Avalanche Hôtel – Niko Tackian

Un grand merci aux Editions Calmann-Lévy pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler d’Avalanche Hôtel, le dernier roman de Niko Tackian. Déjà je dois dire que j’ai été émerveillé par la couverture de ce roman, quelle merveille. Avec Avalanche Hôtel, Niko Tackian nous entraîne dans un hôtel isolé en pleine montagne. Allez suivez-moi c’est parti en direction de Montreux en Suisse. 9782702163290-001-T

En janvier 1980, sur les hauteurs de Montreux, Joshua Auberson agent de sécurité, se réveille nu dans une chambre d’un grand palace Suisse. Très vite il va apprendre, qu’une jeune fille du nom de Catherine Alexander a disparu. En janvier 2018, ce même Joshua, inspecteur de police, se réveille à l’hôpital après avoir été pris dans une avalanche. Tout s’entremêle dans la tête de Joshua, il essaye de faire le point sur ce qui lui arrive, mais est-ce la réalité, un rêve ou des bribes de souvenirs… ? Très vite il va devoir enquêter sur une jeune inconnue, plongé dans le coma. Il continue de faire des cauchemars et sa mémoire lui joue des tours. Mais la frontière entre le réel et l’onirique est vraiment infime.

Le récit est très rythmé, j’aime beaucoup les chapitres courts car cela donne du rythme et permet d’être au cœur de l’action sans réel temps mort. L’auteur nous promène au fil des pages en rajoutant un peu de mystère chaque fois que l’on croit tenir une piste. Moi qui aime beaucoup le lac Léman, la neige et les montagnes, j’ai été gâté. Le cadre, ainsi que l’ambiance du livre sont magnifiques. Les descriptions des paysages sont très réussies. On ressent l’atmosphère glacée des montagnes suisses. Mon seul petit regret est que le roman est trop court.

Niko Tackian nous offre avec Avalanche Hôtel un thriller mystérieux dans un endroit fabuleux. C’est un thriller court mais efficace, qui est idéal pour un week-end ou un séjour en montagne.

Résumé de l’éditeur :

Janvier 1980, à l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Joshua Auberson, agent de sécurité, enquête sur la disparition d’une jeune cliente, avec un sentiment d’étrangeté. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd conscience…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?

Niko Tackian – Avalanche Hôtel (Editions Calmann-Lévy 2019)

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Fantazmë – Niko Tackian

Chronique :

Ayant récemment lu Toxique et découvert Tomar Khan, j’ai très vite enchainé avec le second opus, Fantazmë (qui veut dire Spectre en albanais). Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’avoir lu Toxique pour lire cette nouvelle affaire, ceci dit, comme d’habitude je vous conseille la lecture du premier volume car il permet vraiment de découvrir et de bien comprendre le personnage de Tomar Khan. Du coup c’est reparti en direction du 36 quai des orfèvres à Paris. 9782702162804-001-t

Cette seconde enquête du commandant Tomar Khan, en apparence très classique, va se révéler être une intrigue bien plus complexe. Un migrant est retrouvé atrocement mutilé dans le 18ème arrondissement de Paris. Le « spectre » en question, est un insaisissable tueur qui sévit dans les quartiers chaud de Paris et notamment au coeur même de la mafia. Très vite on plonge dans les méandres de la Mafia albanaise qui sévit à Paris et dans ses proches banlieues avec des revirements étonnants… Yuri le chef de la mafia albanaise est loin d’être un enfant de cœur ! Il se sert des migrants pour arriver à ses fins et aucun obstacle ne peut entraver sa route et l’empêcher de faire ce qu’il veut. Finalement fiction et réalité se rejoignent par l’omniprésence de cette actualité qui, malgré la forte propension à l’individualisme qui règne dans nos sociétés, heurte incontestablement notre sensibilité.

Quel plaisir de retrouver Tomar Khan, ce commandant de police très charismatique qui se bat avec ses propres démons, et son passé douloureux. On retrouve également toute son équipe, Rhonda, Franck et Dino. Nicko Tackian nous plonge dans les côtés les plus noirs et les plus violents de notre société. Il arrive à nous faire ressentir au plus proche la réalité du monde dans lequel nous vivons. Ce que j’aime beaucoup c’est justement le fait que son histoire est ancrée dans l’actualité. Les sujets qu’il aborde sont brûlants et nous pousse à la réflexion. Il nous livre un roman d’une efficacité redoutable.

Niko Tackian confirme tout son talent, Fantazmë est un thriller violent, ancré dans l’actualité. C’est avec grand plaisir que je lirai la suite des enquêtes de Tomar Khan.

Résumé de l’éditeur :

Janvier 2017. Dans une cave du XVIIIe arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre. Avec cette enquête troublante, Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre où s’affronteront inévitablement son devoir de policier et ses sentiments d’être humain.

Niko Tackian – Fantazmë (Editions Calmann-Lévy 2018), (Le Livre de Poche 2019)

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Entretien avec Niko Tackian – Toxique

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Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Du livre ou du roman… mon premier souvenir dans le monde du livre c’est Patrick Manoukian (Ian Manook) face à moi dans un bureau. J’avais 23 ans, il était éditeur et il s’enthousiasmait autour de Relais&Mago ma toute première BD publié par les éditions Semic. Il n’a jamais arrêté d’être cette présence bienveillante depuis.
Dans le roman c’est le sourire de Jacques Saussey et le rire de Claire Favan, les deux premiers « vrais auteurs » de polar qui m’ont accueilli à mon tout premier festival de Cognac en 2014. J’étais un gamin dans le monde du livre, un débutant et ils m’ont donné les clés et le « la » de cette famille du polar à laquelle je tiens tellement maintenant.

D’où vous est venue l’envie d’écrire des thrillers ?

J’en écris depuis très longtemps. Je pense que c’est la tension inhérente à ce genre qui m’excite. J’aime que les choses avancent, et c’est un genre résolument actif.

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre roman « Toxique » ? 

J’ai couché les premiers mots du livre un soir de novembre 2015 lorsque la vie parisienne était encore insouciante. Et puis il y a eu le fracas des armes lourdes sur les corps lors des attentats de cette horrible nuit du 13 novembre. Moi, j’étais à l’abri avec mes enfants, mais ceux que j’aime se trouvaient au cœur de l’horreur. Le lendemain matin, le soleil s’est levé sur Paris, mais une sensation étrange et irréversible d’insécurité, une amertume tenace nous a tous pris à la gorge. C’est dans ces cendres qu’une partie du personnage de Tomar Khan est né et j’ai décidé de lancer l’action du roman au lendemain des attentats, dans un Paris meurtri, mais en résistance.

● Comment vos personnages prennent-ils vie en général et là tout particulièrement le commandant Tomar Khan ?

Mes personnages prennent vie progressivement. Ils sont comme une silhouette dans la brume : ils existent déjà mais je dois faire l’effort de me rapprocher d’eux pour les apercevoir tels qu’ils sont réellement.
« Fluctuat nec mergitur », flotte, mais jamais ne sombre, la devise de Paris, correspond bien à Tomar, ballotté par son passé et ses enquêtes, mais trouvant la force de lutter pour que la vérité éclate.

● Etes-vous un grand lecteur et si oui avez-vous des modèles ?

Je ne suis plus vraiment un grand lecteur car avec mon activité de scénariste et de romancier, je passe un temps infini à lire mes textes ! Du coup quand j’ai du temps libre je me tourne vers d’autres supports, je me nourris différemment. Maintenant, je le dis souvent si j’avais un modèle ce serait Stephen King car je me sens raconteur d’histoire dans l’âme et je pense que c’est un maître en la matière.

● Prenez-vous un plaisir particulier à créer un personnage récurrent ? 

Bien sûr ! ça me vient également de mon travail sur les séries. Créer un personnage récurrent c’est créer une arche de personnage. C’est en quelques sortes pouvoir lui faire vivre une vie bien au-delà d’un simple roman. Dans chaque enquête, Tomar et les autres personnages évoluent comme nous le faisons toutes et tous. Et forcément, il se calque parfois sur ma propre évolution.

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Et bien j’aimerai préciser que mon nouveau roman « Avalanche Hôtel » sera disponible le 3 janvier en librairie. Mais je vous préviens, si vous lisez les deux premiers paragraphes, vous ne pourrez plus le lâcher jusqu’à la fin et vous allez avoir froid… très froid.

Lien vers ma chronique de Toxique

Je tiens à remercier Niko Tackian d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur et si ce n’est pas déjà fait de découvrir son roman.

 

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Biographie de Niko Tackian

Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série ALEX HUGO pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Il est également le créateur des enquêtes de Tomar Khan, publiées chez Calmann-Lévy (Toxique, 2017 ; Fantazmë, 2018).

Toxique – Niko Tackian

Chronique :

J’ai rencontré Niko Tackian au FSN à Mulhouse cette année. J’ai vraiment adoré le personnage. Du coup j’ai acheté Toxique sur place. Vous me connaissez maintenant, dès qu’il y a un personnage récurrent, je me dois de commencer par le premier opus. C’est pour cela que j’ai commencé par Toxique, premier tome des aventures du commissaire Tomar Khan.  Nous voici donc parti en direction de Paris. toxique

On commence par faire la connaissance d’une équipe de la criminelle de Paris au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Lorsque le corps d’une directrice d’école est retrouvée dans son bureau, l’enquête semble assez simple en apparence. Oui mais voilà, le commandant Tomar Khan possède un sixième sens et l’équipe va rapidement s’apercevoir qu’en fait c’est une affaire bien plus complexe qu’elle n’y paraît. D’une banale histoire de meurtre dans une école maternelle, on glisse peu à peu dans un sombre scénario de maltraitance. La clé de voûte de cette enquête se révèle être un personnage malsain et désinhibé de toute morale. Entre ses démons personnels, l’enquête et sa collègue Rhonda avec qui il a une liaison, Tomar va devoir faire preuve de beaucoup de sang-froid.

Pour moi le gros point fort de ce thriller est évidemment son personnage principal, le commandant Tomar Kahn.  Sa vie personnelle constitue une histoire parallèle à l’intrigue principale. Et elle s’avère tout aussi intéressante que l’enquête elle-même. La notion de famille est également un sujet abordé, ce qui est plutôt assez rare pour un thriller. Dans Toxique pas de scène de crime à vous retourner l’estomac. L’auteur y aborde le crime par manipulation. Un crime qui n’est pas facile à prouver… Il nous explique comment certaines personnes peuvent psychologiquement prendre l’ascendant sur d’autres pour arriver à leurs fins.

L’écriture est très imagée et scénarisée, j’avais l’impression de me retrouver avec les inspecteurs du 36 et de mener l’enquête à leurs côtés. Toxique propose une intrigue simple et pourtant pleine de profondeur. L’intrigue se dévoile tout au long du roman, ainsi ne vous attendez pas à une fin époustouflante mais plutôt à une attention sans cesse renouvelée au fil des chapitres.

En conclusion j’ai bien aimé ma première avec Niko Tackian. Il me tarde de retrouver le commandant Tomar Khan dans Fantazmë.

Résumé de l’éditeur :

ELLE AIME SABOTER LA VIE DES AUTRES,
ELLE N’ÉPROUVE AUCUNE EMPATHIE,
ELLE POURSUIT UN BUT. ELLE EST TOXIQUE.
Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

Niko Tackian – Toxique (Editions Calmann-Lévy 2017), (Le Livre de Poche 2018)

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Festival Sans Nom 2018

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Pour la troisième année consécutive, j’ai eu la chance de participer au Festival Sans Nom de Mulhouse. Ce festival de polar est vraiment devenu une manifestation incontournable en France ! Quelle chance d’avoir un Festival de cette envergure dans mon département. Cette sixième édition était vraiment très impressionnante.

J’y ai fait de belles rencontres et j’ai aussi échangé avec des passionnés, des blogueurs et blogueuses venus de toute la France, de la Belgique, de la Suisse et cette année même des USA… Très content d’avoir revu Yvan, Geneviève, Valérie, Nathalie, et d’avoir rencontré MarcGwendoline et Aude qui est venu tout droit de Santa Barbara an Californie…

Très content d’avoir pu rencontrer et discuter avec des auteurs aussi sympathique et talentueux que Claire Favan , Barbaral Abel, R.J. Ellory, Nicolas Beuglet, Gaëlle Perrin GuilletIngrid Desjours, Ian Manook, René Manzor, Niko Tackian, Michaël MentionFranck Thilliez et Patrick Bauwen (et sa mémorable photo avec son nom inscrit au sang, éclairé au luminol euh non au bluestar… du sang de quoi… ça on en sait rien ! )

Les tables rondes étaient vraiment d’une très grande qualité cette année. Yvan et Hervé sont vraiment très à l’aise dans ce domaine et les questions sont toujours très pertinente. Mention spéciale à la table ronde avec la Ligue de l’Imaginaire et la table ronde composée de Ian Manook, Claire Favan et Patrick Bauwen. Deux moments vraiment mémorables.

 

 

Vivement l’année prochaine et un grand merci à tous les bénévoles qui font vivre ce Festival !