviews réalisées avec Eloane Frezet une tueuse en série. Les années passent et Alix a changé de rubrique, fini les meurtres, elle s’occupe désormais de politique. Mais Eloane qui est en prison n’a pas oublié que le sujet du livre d’Alix lui a causé énormément de tort. Lorsque la tueuse s’évade, Alix se rappelle de la promesse faite de cette dernière. Lorsqu’elle reçoit un coup de fil d’Eloane, Alix prévient immédiatement la police et notamment Gautier Ruiz et Stéphane Noisel qui participaient à l’enquête lorsque les premiers meurtres ont eu lieu. Dès lors le cauchemar va commencer pour Alix… On passe de l’enquête menée par la police, à la morgue où travail le docteur Flavien Bernet, le mari d’Alix. Puis on suit les traces de Pascal Jussy, le tueur en série qui est à l’origine de la vocation d’Éloane.

Les personnages sont assez bon et très réalistes, surtout Alix. Eloane quant à elle est une tueuse en série sans pitié. On la découvre petit à petit sans rien connaître sur ses motivations. Elle tue selon un schéma bien précis qu’elle seule connaît. Le combat psychologique entre d’un côté Alix et de l’autre la tueuse en série est très bien maîtrisé et donne une ambiance tendue au roman. Quant à l’intrigue, je trouve qu’elle est assez originale et très cohérente, en plus de cela elle offre de nombreux rebondissements. La plume de Gaëlle Perrin-Guillet est très agréable et très fluide. Les chapitres sont courts et donnent un certain dynamisme à la lecture.

Haut le chœur est le troisième roman des éditions Taurnada que j’ai lu et honnêtement à chaque fois ça a été une très belle découverte pour moi. Comme quoi il faut vraiment faire confiance à des maisons d’éditions un peu plus petite, car la qualité est vraiment au rendez-vous. J’ai hâte de lire le prochain roman de Gaëlle Perrin-Guillet.

 

Résumé de l’éditeur :

« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. »
Depuis qu’Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison…
Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse…
Une promesse de sang…

Gaëlle Perrin-Guillet – Haut le chœur (Editions Taurnada 2019)

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Entretien avec Estelle Tharreau – Mon ombre assassine

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● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

J’ai commencé à écrire en 2015 avec Orages, mon premier roman qu’ont accepté de publier les Editions Taurnada avec lesquelles je chemine depuis. En 2017, est paru L’Impasse puis De la Terre dans la Bouche, en 2018 et Mon Ombre Assassine, en 2019.

 

● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Le premier souvenir est sans aucun doute l’odeur du papier et de l’encre. Mais s’en sont suivis plein de souvenirs qui correspondaient à des premières fois dans l’univers du livre :

Alice dans la collection de la Bibliothèque Verte, mes premières enquêtes.

Cros Blanc que m’avait offert ma grand-mère.

Manon Lescaut de Diderot, mon premier roman de littérature classique imposé par l’école.

Le nom de la Rose, premier livre que je lisais en marchant, en mangeant et même en me lavant, si, si !

Shinning de Stephen King, mon premier roman de littérature noire.

Le Dahlia Noir de James Ellroy, la première rencontre avec mon auteur préféré.

 

● D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

Du plaisir de construire de véritables puzzles et de manipuler le lecteur. Mais j’ai surtout été attirée par le penchant transgressif et subversif plus marqué en littérature noire qu’en littérature classique.

 

Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre dernier roman « Mon ombre assassine » ?

J’ai eu envie de raconter la construction psychologique d’un être humain qui va délibérément tuer en série. Bien souvent, les romans et les films nous racontent la traque ou le rituel meurtrier de ces criminels particuliers, mais plus rarement leur logique et leur « formation » psychologique. De plus, j’ai voulu m’attarder sur les femmes « tueuses en série » qui, dans la majorité des cas, ne répondent pas aux mêmes motivations que leurs homologues masculins.

 

● Comment vos personnages prennent-ils vie en général ?

Les personnages principaux naissent avec l’idée et évoluent naturellement avec la construction du récit. Les personnages secondaires viennent « en appui » de l’intrigue, mais très souvent certains apparaissent spontanément, comme une évidence, en cours d’écriture. Ils arrivent également que, pendant la rédaction, certains personnages occupent une place plus importante que celle envisagée initialement. C’est l’histoire et l’écriture qui décident de leur sort à tous.

 

● Quelle est selon vous la place du polar dans la littérature française d’aujourd’hui ?

Le genre me semble bien mal connu et considéré. Pourtant la littérature noire est, à mon sens, le lieu où s’affirment le mieux la satire sociale et la dénonciation des travers humains. En dehors de ces aspects, elle est également un lieu de grand spectacle et de grand huit émotionnel. Qu’elle soit dénonciatrice ou divertissante, il serait temps que certains clichés tombent. La littérature noire mérite mieux.

 

● Êtes-vous une grande lectrice et quels sont vos modèles ?

Question très difficile. Je crois que je n’ai pas de modèles à proprement parler, mais des auteurs « fétiches » qui m’apportent toujours quelque chose quand je les lis. Je me limiterai à la littérature noire. Le premier d’entre eux est James Ellroy. Puis bien entendu Stephen King, Jim Thompson et Simenon. Mais aussi, Charles Baudelaire et Émile Zola dont les oeuvres sont si sombres qu’elles pourraient très bien trouver leur place en littérature noire.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Nous disons souvent aux enfants de goûter avant de dire que c’est mauvais, alors lisons de la littérature blanche et noire, nouvelle et ancienne, des livres ou des auteurs connus et méconnus. Lisons et partageons notre passion.

 

Lien vers ma chronique de Mon ombre assassine

Je tiens à remercier Estelle Tharreau d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette auteure.

 

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Biographie d’Estelle Tharreau

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Il aura fallu attendre l’âge de 40 ans avant qu’elle tente cette aventure. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture. Après « Orages » en 2015, elle a sorti deux romans en 2017, « L’impasse » et « De la terre dans la bouche ». Puis son dernier roman est sorti en 2019 « Mon ombre assassine » tous édités chez Taurnada.

Entretien avec Isabelle Villain – Mauvais genre

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● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

J’ai 53 ans, je suis née à Casablanca. Mariée et un fils de 26 ans. Je suis une passionnée de musique, de cinéma, de voyages et bien sûr de littérature. Sur un plan professionnel, j’ai eu deux vies bien distinctes. La première comme organisatrice de salons et chef de publicité dans la presse. Beaucoup de boulot, beaucoup de contacts, beaucoup de relations publiques. La seconde depuis une dizaine d’années beaucoup plus solitaire. Assise devant mon écran d’ordinateur à inventer des histoires. Je retrouve mon côté communicant lors des séances de dédicaces !

 

Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Mon premier coup de cœur littéraire fut pour Roger Frison Roche. J’étais partie en classe de neige en CM2 et notre instituteur nous lisait tous les jours un chapitre de « Premier de Cordée ». J’ai dû relire ce livre une dizaine de fois et je verse ma petite larme toujours au même endroit…

 

D’où vous est venue l’envie d’écrire des « thrillers » ?

J’ai toujours lu des romans policiers. Agatha Christie puis Exbrayat et Simenon. Alors, quand j’ai franchi le pas pour tenter l’aventure de l’écriture, c’est tout naturellement que je suis allée vers le thriller. Une histoire trottait dans ma tête depuis un bout de temps et je me suis décidée à la coucher sur le papier. Tout simplement.

 

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre dernier roman « Mauvais Genre » ?

Dans « Mauvais genre », il y a deux enquêtes qui se croisent. Il y en a une qui est tirée d’un fait divers qui s’est passé aux États-Unis dans les années 80 et une autre qui est une pure fiction, sortie tout droit de mon imagination, mais avec en toile de fond un sujet de société qui me tient particulièrement à cœur. L’idée d’aborder le thème de la transidentité est venue d’un reportage à la TV qui s’appelait « Devenir Il ou Elle » et qui retraçait la vie de plusieurs adolescents à différents stades de leur transition. La vie de ces jeunes, et de leurs parents qu’il ne faut évidemment pas oublier, m’a bouleversée. J’ai créé une intrigue à partir des recherches effectuées sur ce sujet.

 

 Comment vos personnages prennent-ils vie en général ?

Tous mes personnages sont imaginaires, mais je m’inspire souvent de mon entourage pour des détails, des anecdotes, des lieux, des noms. J’ai inventé le personnage de Rebecca en regardant la série « Lost » avec mon fils. Dans la saison 2, il y avait une superbe femme rousse qui s’appelait Rebecca, et je cherchais un nom à l’époque pour mon héroïne. C’est mon fils qui m’a dit un soir « tu n’as qu’à l’appeler Rebecca de Lost ! C’était parti !

 

Avez-vous prévu d’écrire une suite concernant la saga Rebecca de Lost ?

Elle est même terminée ! Le manuscrit est chez mon éditeur (Taurnada). J’attends donc les corrections. La sortie est annoncée pour le tout début de l’année 2020. Vous aurez les réponses à toutes vos questions laissées en suspens à la fin de “Mauvais genre”. Ce sera la fin d’un cycle. Je pense ensuite abandonner Rebecca un moment pour tenter l’aventure d’un one-shot un peu différent. Laisser tomber le roman policier et peut-être me diriger vers le polar historique ou le thriller. Trop tôt encore pour le dire.

 

Êtes-vous une grande lectrice et si oui quels sont vos modèles ?

Je lis environ un livre tous les 15 jours, un peu plus en vacances. Je ne lis presque que du polar. Quelques grandes sagas historiques (surtout les Russes) et quelques livres sur la Seconde Guerre mondiale. Mes auteurs favoris sont Pierre Lemaitre et Karine Giebel. Les deux seuls auteurs que j’achète en grand format, dès leur sortie. J’ai découvert grâce à tous les groupes de polars sur Facebook un nombre incalculable d’écrivains francophones inconnus et très talentueux. Actuellement, je me concentre sur eux.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Suspense… J’adore ce mot ! Et merci à vous de donner la parole à des auteurs méconnus du grand public.

Lien vers ma chronique de Mauvais genre

Je tiens à remercier Isabelle Villain d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette auteure.

 

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Biographie d’Isabelle Villain

Isabelle Massare Villain est née à Casablanca en 1966.

Après une école de commerce et un troisième cycle de publicité, elle  travaille dans l’événementiel et l’organisation de salons professionnels.

En 2000, elle se lance dans l’écriture de romans policiers. Des romans « régionalistes » à diffusion locale dans un premier temps, puis en diffusion nationale.

Son quatrième livre « Peine Capitale », publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier 2015, qui récompense un auteur de polar.

«Âmes battues », le second volet de « Peine capitale » a reçu le prix polar 2016 du festival « jeter l’encre à Arcachon »

« Mauvais genre » est le troisième volet des enquêtes du groupe de Lost. Il est publié et édité aux Editions Taurnada.