Festival Sans Nom 2019

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Pour la quatrième année consécutive, j’ai participé au Festival Sans Nom à Mulhouse. Je le dis d’emblée ce week-end a été une réussite totale ! En tant que grand amateur de polar, c’est une chance pour moi d’avoir un festival de cette envergure dans ma région. Cette septième édition était vraiment d’un très bon niveau.

Chaque année on y fait de belles rencontres, que ce soit avec des auteurs, des passionnés, des lecteurs et bien sûr avec des amis blogueurs et blogueuses venus de toute la France, de Belgique et de Suisse. Je suis content d’avoir revu Gwendoline (Le Bouquin Ivre), Aude (Aude-Bouquine), Marc, Valérie (Sangpages) qui est devenue une grande amie au fur et à mesure des années et Elisa sa fille qui n’arrête pas de grandir. J’ai également pris beaucoup de plaisir à rencontrer Déborah, Marion, Sandrine, Widad, Caroline et j’ai enfin rencontré Anthony (Les livres de K79) ainsi que sa femme Marie. Tous ensemble nous avons passé un super week-end ! Désolé pour ceux que j’ai oublié, mais on rencontre tellement de monde lors d’un salon.

Très content d’avoir pu rencontrer et discuter avec des auteurs aussi sympathique et talentueux que Julie Ewa, Marie Battinger, Bernard Minier, Ray Celestin, Henri Loevenbruck, Frédéric Mars, Antoine Renand, Jérôme Camut & Nathalie Hug, Olivier Norek, Dominique Sylvain, Fabrice Papillon, Johana Gustawsson, Cédric Sire, Elsa Roch et bien sûr Nicolas Lebel…

Les tables rondes étaient comme chaque année d’une très bonne qualité. Samedi j’ai particulièrement aimé celle avec les vainqueurs du Grand Prix du Festival Sans Nom 2019, Jérôme Camut & Nathalie Hug pour leur livre Et le mal viendra. C’est une table ronde qui m’a vraiment touché. Dimanche la table ronde avec Olivier Norek, Julie Ewa et Nicolas Lebel a vraiment tenu toutes ses promesses, un très bon moment !

 

 

 

A l’année prochaine et un grand bravo à tous les bénévoles qui font vivre ce Festival !

Sans pitié ni remords – Nicolas Lebel

Chronique :

Bon depuis le temps je pense vraiment que tout le monde est au courant, j’adore le capitaine Daniel Mehrlicht. Je suis même le président du fan club Mehrlicht… Non plus sérieusement Daniel Mehrlicht est tout simplement mon personnage récurrent préféré. En 2017 j’ai eu un gros coup de cœur pour le 4ème opus De cauchemar et de feu et depuis je me suis mis à lire ses aventures dans l’ordre. Sans pitié ni remords est le troisième tome sorti en 2015. Autant le dire de suite, ce roman est un énorme coup de cœur. Allez suivez-moi en direction du cimetière de Montparnasse pour retrouver Mehrlicht et toute son équipe. couv74940258

Tout commence donc au cimetière Montparnasse lors de l’enterrement de Jacques Morel, un ancien flic et surtout le meilleur ami de Daniel Mehrlicht. Forcément on retrouve le capitaine et son équipe à ces obsèques un peu particulière, j’ai envie de dire à la sauce Jacques Morel… Après avoir été au restaurant avec Carel son ami légiste, Mehrlicht qui a pris deux semaines de congé, va retrouver Mado dans le Limousin. Mais avant de partir il a rendez-vous chez le notaire de Jacques, ce dernier lui a laissé un héritage. Lorsque celui-ci lui remet une enveloppe contenant un diamant provenant d’une statue africaine volée dix ans plus tôt au musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, Mehrlicht est très surpris. Le capitaine Kabongo de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels, ayant assisté à l’ouverture du testament lui demande de le suivre.
Est-ce que Jacques était chargé de cette affaire ? Comment s’est-il trouvé en possession de ce diamant ? Et pourquoi l’a t’il confié à Mehrlicht ? Le pauvre capitaine lui, ne comprends rien, et n’est malheureusement pas prêt de retrouver sa Mado. Quant à Sophie Latour et Mickael Dossantos, ils vont se retrouver sous les ordres du capitaine Cuvier et devront enquêter sur une série de suicides dont les victimes ont toutes un lien très fort avec le MAOO (musée des Arts d’Afrique et d’Océanie).

Je suis très ravi de retrouver Mehrlicht et toute sa bande. Sophie Latour qui annonce à ses parents qu’elle va se marier avec Jébril et Mickael Dossantos le roi du code pénal qui connait quelques démêlés avec ses anciens amis frontistes ! Comme toujours dans les romans de Nicolas Lebel, beaucoup d’humour !  D’ailleurs Jean-Luc le fils de Mehrlicht lui change à nouveau sa sonnerie de téléphone… Après les dialogues d’Audiard et les chansons de Brel, on a le droit à des blagues racistes d’humoristes. Bien entendu le téléphone va toujours sonner au mauvais moment…
Avec cet auteur le récit ne se limite pas à des personnages et à une enquête, ses livres sont pour moi un véritable puits de culture et d’histoire. Je rajoute que j’aurai bien aimé goûter avec eux un verre de vin argentin de la cave du capitaine Kabongo !

Sans pitié ni remords est un gros coup de cœur pour moi. Honnêtement ce livre est un régal. Une très bonne enquête, beaucoup d’humour, des personnages géniaux et des dialogues de qualité. A ce jour il ne me reste donc plus qu’une seule enquête du capitaine Mehrlicht à lire, la dernière en date qui est Dans la brume écarlate. Alors comme le bon vin un livre de Nicolas Lebel ça se savoure, je vais donc prendre tout mon temps avant de lire ce dernier opus. Un dernier mot à toi Nicolas :  merci d’avoir donné vie à ce personnage hors du commun…

Je le fais très rarement, mais pour terminer je vais vous rajouter quelques citations du livre :

« J’ai pas mon arme de service. T’aurais pas un flingue à me prêter ? C’est pour un prêtricide… Je vais lui greffer un aller simple en plomb pour l’au-delà, un billet première classe Paris-Saint Pierre sans correspondance. Et histoire qu’il soit en règle pendant le voyage, je vais lui poinçonner la chasuble au six-coups. Après, on jette le corps dans le trou, ni vu ni connu… »

« Me punir… Je suis déjà puni quand on me colle de la salade dans tous les plats que je commande. Si je voulais de la salade, putin… je commanderais de la salade ! En plus; ils y foutent une sauce en tube, un truc jaune et dégueulasse… Faut quand même pas être Bocuse pour mélanger de l’huile et du vinaigre, merde !

« Il paraît qu’ils ont créé un CAP de cuisine où les gamins apprennent à réchauffer les barquettes ! T’entends ça ? Un cuistot, maintenant, c’est un type qui sait mettre un surgelé au four ! Putain… Tu dis « vinaigrette » à un cuisinier aujourd’hui, pour lui, tu parles de chimie ! Il cherche les ingrédients dans le tableau de Mendeleïev ! »

« Cuvier, c’est le con de compétition. Un maître con. Un cinquième dan. On se bouscule à sa porte pour suivre son enseignement. Si des gens organisent vraiment des dîners de cons, lui, il bouffe à l’œil tous les soirs ! »

Résumé de l’éditeur :

9 novembre, cimetière du Montparnasse. Le capitaine Mehrlicht assiste, en compagnie de son équipe, aux obsèques de son meilleur ami, Jacques Morel. Quelques heures plus tard, il se retrouve dans le bureau d’un notaire qui lui remet, comme « héritage », une enveloppe contenant un diamant brut. Il s’agit de l’un des yeux d’une statue africaine, le Gardien des Esprits, dérobée dix ans auparavant lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens, que Jacques avait supervisé, et recherchée depuis par la « Police de l’Art ». Merlicht prend un congé et son équipe se retrouve sous le commandement du capitaine Cuvier, un type imbuvable aux multiples casseroles, quand les inspecteurs Latour et Dossantos sont appelés sur la scène de l’apparent suicide d’un retraité. Quelques heures plus tard, ils assistent impuissants à la défenestration d’une femme qui, se sentant menacée, avait demandé la protection de la police. Les deux « suicidés » avaient un point commun : ils travaillaient ensemble au MAOO lors de son déménagement. Ces événements marquent le début de 48 heures de folie qui vont entraîner Mehrlicht et son équipe dans une course contre la montre, sur la piste de meurtriers dont la cruauté et la détermination trouvent leur origine dans leur passé de légionnaires. Une enquête sous haute tension, dans laquelle débordent la fureur et les échos des conflits qui bouleversent le monde en ce début de XXIe siècle.

Nicolas Lebel – Sans pitié ni remords (Editions Marabout 2015), (Le Livre de Poche 2017)

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Le jour des morts – Nicolas Lebel

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du second opus de la saga Daniel Mehrlicht, Le jour des morts. J’ai découvert le capitaine Mehrlicht avec De cauchemar et de feu, j’ai tout de suite accroché avec ce personnage atypique. J’aime beaucoup l’univers qu’a créé Nicolas Lebel. Le livre peut se lire indépendamment, mais je ne le répèterai jamais assez, lisez les livres d’une saga les uns après les autres, vous en éprouverez d’autant plus de plaisir. Allez c’est parti, en direction de Paris et du Limousin, pour retrouver Mehrlicht et son équipe. 81vYWur13+L

Après les catacombes et Victor Hugo, l’auteur nous entraîne sur les pas d’une tueuse en série qui assassine ses victimes en les empoisonnant. L’enquête débute un 31 octobre, jour d’Halloween pour se terminer un 11 novembre. Alors que le capitaine Mehrlicht visite son vieil ami Jacques à l’hôpital Saint-Antoine, un meurtre est commis dans le service. D’après les premières constatations, il s’agirait d’un empoisonnement. Mehrlicht s’empare de l’enquête avec à ses côté ses fidèles lieutenant Mickael Dossantos et Sophie Latour. L’empoisonneuse ne va pas être facile à retrouver, c’est une enquête complexe, qui va les faire sortir de Paris, pour les emmener dans le Limousin au grand dam de notre capitaine, qui a une vision bien à lui de la France profonde. Bien sûr on retrouve avec plaisir les sonneries un peu spéciale du portable du capitaine. Il a d’ailleurs remplacé les dialogues d’Audiard au profit de chansons de Jacques Brel. Et que deviendrait notre homme à la tête de grenouille, sans son traditionnel stagiaire qui en prend pour son grade…

Pour moi la force principale des romans de Nicolas Lebel c’est la qualité des protagonistes. Un énorme travail a été réalisé sur les personnages, que je trouve bien étoffés et très attachants. C’est le cas de Daniel Mehrlicht, un capitaine au caractère bourru mais qui possède de vraies valeurs. Sa relation avec son ami Jacques, un ancien flic, qui se trouve en phase terminal d’un cancer est émouvante. Les personnages ont tous une histoire, un rôle et un caractère particulier que l’on découvre à chaque nouveau roman. L’intrigue quant à elle est bien construite et cohérente.

J’ai bien aimé ce second opus du capitaine Mehrlicht. Le jour des morts est un condensé de suspense, d’histoire, d’humour et de réalité. Si vous ne connaissez pas encore Nicolas Lebel, je ne peux que vous le conseillez. Le découvrir c’est l’adopter. Pour moi place à Sans pitié ni remords.

Résumé de l’éditeur :

Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l’hôpital Saint-Antoine : un patient vient d’y être empoisonné. Le lendemain, c’est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie… Tandis que les cadavres bleutés s’empilent, la France prend peur : celle qu’on surnomme bientôt l’Empoisonneuse est à l’oeuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans. Les médias s’enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d’une trentaine d’années que de nombreux témoins ont croisée ? Comment peut-elle tuer depuis quarante ans et en paraître trente ? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime ? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse : elle est une voisine, une soeur, une ex, et la chasse aux sorcières s’organise. Mais derrière l’Empoisonneuse, c’est la Mort elle-même qui est à l’oeuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.

Nicolas Lebel – Le jour des morts (Editions Marabout 2014)

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L’heure des fous – Nicolas Lebel

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de L’heure des fous le premier roman de Nicolas Lebel. Après avoir eu un gros coup de cœur pour De cauchemar et de feu, le quatrième tome mettant en scène le capitaine Daniel Mehrlicht, j’ai décidé de commencer cette saga par le début. C’est parti, suivez-moi en direction de Paris dans l’univers si spéciale de Nicolas Lebel. 51ZKMWs0BDL

L’histoire commence par la découverte du corps d’un SDF retrouver sur les voies de la gare de Lyon. A première vue l’enquête semble assez banale, mais cela va très vite se compliquer. Toute l’équipe du capitaine Mehrlicht est sur le pont et leurs recherches nous mènent à travers des lieux mythiques de Paris. De Bercy à la Sorbonne, en passant par la Défense et le bois de Vincennes, le travail d’investigation va dévoiler au compte-gouttes de nouvelles informations qui vont nous permettre d’assembler les différentes pièces du puzzle. L’enquête est rondement menée, sans temps morts et avec des chapitres très courts.

J’ai pris énormément de plaisir à retrouver le capitaine Daniel Mehrlicht, ancien candidat malheureux de question pour un champion, gros fumeur de Gitanes et grand fan de Sudoku, dont le téléphone sort des répliques d’Audiard à chaque appel. Les personnages sont d’ailleurs le point fort et la réussite principale de ce roman mais également de toute la saga. Ils sont tous très travaillés et font vraiment partie intégrante du roman. Que ce soit le lieutenant Mickael Dossantos adepte du code pénal et du sport, ou le lieutenant Sophie Latour qui tente de se faire respecter tant bien que mal face au machisme du capitaine. Le pauvre stagiaire qui est le véritable souffre-douleur du capitaine. Et bien entendu Jacques le collègue et ami atteint du cancer à qui Daniel rend fréquemment visite à l’hôpital. L’heure des fous est un mélange savant d’humanité, d’humour et de dialogues brillants.

L’heure des fous est un très bon premier roman. Nicolas Lebel a vraiment son propre style et il nous propose une enquête originale et différente de ce que j’ai l’habitude de lire. Je suis vraiment fan du capitaine à la tête de grenouille. Je conseil vraiment à tout le monde de découvrir cet auteur unique qu’est Nicolas Lebel. Laissez-vous tenter par Mehrlicht et son équipe vous ne serez pas déçu.

Résumé de l’éditeur :

Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard… Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité. L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

Nicolas Lebel – L’heure des fous (Editions Marabout 2013), (Le Livre de Poche 2019)

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Bilan Polars 2017

Retour sur l’année 2017

Cette année pas moins de 47 nouvelles chroniques et 9 entretiens avec différents auteurs ont vu le jour sur La Caverne du Polar.  C’est un mélange entre des nouveautés sorti en 2017 et des romans plus anciens (de quelques années à plusieurs décennies). Le souci qui guette chaque année c’est d’être submergé par l’actualité et par la quantité de nouveautés. Il faut donc sans cesse faire des choix, souligner les belles découvertes et évaluer les nouveaux romans de nos auteurs préférés. De ce fait je ne peux pas tout lire et mon avis n’est pas une vérité absolue loin de là.

Mes coups de cœur en 2017

Cette année j’en ai eu six. Ce sont vraiment des livres qui m’ont ému, bouleversé mais qui surtout m’ont procuré beaucoup de plaisir.

 

BEUGLET NICOLAS ● Le Cri

CHATTAM MAXIME ● La conjuration primitive

GRANGE JEAN-CHRISTOPHE ● Le Vol des cigognes

LEBEL NICOLAS ● De cauchemar et de feu

LEHANE DENNIS ● Shutter Island 

NOREK OLIVIER ● Entre deux mondes

2017 a également été l’occasion pour moi de rencontrer pas mal d’auteurs et de blogueurs, que j’apprécie. Mon blog fête sa première année en décembre, c’est l’occasion pour moi de vous remercier vous tous qui suivez mon blog toute l’année. Merci aux blogueurs avec lesquels je suis en contact régulier et avec qui j’ai des échanges très enrichissants et merci aux maisons d’éditions qui me font confiance en m’envoyant régulièrement les dernières nouveautés.