Entretien avec Thomas du blog Tomabooks

Aujourd’hui ma série d’entretien se poursuit avec Thomas du blog Tomabooks.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Thomas, j’ai 27 ans (bientôt 28) et j’habite Chalon-sur-Saône depuis maintenant plus d’un an. Je partage ma vie avec ma compagne, qui est également blogueuse (The Inside Moon Blog), ainsi qu’avec notre chien fou, Mia. C’est une jeune Border Collie qui demande beaucoup de temps, au détriment de mes lectures. Sinon, je travaille depuis ma chambre, puisque je suis rédacteur Web et attaché presse depuis peu.

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

J’ai ce souci de ne pas trop me rappeler de mes souvenirs d’enfance, mais je dirais que ça remonte tout de même à l’école primaire. Je me souviens que j’apprenais à lire avec les petits livres de Ratus et que j’en faisais la collection. J’avais aussi beaucoup d’attachement à la collection de La grande imagerie qui me permettait d’apprendre beaucoup de choses. J’ai eu envie de devenir volcanologue, paléontologue, mais aussi archéologue… Au final, rien de tout ça, j’étais un cancre à l’école.

 

  • Pourquoi avoir créé Tomabooks ?

Avant l’ouverture du blog, je ne lisais pas plus que ça. Du moins un roman par mois, pas plus. Je faisais beaucoup de sport et j’étais également musicien dans un groupe. Je n’avais donc pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture et puis je n’avais pas plus envie que ça. Mais un beau jour, le groupe s’est arrêté et le sport aussi. Je me suis alors mis à la lecture pour ne pas dépérir. J’ai découvert le monde de Bookstagram et je suis devenu accro à tout ça.
D’un simple journal de bord pour me souvenir de mes lectures, le blog est devenu quelque chose d’important dans ma vie, si bien que je ne pourrais jamais le quitter.

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

C’est assez variable, mais je dirais tout de même une demi-heure minimum par jour, histoire de répondre aux commentaires et d’aller lire les articles qui m’intéressent. Lorsque j’ai des articles à écrire, je dirais que je peux y passer une bonne partie de la journée à écrire, prendre des photos et tout mettre en page. Il m’arrivait même de faire des sessions écriture pour prendre de l’avance qui durait tout un dimanche.
C’est vraiment la réflexion qui prend le plus de temps, parce que je ne souhaite pas seulement donner mon avis, mais j’essaie d’interpeller le lecteur pour lui donner envie de lire le roman en question. J’espère que ça fonctionne en tout cas.

 

  • Vous êtes deux maintenant, peux-tu nous parler un peu de Chris, quand est-ce qu’il t’a rejoint et comment cela c’est fait ?

Ah ce bon vieux Chris ! C’est sans doute ma meilleure rencontre amicale sur Instagram. On s’est suivi dès nos débuts et on s’est tout de suite soutenu dans les galères de la vie. Chris avait aussi un blog avant de me rejoindre et je savais de quoi il était capable. Il ne prenait plus vraiment le temps de l’alimenter et m’avait déjà proposé de venir sur Tomabooks pour écrire quelques avis. C’est en Avril de cette année que je me suis décidé de l’accueillir et c’est la meilleure idée que j’ai eu. On est complémentaire sur nos lectures, ce qui permet d’offrir plus de contenu sur le blog. Chris se tourne plus vers le psychologique, le judiciaire, tandis que moi je pars vers les horizons toujours plus sombres et violents. Il n’y a aucune prise de tête quant au rythme que l’on prend. Chris écrit quand il le souhaite et quand il en a envie, parce qu’il faut savoir que cet homme est très occupé. C’est un auteur de thriller ! Il a d’ailleurs publié son premier roman « Qui gagne s’y perd » cette année.

 

  • Je sais que ton auteur préféré est Stephen King, d’ailleurs début septembre tu as lancé le challenge « L’Automne avec Stephen King » avec le #automneduking sur Instagram. Peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?

L’idée est venue comme ça, comme une envie de pisser. J’avais envie de me replonger dans la saga de La Tour Sombre durant l’été (chose qui n’est pas arrivée), mais l’idée d’un challenge a germé. J’en ai parlé à ma copine qui m’a tout de suite dit de foncer. J’ai donc mis tout en place pour l’Automne du King.

C’est un challenge très simple et sans prise de tête. Je n’avais pas envie de forcer les gens à lire un nombre précis de livre ou de découvrir une seule thématique. L’idée est de lire autant de King que l’on veut entre le 23 septembre et le 22 décembre sans se prendre la tête et de partager sa ou ses lectures sur les réseaux sociaux avec le #automneduking.

Je voulais que Stephen King soit mis encore plus en avant sur les réseaux et de montrer aux novices que le King ne fait pas que de l’horreur. Que cet auteur est un romancier de talent, qu’il touche à tout et qu’il nous propose une vision de l’Amérique qui n’est pas fantasmé. Il a ce don de dépeindre les petites gens, les classes moyennes qui luttent chaque jour pour survivre dans notre monde. Il a cette force de nous parler d’une ville ou d’un village comme d’un personnage à part entière et il a cette facilité à nous proposer des personnages de méchant de grande qualité. Je vous ai déjà dit que Stephen King était le plus grand auteur ?

 

  • Quel est ton livre préféré du King ?

C’est mon tout premier Stephen King que j’ai lu et ça remonte déjà à quelques années, mais c’est Simetierre. Ce livre m’a profondément remué et bouleversé, si bien qu’il a réveillé une peur que je ne soupçonnais pas en moi. Il ne se passe pas une seule journée sans que cette peur émerge dans un coin de ma tête. Je me souviendrai toute ma vie de cette fin et de la question qui reste en suspens dans notre esprit. Qu’aurais-je fait à sa place ?

 

  • Quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Les promenades dans la nature avec notre chien qui me permet de me ressourcer et de souffler un bon coup. Le sport aussi que j’ai repris depuis un an, c’est un peu le seul moment où je me surpasse. Mais sinon, c’est le cinéma et plus particulièrement le cinéma horrifique que j’adore regarder pour le plaisir, mais aussi pour l’analyser. Parce que le cinéma de genre n’est pas un cinéma pour demeurer avide de sang !
Mon autre grosse passion, qui est aussi forte que celle des livres, c’est la musique. Plus particulièrement le Metal qui est une drogue dure. Je ne passe pas une seule journée sans écouter de la musique, sans suivre les actualités et sans attendre fébrilement l’arrivée du Hellfest.

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Tout simplement merci. Merci d’avoir pensé à moi pour cet entretien, merci de mettre en avant les blogueurs, notre travail et nos avis. Merci pour tes chroniques qui donnent envie de faire péter notre livret A.

 

Merci à Thomas de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. A très vite pour un nouvel entretien.

Voici l’adresse de son blog : https://tomabooks.wordpress.com/

 

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Entretien avec Nicolas du blog Il en pense quoi Nico ?

 

Aujourd’hui la série d’entretien se poursuit avec Nicolas du blog Il en pense quoi Nico ?

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Nicolas Duplessier. J’ai 41 ans et j’anime la page Facebook « Il en pense quoi Nico ? » et je suis également auteur.

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Le premier livre que j’ai vraiment lu était « Le seigneur des anneaux ». Pour débuter, on peut trouver plus simple, mais je venais de voir le premier volet de l’adaptation de Peter Jackson au cinéma et, ne pouvant attendre la suite au cinéma,  je me suis décidé à ouvrir un livre autrement que sous la contrainte d’un professeur de Français.  A partir de là, j’ai commencé à lire un peu tout ce que je trouvais, pour finalement m’intéresser à la Série Noire et à Rivages. Je possède et j’ai lu environ 600 à 700 romans de ces deux maisons. J’aime les romans réalistes avec un chouïa de critique sociale. J’aime les auteurs comme Harry Crews, Ellroy, Ken Brunen, Lawrence Block ou encore Robin Cook ou Goodis.

 

  • Pourquoi avoir créé Il en pense quoi Nico ?

A partir de 2005, je chroniquais mes lectures sur un blog (www.zoo-city.com, dédié au réalisateur Guillaume Nicloux où je parlais également de mes lectures) puis sur différents forums ou sites de l’époque « avant Facebook »  (le défunt site Pol’Art Noir de Patrick Galmel par exemple).
Je suis quelqu’un qui aime le partage, il était normal pour moi de parler de mes lectures.

 

  • Dis-moi qu’est-ce qui t’a poussé à te tourner vers les chroniques au format vidéo ?

J’ai toujours fait de la vidéo. En 1998, j’avais monté un site web (digital-prod.com) pour diffuser des vidéos amateurs (petits courts métrages réalisés avec les moyens du bords).
C’est donc naturellement que je me suis mis à chroniquer en vidéo, fin 2017.

 

  • Ce n’est pas donné à tout le monde de créer des chroniques si décalées et pertinentes, comment te viennent les idées ? Et combien de temps en moyenne cela te prends de tourner une chronique ?

Les idées me viennent pendant la lecture, mais souvent je laisse un temps entre la lecture et l’écriture de ma chronique. Je laisse les idées arriver. Contrairement à une chronique écrite, je n’ai pas le droit à l’improvisation, surtout que mes vidéos ne sont pas improvisées mais respectent un « script ». Si en court de montage, une nouvelle idée me vient, pas facile de reprendre la caméra pour l’ajouter ! Je suis quelqu’un qui n’aime pas l’improvisation en fin de compte. Tu n’as pas idées du nombre de prises qu’il me faut pour arriver à un résultat potable ! Au niveau boulot, je pars sur une base de 6 à 7 heures (de l’écriture à la publication finale). Ces 6 heures sont réparties sur une semaine. Souvent je finalise mon texte le samedi, filme et commence le montage le dimanche. Je bosse ensuite 1heure chaque soir jusqu’à la publication que j’essaye de faire le jeudi matin.

 

  • Ton premier roman noir « Été pourri à Melun-Plage » est sorti en 2016, toi qui a toujours rêvé de devenir réalisateur qu’est ce qui t’a motivé à te lancer dans l’écriture ?

C’est effectivement ma passion de jeunesse pour le cinéma qui m’a tourné vers l’écriture. J’ai eu un « déclic » en regardant le film La Clef, dernier volet de la trilogie policière de Guillaume Nicloux. Dans ce film, le personnage central, Guillaume Canet est un petit bourge installé et suffisant, soudain confronté au monde des truands. J’ai eu envie moi aussi de créer un anti-héros se retrouvant mêlé à une histoire qui le dépasse, un type pas vraiment armé pour lutter à armes égales avec un monde inhospitalier. Cela faisait écho aux romans que je lisais.

 

  • Ton nouveau roman « On n’enterre jamais le passé » sort le 22 novembre chez les Editions Lajouanie, peut-tu nous en dire un peu plus ?

C’est un roman très surprenant, loin de ce qu’on lit d’habitude…  C’est un polar, oui, mais décalé et déjanté. Comme moi.

 

  • Quelles sont tes autres passions dans la vie ?

La musique. Je ne suis pas musicien, mais  je n’imagine pas la vie sans musique. Je travaille, conduit et écrit en musique. J’écoute du Hard-rock et du Metal pas loin de 8 heures par jour.

On imagine que je suis passionné de cinéma, que je passe ma vie dans les salles obscures. Mais pas du tout ! Je regarde peu de film et encore moins de séries !  Il m’arrive de regarder la télé, mais mon programme se résume à Grey’s Anatomy, L’amour est dans les prés et Le meilleur pâtissier.

Au niveau cinéma, j’ai des gouts particuliers puisque je (re)regarde beaucoup de «  classiques » des années 90. J’entends par classiques les films de John Woo, Simon West, Jan De Bont, Paul Verhoeven, Peter Weir, David Fincher, Quentin Tarantino, Sheldon Lettich ou Ringo Lam. Les films de chez Carolco ou Cannon.. Du lourd quoi ! 😀

Ma dernière passion c’est le jardinage (si, si)…

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Merci pour cette rencontre sympathique et j’espère te croiser un jour sur un salon !

 

Merci à Nicolas de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. A très vite pour un nouvel entretien.

Voici l’adresse de son blog : http://il-en-pense-quoi-nico.com/

L’adresse de sa page d’auteur : http://www.nicolas-duplessier.fr/

 

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Entretien avec Alexandra du blog Le Grimoire d’Alex

 

Aujourd’hui la série d’entretien se poursuit avec Alexandra du blog Le Grimoire d’Alex.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Hello, je m’appelle Alexandra, 26 ans plus connue sur Instagram avec le pseudo le.grimoire.d.alex. Française d’origine, je vis en Suisse depuis un peu plus de quatre ans désormais et je prends un grand plaisir à sillonner ce beau pays un livre à la main.

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Question difficile, je dirais que mon premier souvenir marquant aura été Dame Coca, un livre pour apprendre à lire grâce auquel j’avais trouvé le nom de mon chat. Ensuite, comme beaucoup aura été la série Harry Potter qui m’aura vraiment fait aimer la lecture.  J’ai des souvenirs très marquants de la série Peggy Sue et les fantômes de Serge Brussolo, une excellente série que je recommande mais dont on parle beaucoup moins.

Je me rappelle aussi mon plaisir d’aller chercher de nouvelles lectures à la bibliothèque, je grandissais mais mon envie de lire ne s’est jamais arrêtée.  J’ai eu quelques périodes plus creuses, notamment au lycée ou l’on devait lire des « classiques » qui me rebutaient plus qu’autre chose. Mais je continuais de lire, principalement des mangas dont j’ai découvert l’univers à 14 ans avec Nana.

Et depuis quelques années, j’ai enfin découvert le monde du thriller, un univers fabuleux et addictif. Actuellement j’essaye de diversifier un maximum mes lectures et j’aime changer de registres.

 

  • Pourquoi avoir créé Le Grimoire d’Alex ?

L’idée est liée à mon arrivée en Suisse. Depuis que je suis ici, je lis beaucoup plus qu’avant, même si la lecture a toujours fait partie de ma vie. Désormais je me rends au travail en train, augmentant mon temps de lecture. Évidemment, j’ai des amis ici, mais je sentais qu’il me manquait quelque chose. J’ai découvert le monde des booktubeurs (Ninegorman, Margaud Liseuses…), ce qui m’a amené à Instagram.

De base, je suis plutôt contre les réseaux sociaux, je n’affiche pas mon visage, je n’ai plus de compte facebook depuis des années. Mais j’avais envie de partager mon amour pour la lecture, de créer de l’échange et c’est pour cela que j’ai dans un premier temps ouvert mon compte instagram centré sur la lecture en janvier 2018, puis mon blog quelques mois plus tard.

Et j’ai réussi à trouver un équilibre grâce à cela, bookstagram et le monde du blog littéraire sont des communautés fabuleuses, pleines de bienveillance. Plus le temps passe, plus je suis contente d’avoir été au bout de ce projet et de continuer à publier régulièrement.

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

Cela dépend, mais en moyenne je dirais entre deux et trois heures par semaine juste pour écrire les articles, sans compter le temps de lecture.

 

  • As-tu déjà eu l’envie d’écrire toi-même un roman ?

Plus jeune c’est quelque chose qui me tentait dans l’univers du fantastique, aujourd’hui ce n’est pas à l’ordre du jour.

 

  • Quels sont tes auteurs préférés ? 

Parmi mes préférés, Bernard Werber, Maxime Chattam, Amélie Nothomb, Franck Thilliez, Christelle Dabos et Karine Giebel pour ne citer qu’eux.

 

  • Quelles sont tes autres passions ?

J’en parle de temps en temps avec mes lectures mais je suis une grande défenseure de la cause animale, je me documente beaucoup à ce sujet et j’essaye de sensibiliser un maximum sur ce sujet avec bienveillance.

Je suis également passionnée de musique, particulièrement de métal mais j’écoute aussi beaucoup de rock, k pop, visual kei, électro et rap américain. Je fais d’ailleurs encore de temps en temps de la guitare basse que je pratiquais plus assidûment auparavant.

J’adore également la nature, découvrir la Suisse et ces belles randonnées.

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Mon mot de la fin sera un grand merci à toi pour cette entretien ! Et surtout, continuons de partager ce bel amour pour la lecture.

 

Merci à Alexandra de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. A très vite pour un nouvel entretien.

Voici l’adresse de son blog : https://alexgrimoire.com/

 

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Entretien avec Johana Gustawsson – Block 46

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● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Je suis une marseillaise d’origine catalane qui vit à Londres avec son suédois de mari et ses trois fils.

 

● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Les livres de Freud que je délogeais de la bibliothèque familiale. Je les feuilletais et les maltraitais avant de les replacer. Ils sont toujours dans la mienne, mais je les traite maintenant avec le respect qu’il se doit.

 

● D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

Je pense que j’ai été piquée dès mon plus jeune âge, lorsque ma mère m’a mis entre les mains La Mystérieuse Affaire de Styles d’Agatha Christie. Je suis tombée amoureuse d’Hercule Poirot et, par la même occasion, des romans policiers. L’envie d’écrire était sous-jacente à celle de lire des polars, des thrillers, du Noir. Mais ce n’est que lorsque j’ai écrit mon premier roman, Block 46, que j’ai su que j’écrirais du Noir.

 

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre roman « Block 46 » ?

Block 46 est un concentré de désirs différents : tout d’abord celui de parler de la vie de mon grand-père paternel, qui a été déporté au camp de concentration nazi de Buchenwald alors qu’il oeuvrait pour la résistance française, et à travers son histoire, celle des victimes de l’holocauste. Puis, celui de mettre en pratique mes amours pour la criminologie et le profilage, entretenues depuis vingt ans par des lectures de Stéphane Bourgoin, John Douglas, Paul Britton ou Peter Vronsky.

 

● Comment vos personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement Emily et Alexis ?

En observant mes voisins, des anonymes dans la rue, dans un bus, devant l’école, mes confrères, n’importe qui, n’importe où : tout est recherche, tout est inspiration. Après, vient s’ajouter cette part de fantasme que l’on introduit dans nos personnages qui par certains côtés représentent une version désirée ou rêvée de nous-même.

 

● Est-ce que le fait d’être journaliste vous aide pour votre travail de romancière et notamment pour la partie recherche ?

Ce qui m’aide le plus pour mon travail de recherche est la formation que j’ai reçue en droit à Sciences Po, je pense : cette rigueur de travail et cette organisation nécessaires lorsque l’on écrit des romans historiques, avec les nécessaires index thématiques et les lectures à foison et dans toutes les langues pour trouver les informations à la source. Ce que mon métier de journaliste m’a par contre donné, c’est savoir à quelle porte frapper pour obtenir ses informations et oser ! Oser contacter des personnes que l’on considère comme intouchables, mais qui, finalement, sont bien souvent loin de l’être !

 

● Quand vous commencez à écrire un roman, le dénouement est-il déjà fixé ou est ce qu’il vient au courant de l’écriture ?

Oh oui, je sais exactement où je vais et comment, ce qui ne m’empêche pas de me laisser surprendre par mes personnages ou une situation qui ne tourne pas comme prévu. Disons que j’ai besoin d’un cadre pour me sentir libre !

 

● Êtes-vous une grande lectrice ?

Je le suis ! Et je ne crois pas que l’on puisse écrire sans dévorer des piles de livres. Je lis beaucoup moins de polars maintenant, car je lis beaucoup pour mes recherches liées à ma série Roy et Castells, ce que j’adore.

 

Quelles sont vos autres passions dans la vie ?

Ai-je le droit de dire mes trois fistons ?

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

LISEZ ! Lisez de tout, partout, autant que vous le pouvez. La lecture, c’est un voyage que l’on fait à l’intérieur de soi-même.

 

Lien vers ma chronique de Block 46.

Je tiens à remercier Johana Gustawsson d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar.

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Entretien avec Lucile du blog L’Œil de Luciole

 

Aujourd’hui la série d’entretien se poursuit avec Lucile du blog L’Œil de Luciole.

 

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Lucile, j’ai 36 ans et j’habite à Paris avec ma femme. J’ai trois chats, un lézard et une immense passion pour la lecture. Dans la vraie vie, je suis développeuse informatique dans une société de service et je travaille sur l’amélioration ou la création de logiciels d’entreprise.

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Mon premier souvenir est bien lointain ! Il y a toujours eu des livres à la maison et comme je suis fille unique, c’était mon hobby favori. Je me souviens qu’en CP quand j’ai appris à lire je voulais devenir présentatrice du journal de 20h parce que je savais qu’ils lisaient des prompteurs et que ça serait tellement génial d’être payée pour lire. Je me souviens aussi que je gonflais tous les adultes autour de moi dans la rue ou en voiture parce que je lisais les publicités à haute voix tout le temps !

 

  • Pourquoi avoir créé L’Œil de Luciole ?

Au tout début c’était un blog photos que j’ai laissé tomber tout en gardant mon nom de domaine. Et quand j’ai créé mon compte Instagram j’ai voulu conserver le nom de Luciole pour sa luminosité et j’ai trouvé que l’œil de Luciole pouvait aussi s’adapter à mon regard critique sur mes lectures. Quand j’ai repris le blog en tant que blog littéraire c’était d’abord pour avoir un journal de lecture et ensuite pour partager avec d’autres personnes quand j’ai eu plus de visites que ma famille !

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

C’est assez variable car cela dépend du nombre de livres que je critique mais par chronique je passe entre 30min et 1h au grand maximum. Cela comprend le temps de la photo et ses quelques retouches (si la lumière était pourrie surtout en hiver avec la lumière jaune artificielle), la création de la matrice de l’article avec les infos sur le livre et la rédaction de mon avis. Je passe plus de temps sur une chronique négative pour trouver les bons arguments et positiver ma lecture parce que ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé que personne n’aimera. J’essaye de respecter au mieux le travail de l’auteur. J’attends d’avoir l’inspiration et je ne fais qu’un seul jet par chronique. J’écris souvent deux ou trois chroniques d’un coup.

 

  • Tu organises également des brunchs littéraires avec des auteurs très connus, peux-tu nous en dire un peu plus ?

L’idée m’est venue pour faire connaître Laurent Loison. À l’époque une autre blogueuse m’aidait un peu à organiser mais j’ai repris seule mon concept et je lui ai donné le nom du Brunch de Luciole. Sur Instagram on peut voir les retours des participants aux six premiers que j’ai organisé avec le hashtag #lebrunchdeluciole.

J’ai reçu Sandrine Destombes, Jacques Expert, Claire Favan, Mathieu Menegaux, Olivier Norek et Niko Tackian. Le 22 septembre j’ai reçu François-Xavier Dillard. Ce sont donc des auteurs plus ou moins connus.

Les brunchs se déroulent à Paris le dimanche de 12h à 15h au restaurant Les Éditeurs, une fois par mois ou tous les deux mois avec une pause estivale. J’y réserve une salle et une formule brunch pour groupe avec boissons à discrétion. La participation est de 35 euros, ce qui me permet d’offrir le brunch de l’auteur invité en mettant aussi ma contribution. J’espère terminer l’année avec Nicolas Beuglet et Bernard Minier s’ils sont disponibles !

Nous sommes entre 12 et 16 autour de la table ce qui favorise la convivialité et l’échange beaucoup plus qu’en salon.

 

  • As-tu déjà eu l’envie d’écrire toi-même un roman ?

J’y ai pensé mais je ne sais pas sur quoi écrire. Mon entourage m’a souvent dit que j’avais un style mais le manque de confiance en moi m’empêche de me lancer. Ce qui est sûr, si l’envie me prend, c’est que ça ne sera pas du polar.

 

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Sacrée question ! Tellement ! On va dire Sir Arthur Conan Doyle parce que c’est lui qui m’a fait aimer les enquêtes. Maxime Chattam parce que c’est lui qui m’a sortie du polar classique (Coben and co) et qui m’a fait découvrir le thriller trash. Et du coup aujourd’hui je suis toujours satisfaite avec un roman de Franck Thilliez, Jacques Expert, Claire Favan, Karine Giebel, M. J. Arlidge… mais j’en aime tellement ! Et j’adore en découvrir sur bookstagram ou lors de salons. J’ai lu et aimé tous les auteurs reçus à mes brunchs.

 

  • Quelles sont tes autres passions ?

J’ai été très séries pendant mes années fac et j’en regarde encore le soir avec ma femme. On va aussi au cinéma de temps en temps. J’aime me promener dans Paris et découvrir des quartiers que je ne connais pas (et leurs librairies) et voyager.

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Merci tout simplement. Merci à toi de mettre en avant les blogueurs, cela change des auteurs. Et merci de m’avoir sélectionnée pour cet entretien ! Je suis très honorée.

 

Merci à Lucile de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. A très vite pour un nouvel entretien.

Voici l’adresse de son blog : https://www.loeildeluciole.com/

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