Entretien avec Estelle Tharreau – Mon ombre assassine

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● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

J’ai commencé à écrire en 2015 avec Orages, mon premier roman qu’ont accepté de publier les Editions Taurnada avec lesquelles je chemine depuis. En 2017, est paru L’Impasse puis De la Terre dans la Bouche, en 2018 et Mon Ombre Assassine, en 2019.

 

● Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Le premier souvenir est sans aucun doute l’odeur du papier et de l’encre. Mais s’en sont suivis plein de souvenirs qui correspondaient à des premières fois dans l’univers du livre :

Alice dans la collection de la Bibliothèque Verte, mes premières enquêtes.

Cros Blanc que m’avait offert ma grand-mère.

Manon Lescaut de Diderot, mon premier roman de littérature classique imposé par l’école.

Le nom de la Rose, premier livre que je lisais en marchant, en mangeant et même en me lavant, si, si !

Shinning de Stephen King, mon premier roman de littérature noire.

Le Dahlia Noir de James Ellroy, la première rencontre avec mon auteur préféré.

 

● D’où vous est venue l’envie d’écrire des « Thrillers » ?

Du plaisir de construire de véritables puzzles et de manipuler le lecteur. Mais j’ai surtout été attirée par le penchant transgressif et subversif plus marqué en littérature noire qu’en littérature classique.

 

Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre dernier roman « Mon ombre assassine » ?

J’ai eu envie de raconter la construction psychologique d’un être humain qui va délibérément tuer en série. Bien souvent, les romans et les films nous racontent la traque ou le rituel meurtrier de ces criminels particuliers, mais plus rarement leur logique et leur « formation » psychologique. De plus, j’ai voulu m’attarder sur les femmes « tueuses en série » qui, dans la majorité des cas, ne répondent pas aux mêmes motivations que leurs homologues masculins.

 

● Comment vos personnages prennent-ils vie en général ?

Les personnages principaux naissent avec l’idée et évoluent naturellement avec la construction du récit. Les personnages secondaires viennent « en appui » de l’intrigue, mais très souvent certains apparaissent spontanément, comme une évidence, en cours d’écriture. Ils arrivent également que, pendant la rédaction, certains personnages occupent une place plus importante que celle envisagée initialement. C’est l’histoire et l’écriture qui décident de leur sort à tous.

 

● Quelle est selon vous la place du polar dans la littérature française d’aujourd’hui ?

Le genre me semble bien mal connu et considéré. Pourtant la littérature noire est, à mon sens, le lieu où s’affirment le mieux la satire sociale et la dénonciation des travers humains. En dehors de ces aspects, elle est également un lieu de grand spectacle et de grand huit émotionnel. Qu’elle soit dénonciatrice ou divertissante, il serait temps que certains clichés tombent. La littérature noire mérite mieux.

 

● Êtes-vous une grande lectrice et quels sont vos modèles ?

Question très difficile. Je crois que je n’ai pas de modèles à proprement parler, mais des auteurs « fétiches » qui m’apportent toujours quelque chose quand je les lis. Je me limiterai à la littérature noire. Le premier d’entre eux est James Ellroy. Puis bien entendu Stephen King, Jim Thompson et Simenon. Mais aussi, Charles Baudelaire et Émile Zola dont les oeuvres sont si sombres qu’elles pourraient très bien trouver leur place en littérature noire.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Nous disons souvent aux enfants de goûter avant de dire que c’est mauvais, alors lisons de la littérature blanche et noire, nouvelle et ancienne, des livres ou des auteurs connus et méconnus. Lisons et partageons notre passion.

 

Lien vers ma chronique de Mon ombre assassine

Je tiens à remercier Estelle Tharreau d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette auteure.

 

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Biographie d’Estelle Tharreau

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Il aura fallu attendre l’âge de 40 ans avant qu’elle tente cette aventure. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture. Après « Orages » en 2015, elle a sorti deux romans en 2017, « L’impasse » et « De la terre dans la bouche ». Puis son dernier roman est sorti en 2019 « Mon ombre assassine » tous édités chez Taurnada.

Entretien avec Victoria du blog Un Livre Toujours

Je continue cette série d’entretien et aujourd’hui c’est au tour de Victoria du blog Un Livre Toujours de vous en dire un peu plus sur elle.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors moi c’est Victoria, j’ai 27 ans, vit en Haute-Normandie et je suis infirmière en oncologie depuis 3 ans.

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Un de mes premiers souvenirs avec un livre c’est en grande section de maternelle que j’essayais déjà de déchiffrer une BD sur le monde des pirates au lieu de jouer à d’autres jeux avec mes camarades haha. Et plus tard ça a été la découverte et le début d’une grande passion avec la saga Harry Potter. Je m’isolais dans la cour de récré pour pouvoir lire le tome 4. Déjà petite, les livres et moi étions inséparables.

 

  • Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

Alors officiellement j’avais créé mon blog fin 2016 mais mon premier article date d’avril 2017. J’ai mis un peu de temps avant de me lancer dans l’aventure.

 

  •  Qu’est ce qui t’a motivé a créé ton blog Un Livre Toujours ?

Il faut savoir qu’il y a 8 ans de cela (déjà !) j’avais créé mon premier blog notamment grâce au forum de Livraddict et les échanges qui ont eu lieu dessus. Je l’ai tenu pendant deux ans avant de devoir arrêter par manque de temps et surtout que j’étais en pleine réflexion de ce que je voulais faire plus tard, m’étant déjà perdu dans plusieurs filières. Du coup j’ai un peu mis de côté la lecture le temps de me poser et de trouver ma « voie ».

Une fois le diplôme d’infirmière en poche et même plutôt vers la fin de mes études j’ai découvert Instagram et le monde de Bookstagram plus précisément. Et c’est là que j’ai eu envie de recommencer à tenir un blog pour échanger, donner mon avis qu’il soit positif ou négatif et en garder une trace. Et il faut avouer que j’adore parler et qu’Instagram est limité en caractère, d’ailleurs je dois parfois synthétiser mes avis quand je le partage et c’est un exercice assez difficile.

La création du blog s’est faite petit à petit, pas de façon très régulière il faut se l’avouer haha. Aujourd’hui j’arrive à me tenir à une certaine cadence même si tous les livres que je lis ne sont pas forcément chroniqués car pas rédigés ^^. Et je prends plaisir à écrire mes articles qu’ils concernent le bilan du mois, mes achats, mes avis ou encore les questions du jeudi que j’ai instauré en début d’année.

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

C’est très variable en fonction de ce qui est prêt ou pas. Avant de rédiger sur mon blog, j’écris dans un carnet mon avis. Déjà juste pour écrire ça me prends 30mn à 1h. Ensuite vient le moment de prendre la photo et enfin de rédiger le tout. Si je fais deux ou trois articles dans la semaine je dirais que ça me prends 3 à 4h voire un peu plus parfois. J’avoue qu’en réalité je ne compte pas vraiment mon temps surtout que je le fais de manière décousue. Je travaille de nuit et lorsque j’ai un moment d’accalmie je commence à rédiger avant de peaufiner sur l’ordinateur le lendemain. Donc tout est variable surtout que je suis quelqu’un d’assez bordélique mais organisée dans son bordel. Ce n’est pas toujours évident mais j’essaye de me tenir à une certaine rigueur. Bon là j’ai 5 chroniques à rédiger je me dis qu’il est temps que je me mette un coup de pression quand même.

 

  • Quels sont tes auteurs préférés ?

Il y en a quelques-uns mais je dirais que ceux qui m’ont marqués et pour des raisons différentes sont Fred Vargas, Franck Thilliez, Patrick Bauwen, Armelle Carbonel, René Manzor et plus récemment Mattias Köping pour qui j’ai eu un réel coup de foudre ! Je me tourne depuis peu vers le polar islandais (on ne dira pas à qui la faute) et j’avoue avoir un petit faible pour Ragnar Jonasson et Arnaldur Indridason (forcément j’ai envie de dire).

 

  • Quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Question bien difficile lol. Aller je vais dire les jeux vidéos même si je joue peu, la photographie même si aujourd’hui je n’ai plus le matériel adéquat pour m’adonner à cette passion. J’aime également les séries et les films mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps non plus. En vrai je suis chiante haha. Je m’éparpille beaucoup, j’aime beaucoup de choses mais je m’ennuie facilement. Seul les livres ont su me captiver et me captive encore. Sinon j’aime sortir et boire des bubble tea haha !

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Merci à toi pour me permettre de m’exprimer dans cette interview et à vous qui allez me lire. C’était chouette d’y répondre mais aussi de lire tes interviews précédentes ! Et à bientôt que ce soit sur le blog, Instagram ou même twitter !

 

Merci à Victoria de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. J’espère que cet échange vous a plu. A très vite.

Voici l’adresse du blog : https://unlivretoujours.wordpress.com/

 

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Entretien avec Geneviève du blog Collectif Polar

Je continue cette série d’entretien avec la très sympathique Geneviève du blog Collectif Polar.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors, j’ai 53 ans, je suis en couple depuis presque 30 ans, et oui je suis quelqu’un de très fidèle et j’ai surtout eu la chance de trouver le grand amour.
Je suis bibliothécaire, je travaille depuis 30 ans dans l’univers du libre. D’abord comme documentaliste dans un collègue et enfin à la ville de Paris.
Et tu le sais je suis férue de littératures policières et de l’imaginaire.
Mais je ne suis fermée à aucune lecture, que ce soit de la fiction, des docs, et même depuis peu de la BD.

 

  • Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Alors qu’appelles-tu le monde du livre ? Si c’est la lecture, alors là j’ai pendant longtemps pas lu ou très peu, j’étais une piètre lectrice, 16e sur 16 en lecture au CP. Et oui, j’avais horreur de lire et encore plus à voix haute. Malheureusement c’est bien plus tard que l’on s’est rendu compte que je souffrais de dyslexie et de dysorthographie. Depuis je me suis bien rattrapée enfin au moins du point de vue de la lecture.
Sinon j’ai un super souvenir d’un salon du livre en 87 ou 88, 1987 hein ! Ma première rencontre avec Pennac et sa Fée carabine. C’est un peu cette rencontre qui a fait germer en moi l’envie de travailler dans le monde du livre.

 

  • Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

La date de création début février 2015, mais l’origine est bien antérieure. En 2010.
Le nom remonte à la création du Comité de lecture polar en 2010. Je voulais promouvoir le travail que fait notre comité de veille et d’analyse en créant un blog. Et je voulais un blog Collectif, d’où Collectif Polar.
En fait le nom complet est Collectif Polar : Chronique de nuit.
Pourquoi chronique de nuit, parce que mes chroniques je les écrivais et les publiais la nuit souvent entre 2h et 4h du mat.

 

  • Qu’est ce qui t’a motivé a créé le blog Collectif Polar ?

Et bien après avoir mis sur pied le nouveau Comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris, je voulais lui donner de la visibilité. Le polar est une vraie communauté, aussi j’ai demandé à ouvrir une page Facebook et dans la foulée je voulais un blog collectif qui rassembler à la fois les analyses des bibliothécaires du comité mais aussi l’ouvrir à des lecteurs.
Mon projet de blog est toujours dans un tiroir de mon administration. Un jour de réunion de notre Comité de lecture, le responsable de la veille documentaire me demande :

  • Alors on n’en est où de ton blog sur les littératures policières ?

Je crois que j’ai vu rouge à ce moment-là :

  • Il doit toujours être au fond d’un de tes tiroirs. C’est dommage car depuis plusieurs années, j’accumule mes avis de lectures.

Et là le soir en rentrant chez moi, j’ai pianoté sur mon clavier et essayé de mettre seule en place un blog collectif. J’avais environ 200 petits retours de lectures accumulés. De quoi alimenter le blog un certain temps afin de le faire connaître et de l’installer dans le paysage très fourni des blogs littéraires et polardesque. Au fond de moi, je crois que je voulais prouver à mon administration que l’idée de ce blog était une super idée. Très vite j’ai eu la chance d’être suivie. Puis une fois installé dans la PBL (le paysage blogueste littéraire), j’ai lancé un appel à chroniqueurs et demandé aux lecteurs de Collectif Polar s’ils souhaitaient partager leur avis avec et sur Collectif Polar.
Ce qui m’a motivé c’est que je voulais effectivement un blog pour partager et parler de mes lectures. Mais je trouvais encore plus fun de partager aussi ce blog. Tenir un blog c’est passionnant mais chronophage. Et du coup certains lecteurs ou lectrices n’osent pas franchir le cap. C’est une façon agréable et sans trop de contraintes de leur faire attraper le virus. Et que leurs retours de lectures aient une plus grande audience.
C’est aussi mettre en avant plus d’auteurs. Et oui, plus nous sommes de rédacteurs, plus nous touchons des univers différents. Et le but premier d’un blog n’est-t-il pas finalement de ce faire passeur de livre et d’émotions aussi du coup !

 

  • Parle-nous un peu de ce blog différent des autres, car vous êtes toute une équipe à le gérer.

Un blog différent, c’est ce que je voulais. Alors oui, j’ai ouvert le blog aux lecteurs qui le voulaient. Et les chroniqueurs les plus réguliers et surtout ceux et celles que je suis allé chercher sont devenues des Flingueuses.
Les Flingueuses, c’est un groupe qui réunit les chroniqueuses régulières et passionnées de notre blog. J’en suis la porte flingue. J’ai voulu un blog participatif et aujourd’hui je suis entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une vingtaine dans la team, à vous proposer nos voix, nos regards et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.
Il y a là nos Flingueuses-chroniqueuses, nos experts, nos légistes. De simples lectrices et lecteurs, des blogueurs, des auteurs. Bref un vrai gang au service des littératures policières et de l’imaginaire mais pas que !
Elles m’apportent régulièrement de nouveaux concepts. Me proposent des nouveautés, on n’en discute, puis on décide. Je te dis un vrai petit comité de rédaction. On a un groupe dédié et une conférence de rédaction aussi !
Pour ce qui est de la gestion, là c’est de mon seul recours. C’est moi qui mets en page, qui programme. Le comité de publication c’est moi. Je décide ce que l’on met sur le blog et surtout quand on le met. Même si parfois il nous arrive avec certaines de bloquer quelques dates à l’avance.

 

  • Justement quel est le rôle des flingueuses ?

Chacune a un rôle à jouer dans l’aventure Collectif Polar. Elles sont rédactrices, dans le sens où elles rédigent des chroniques ou des retours de salon…Certaines sont expertes, elles nous proposent des articles de fond autours de la littérature policières et sur tout ce qui touche au monde policier ou judiciaire… Certaines se spécialisent dans les interrogatoires. Il y a mes deux légistes, mes correctrices +++ mes aides de camps….
On n’est pas Flingueuses, on le devient.
Le rôle d’une flingueuse c’est difficile de le définir. Une chose est certaine, j’ai donné ma confiance aux flingueuses. Je les ai choisies. Elles sont un peu de ma famille. Elles sont ma garde rapprochée. Elles sont l’âme de Collectif Polar.

 

  • Comment fait-on pour rentrer dans le Collectif Polar ? 

Et bien c’est assez simple, il suffit de me contacter à cette adresse mail : collectif.polar@gmail.com
Vous me dites pourquoi vous voulez entrer chez Collectif Polar. Ce que vous souhaitez y faire. Comment vous compter apporter votre contribution. Enfin ce genre de chose quoi.
Ah oui bien sûr vous vous présentez avant toute chose. Après, l’aventure peut commencer. Car il y a quelques règles chez Collectif Polar.
Et oui une équipe ça se gère. Il faut donc avoir un minimum l’esprit d’équipe pour intégrer Collectif Polar.

 

  • Dis-moi Geneviève, quelles sont tes autres passions dans la vie ?

J’en ai quelques-unes outre les littératures policières et de l’imaginaire.
La première de mes passions c’est ma famille. J’adore aussi les animaux. J’ai une vraie passion pour l’éthologie. La relation homme-animal. Nos interactions, nos interdépendances. J’ai la chance d’avoir eu de nombreux chiens et de les voir au quotidien vivre en meute. J’ai beaucoup appris sur moi à leur contacte. Les animaux, leur mode de fonctionnement, leur intelligence, leur façon de vivre et de communiquer m’a beaucoup appris aussi sur ma nature humaine. On a beaucoup à apprendre d’eux et en premier lieu il me semble que l’humilité ici s’impose.
J’ai aussi le vin, mais pas seulement le breuvage, j’aime la culture du vin, celle de la vigne aussi. Je me serai bien vu œnologue. Les terroirs, les climats, la géologie des sols, les cépages, leur assemblage ça me fait rêver.
A mes heures perdues, mais maintenant ce sera à la retraite, je collectionne les timbres. Facile de me faire un cadeau pas cher et pas encombrants. Quelques timbres du pays que vous avez visité. J’aime bien aussi le poker. Et comme beaucoup de monde, j’aime les voyages. J’aime la montagne, la mer. J’aime particulièrement la Bretagne, cette force qu’elle dégage. Et j’adore l’histoire. Bon ben je m’arrête là, et j’espère que cela te va !

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Je n’ai le droit qu’à un mot. Alors ce sera Merci.

Un merci à mes Flingueuses, forcément.

Un merci aux lecteurs et lectrices qui suivent nos aventures sur Collectif Polar.

Merci à tes lecteurs, qui ont pris la peine de lire tout cela.

Et un énorme Merci à toi, Steve.

Merci de me donner la parole et de mettre ainsi en avant notre beau Collectif Polar.

Merci à toi de partager la même passion que nous et de la transmettre si bien.

Merci pour ce que tu fais pour le polar et la lecture en général.

 

Merci à Geneviève de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. J’espère que cet échange vous a plu. A très vite.

Voici l’adresse du blog. https://collectifpolar.com/

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Entretien avec Nicolas Beuglet – Complot

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 Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour « Complot » ?

Quand je travaillais encore en télé, une collègue m’a dit que j’étais macho et que toute façon, tous les hommes l’étaient. J’ai été très troublé parce que je ne me voyais pas du tout comme ça. Et c’est là que je me suis dit qu’il devait y avoir des comportements innés et hérités dont les hommes ne se rendaient même plus compte. J’ai alors commencé à faire des recherches sur la misogynie et ses origines. Les hommes avaient-ils toujours dominé la société ? Les femmes avaient-elles eu plus de pouvoir avant ? Et si c’était le cas, comment cela se passait et pourquoi l’avaient-elles perdu ? Ce que j’ai découvert m’a retourné et c’est ainsi qu’est né Complot qui porte, selon moi, le titre parfait pour décrire ce que les hommes ont fait à l’autre moitié de l’humanité.

 

● J’ai retrouvé Sarah et Christopher avec plaisir, qu’est ce qui t’a poussé à écrire un second opus avec ces deux personnages ?

Cela a toujours été prévu. Sarah est une femme qui ne dit pas tout sur elle, mais qui ne sait pas non plus tout sur elle. Elle a un long chemin à parcourir pour comprendre qui elle est et trouver sa place dans le monde…

 

● Tu décris parfaitement tous les lieux, nous fais voyager à travers le monde comme pour le Cri, te rends tu sur place pour être si précis ?

Non, pas forcément. Mais je me renseigne beaucoup avant d’écrire. Et je n’hésite pas à contacter directement des gens qui vivent sur place pour avoir des détails sur les bruits environnants, les odeurs…Ensuite, c’est aussi le travail de l’auteur que de vous faire ressentir un lieu, comme s’il avait toujours vécu là-bas alors qu’il n’y a pas mis les pieds. Regardez où Alphonse Daudet a écrit les provençales lettres de mon moulin.

 

● Dans Complot tu évoques certaines thématiques sociales très forte comme le féminisme et la religion, quel message souhaites-tu faire passer ?

Mon camarade Hervé Commère me demandait lors d’une conférence si j’écrivais pour changer le monde. Alors, j’écris pour deux raisons : d’abord et avant tout pour faire plaisir au lecteur. Et ensuite si possible, pour lui faire partager l’étonnement et l’excitation que j’ai eu en découvrant des choses méconnues et pourtant fondamentales. Des révélations qui feront que vous ne regarderez plus le monde ou votre quotidien comme avant, et j’espère avec plus de justesse. Demandez à Hervé si lui aussi il écrit pour changer le monde, vous verrez, sa réponse est différente.

 

● Peux-tu nous dire si un troisième tome est déjà en cours d’écriture ?

Oui… et d’ailleurs c’est pour cela que j’ai mis un peu de temps à répondre à cette entretien.

Lien vers ma chronique de Complot

Je tiens à remercier Nicolas Beuglet d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar.

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Entretien avec Yvan du blog EmOtionS

 

Je continue cette nouvelle série d’entretien avec Yvan du blog EmOtionS.

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  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Yvan, 50 piges, de Strasbourg. La suite à lire dans les autres réponses.

 

  • Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

03 janvier 2013, 6 ans déjà, avec une première chronique concernant Dôme de Stephen King (il fallait bien que je débute par le Maître). Mais j’avais commencé à publier mes chroniques sur le site communautaire Babelio dès mai 2011.
Pour pouvoir te répondre, je suis allé relire mes deux premières chroniques. Elles sont assez ridicules, c’est drôle.
Je commence donc à faire partie des dinosaures des blogs littéraires. Surtout quand on voit que beaucoup peinent à dépasser les 3 ans d’existence.

 

  • Qu’est-ce qui t’a motivé à créer ton blog EmOtionS ?

Une lubie de début d’année pour m’occuper l’esprit, sans penser une seule seconde que quelqu’un viendrait lire ce que j’écris. A l’époque, j’étais très loin du milieu des blogs, sans aucune connaissance de ce domaine et des interactions qu’ils peuvent créer. Je l’ai fait dans un premier temps uniquement pour moi, par besoin de me changer les idées, sans aucune idée de ce que ça pourrait donner ensuite.
A l’évidence j’étais arrivé à une période de ma vie où j’avais besoin de développer cette fibre d’échange sur ce qui peut me toucher dans la culture. Depuis mon adolescence, j’ai toujours été attiré par la nouveauté, toujours à l’affût des sorties et à la recherche constante de découvertes et d’émotions.
Mais, si on m’avait raconté la suite de l’aventure, j’aurais hurlé de rire, tellement c’était inimaginable.

 

  • Combien d’heures consacres-tu à ton blog chaque semaine ?

C’est variable, selon l’actualité littéraire du moment et les sorties. C’est difficile à quantifier, je ne compte pas mais j’y passe du temps ça c’est clair, entre chroniques, interviews, échanges avec les auteurs et les éditeurs…
Ce n’est pas tant le temps qui compte, mais l’énergie déployée. Je mets environ 1 heure à écrire une chronique, ce n’est pas très long, sauf qu’ensuite je suis vidé. Impossible pour moi d’écrire deux chroniques à la suite, je n’ai plus de jus après la première.

 

  • As-tu déjà eu l’envie d’écrire toi-même un roman ?

Quand j’avais 20 ans, oui. Ça n’a duré que quelques mois.
Depuis ça ne me tente plus, je prends bien trop de plaisir à plonger dans l’imaginaire des autres, c’est ce qui m’importe. Ce qui m’intéresse, c’est les autres.
Aujourd’hui, tout le monde et n’importe qui peut sortir un livre. Je continue à penser que ceux qui en ont vraiment le talent restent une minorité.

 

  • Quelles sont tes autres passions dans la vie ?

La musique. Le metal (en version mélodique). C’est ma première passion, depuis l’âge de 13 ans (ça fait donc 37 ans…). Je lis depuis que je suis ado (même si j’ai eu un gros passage où je lisais beaucoup moins), mais la musique a toujours été ma première passion.
Des événements dans ma vie personnelle ont fait que je me suis plongé à fond dans la lecture avant de me lancer dans le blog. Mais je suis toujours accro à la musique. D’ailleurs, pendant un moment le blog me servait aussi à parler musique. Mais j’ai vu que ça devenait impossible de tout concilier, surtout avec mes autres activités littéraires. Deux passions fortes, dévorantes et chronophages.

 

  • Comment est-tu devenu modérateur sur les plateaux d’interviews et de tables rondes des salons comme Saint-Maur en poche, Le Festival Sans Nom, Lausan’noir ou Seille de crime ?

Le hasard ou le destin, selon à quoi tu crois. La passion et le travail aussi.
Tout ce qui m’est arrivé par le blog et grâce au blog, je ne l’ai pas expressément cherché. Tout est venu à moi sans que je ne fasse aucun forcing ou aucune demande de mon côté. Il faut croire que la qualité du « boulot » que je propose par mon blog, ma régularité et mon bon contact ont aidé à me faire remarquer dans le flot des blogueurs.
Bref, tout ceci est une surprise, pour moi en premier, intervieweurs sur les salons, membre de l’organisation du Festival Sans Nom de Mulhouse (et d’autres aventures à venir)… Je le fais juste avec passion, et j’y consacre énormément d’énergie et de temps.

 

  • Depuis 2017 tu es membre de l’organisation du Festival Sans Nom à Mulhouse, quel est ton rôle ?

Tout d’abord, quelques mots pour présenter le Festival Sans Nom de Mulhouse, en Alsace ! En 2018, c’était la 6ème édition et c’est un événement qui ne cesse de prendre de l’ampleur tout en gardant l’aspect convivial qui fait partie de son ADN. D’où la volonté de limiter le plateau à 30 auteurs, afin de bien les recevoir et de permettre aux visiteurs de lier un vrai contact avec eux. La qualité avant la quantité.
Un week-end chargé et plein d’échanges ! Notez les dates pour 2019 : les 19 et 20 octobre !
J’ai commencé par des interviews sur les plateaux du Festival Sans Nom 2015, en tant qu’intervenant extérieur à l’organisation, suite à leur gentille proposition. J’ai intégré le comité d’organisation au courant de l’édition 2017.
Depuis, j’y suis en charge des relations avec les éditeurs, du « recrutement » des auteurs, de la communication sur les réseaux sociaux, du prix littéraire. Je profite de mes contacts privilégiés établis à travers mon blog.

 

  • Tu es également organisateur et président du jury du prix littéraire du Festival Sans Nom depuis 2017, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Quand je suis arrivé dans le comité pour étoffer l’équipe qui était en place depuis la première édition (je suis venu en même temps que Caroline, du blog Carobookine), j’ai demandé pourquoi le Festival Sans Nom n’avait pas de prix littéraire. Mes collègues m’ont expliqué ne pas avoir le temps de gérer cette partie en plus de tout ce qu’il y a à faire. « Tu veux t’en occuper ? Eh bien, vas-y » m’ont-ils dit. Et voilà comment je me suis retrouvé avec les clés du camion du prix littéraire du Festival Sans Nom.
Je gère donc toute cette partie, du choix des livres en compétition et des jurés (avec l’avis de tous les collègues bien évidemment), jusqu’à l’organisation des échanges, des votes, de la communication…

 

  • As-tu d’autres projets pour dans le futur ?

Figure-toi que oui ! Un autre projet très différent, toujours en lien avec la littérature.
Je ne peux pas encore entrer dans le détail, je le ferai bientôt, mais je peux t’en donner les grandes lignes.
Ton blog est d’ailleurs le tout premier endroit où j’en parle officiellement.
En mai ou en juin 2019 (la date reste à caler définitivement) sortira chez un grand éditeur, un recueil de nouvelles sur une thématique qui me tient particulièrement à cœur. Pas du tout un énième recueil fait pour une cause. Ou plutôt si : défendre la cause de la nouvelle, un art à part entière, trop souvent négligé en France ! Il s’agira d’un bel objet, en grand format.
Une nouvelle expérience très forte pour moi puisque j’en suis le Directeur d’Ouvrage (titre ronflant, mais c’est le nom officiel).
En pratique, c’est moi qui ai proposé le projet, son thème et les auteurs impliqués. Je suis en charge de la relecture des textes et du travail éditorial en collaboration étroite avec les équipes de cet éditeur bien connu.
13 auteurs de renom, une sacrée brochette de talents. Et des textes absolument formidables, parce qu’ils ont tous joué le jeu à fond et fait preuve d’une incroyable créativité.
Sincèrement, ça vaudra la peine d’être curieux, j’ai eu des frissons à la lectures de ces histoires.

 

  • Quel sera ton mot de la fin ?

Lisez ! Ça permet de prendre du recul sur le monde et sur les gens, et donc mieux les comprendre.

 

Merci à Yvan de s’être prêté au jeu et d’avoir répondu à mes questions. J’espère que cet échange vous a plu. A très vite.

Voici l’adresse de son blog. https://gruznamur.com/

 

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