Entourloupe dans l’azimut – Ian Fleming

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Moonraker le troisième roman de Ian Fleming sorti en 1955. En France le roman est sorti en 1958 sous le titre Entourloupe dans l’azimut avant de prendre définitivement le titre Moonraker en 2002. Comme je l’ai déjà dit j’ai profité de l’été pour relire tous les romans de Fleming dans l’ordre. Allez c’est parti suivez-moi en direction de l’Angleterre et oui cette aventure est la première des missions dont l’action se déroule exclusivement en Grande-Bretagne. unnamed

Tout commence lorsque M demande un service à son agent fétiche : 007. Hugo Drax, un milliardaire, tricherait aux cartes et dépouillerait ces bons messieurs de la haute société britannique dans l’un des clubs les plus privés de Londres le Blades. Vu que 007 est un expert aux jeux de casino, c’est lui qui est chargé de comprendre comment Drax s’y prend pour tricher. Lorsque Bond a compris, il s’invite dans la partie et bat ce dernier à son propre jeu de manière à lui faire discrètement comprendre qu’il est temps d’arrêter son manège. Dès le lendemain, Bond se voit chargé de remplacer le responsable de la sécurité affecté par les autorités britanniques à l’usine de Drax pour assurer la sécurité du Moonraker un prototype de missile balistique nucléaire. Son prédécesseur étant mort dans des circonstances suspectes, Bond doit vérifier que tout va bien dans l’usine avec l’aide de Gala Brand une agent infiltrée. Le comportement de Drax et de ses hommes, tous allemands, éveille rapidement des soupçons chez notre agent.

La première partie du roman fait un peu penser à Casino Royale, sauf que cette fois-ci il n’est pas question de baccara mais de bridge. Si vous ne comprenez rien au bridge comme moi, cette partie du récit s’annonce un peu longue, même si l’ambiance du club privé le Blades est plutôt sympa. La seconde partie bien que meilleur et plus divertissante est un peu trop lente pour moi, je dois bien l’avouer je me suis un peu ennuyé. Même James Bond pense à sa retraite et paraît blasé et lassé par son travail. Mais comme je l’ai déjà dit le James Bond inventé par Ian Fleming, à la différence du héros que l’on connait tous à l’écran, est beaucoup plus sombre mais également plus humain.

Après deux romans de qualité, j’ai trouvé que Moonraker est un ton en-dessous, c’est une aventure assez différente. Surtout ne prenez pas comme exemple le film, car entre le roman et le film il n’y a pas grand-chose en commun excepté le titre, le nom du méchant et celui de l’engin. Si cette troisième aventure n’est pas la meilleure de la saga, elle offre des moments que les adeptes doivent avoir lus ! 

 

Résumé de l’éditeur :

James Bond se voit confier une mission, à titre non-professionnel, assez particulière par son supérieur M : découvrir de quelle manière le millionnaire Hugo Drax triche aux cartes. Derrière cette mission s’en cache une autre, bien plus dangereuse encore…

Ian Fleming – Entourloupe dans l’azimut (Editions Gallimard, 1958)

Son titre original est « Moonraker » (1955).

Le faucon de Malte – Dashiell Hammett

Chronique :

En premier lieu il faut reconnaître que ce roman est « un classique du noir ». Dashiell Hammett a été un précurseur dans son genre et a ouvert la voie à un nouveau genre littéraire. Ce style a souvent été reproduis par la suite. De nombreux auteurs dont Simenon et Chandler pour ne citer qu’eux, ont avoués avoir été influencé par ce roman pour leurs propres ouvrages. le-faucon-maltais-566370

Son détective privé Sam Spade qui est le personnage principal est devenu une légende adapté au cinéma et interprété par Humphrey Bogart en personne.

Le style est très détaché avec beaucoup de dialogues et de phrases courtes. Il s’apparente à un style cinématographique, tout y est très détaillé. On dirait presque un scénario de film ou une pièce de théâtre.

Sam Spade est un détective habitué aux histoires sombres, c’est un vrai « dur à cuire ». Il est chargé par diverses personnes de retrouver un oiseau très précieux. Il est lui-même très intéressé par le gain de ce mystérieux faucon que tout le monde convoite et aimerai avoir en sa possession. De ce fait il va élaborer sa propre enquête et va se mettre à la recherche de ce dernier.

Tout le monde est contre lui, la police qui l’accuse d’un meurtre, les différents escrocs qui sont à la recherche du faucon noir, ainsi que sa propre cliente qui ne fait que lui mentir. Entre dissimulations, mensonges, meurtres, fausses identités, l’intrigue reste cependant d’une rare complexité.

En conclusion c’est un roman assez plaisant malgré une fin un peu décevante pour moi.

Résumé de l’éditeur :

Beaucoup auraient remué ciel et terre pour se l’approprier, ce faucon. Certains y avaient déjà laissé leur peau. Le détective Miles Archer lui-même y était resté. Il n’était pas de taille à lutter contre le trio équivoque que formaient l’efféminé Joël Cairo, l’éléphantesque Gutman et son jeune protégé Wilmer. Mais l’associé de Miles, Sam Spade, rusé, tenace, entreprenant jusqu’au cynisme, les manoeuvre comme des enfants. Il esquive même de justesse les pièges que lui tend Brigid O’Saughnessy, la fausse ingénue, et touche au but. Mais saura-t-il tirer profit de cette victoire ?

Dashiell Hammett – Le faucon de Malte (Gallimard 1950, 1984), (Folio Policier 1999) traduit par Henri Robillot.

Son titre original est « The Maltese Falcon » (1930).

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