Entretien avec Isabelle Villain – Mauvais genre

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● Pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

J’ai 53 ans, je suis née à Casablanca. Mariée et un fils de 26 ans. Je suis une passionnée de musique, de cinéma, de voyages et bien sûr de littérature. Sur un plan professionnel, j’ai eu deux vies bien distinctes. La première comme organisatrice de salons et chef de publicité dans la presse. Beaucoup de boulot, beaucoup de contacts, beaucoup de relations publiques. La seconde depuis une dizaine d’années beaucoup plus solitaire. Assise devant mon écran d’ordinateur à inventer des histoires. Je retrouve mon côté communicant lors des séances de dédicaces !

 

Quel est votre premier souvenir avec le monde du livre ?

Mon premier coup de cœur littéraire fut pour Roger Frison Roche. J’étais partie en classe de neige en CM2 et notre instituteur nous lisait tous les jours un chapitre de « Premier de Cordée ». J’ai dû relire ce livre une dizaine de fois et je verse ma petite larme toujours au même endroit…

 

D’où vous est venue l’envie d’écrire des « thrillers » ?

J’ai toujours lu des romans policiers. Agatha Christie puis Exbrayat et Simenon. Alors, quand j’ai franchi le pas pour tenter l’aventure de l’écriture, c’est tout naturellement que je suis allée vers le thriller. Une histoire trottait dans ma tête depuis un bout de temps et je me suis décidée à la coucher sur le papier. Tout simplement.

 

● Comment vous est venue l’idée de l’intrigue pour votre dernier roman « Mauvais Genre » ?

Dans « Mauvais genre », il y a deux enquêtes qui se croisent. Il y en a une qui est tirée d’un fait divers qui s’est passé aux États-Unis dans les années 80 et une autre qui est une pure fiction, sortie tout droit de mon imagination, mais avec en toile de fond un sujet de société qui me tient particulièrement à cœur. L’idée d’aborder le thème de la transidentité est venue d’un reportage à la TV qui s’appelait « Devenir Il ou Elle » et qui retraçait la vie de plusieurs adolescents à différents stades de leur transition. La vie de ces jeunes, et de leurs parents qu’il ne faut évidemment pas oublier, m’a bouleversée. J’ai créé une intrigue à partir des recherches effectuées sur ce sujet.

 

 Comment vos personnages prennent-ils vie en général ?

Tous mes personnages sont imaginaires, mais je m’inspire souvent de mon entourage pour des détails, des anecdotes, des lieux, des noms. J’ai inventé le personnage de Rebecca en regardant la série « Lost » avec mon fils. Dans la saison 2, il y avait une superbe femme rousse qui s’appelait Rebecca, et je cherchais un nom à l’époque pour mon héroïne. C’est mon fils qui m’a dit un soir « tu n’as qu’à l’appeler Rebecca de Lost ! C’était parti !

 

Avez-vous prévu d’écrire une suite concernant la saga Rebecca de Lost ?

Elle est même terminée ! Le manuscrit est chez mon éditeur (Taurnada). J’attends donc les corrections. La sortie est annoncée pour le tout début de l’année 2020. Vous aurez les réponses à toutes vos questions laissées en suspens à la fin de “Mauvais genre”. Ce sera la fin d’un cycle. Je pense ensuite abandonner Rebecca un moment pour tenter l’aventure d’un one-shot un peu différent. Laisser tomber le roman policier et peut-être me diriger vers le polar historique ou le thriller. Trop tôt encore pour le dire.

 

Êtes-vous une grande lectrice et si oui quels sont vos modèles ?

Je lis environ un livre tous les 15 jours, un peu plus en vacances. Je ne lis presque que du polar. Quelques grandes sagas historiques (surtout les Russes) et quelques livres sur la Seconde Guerre mondiale. Mes auteurs favoris sont Pierre Lemaitre et Karine Giebel. Les deux seuls auteurs que j’achète en grand format, dès leur sortie. J’ai découvert grâce à tous les groupes de polars sur Facebook un nombre incalculable d’écrivains francophones inconnus et très talentueux. Actuellement, je me concentre sur eux.

 

● Quel sera votre mot de fin à cet entretien ?

Suspense… J’adore ce mot ! Et merci à vous de donner la parole à des auteurs méconnus du grand public.

Lien vers ma chronique de Mauvais genre

Je tiens à remercier Isabelle Villain d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cette auteure.

 

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Biographie d’Isabelle Villain

Isabelle Massare Villain est née à Casablanca en 1966.

Après une école de commerce et un troisième cycle de publicité, elle  travaille dans l’événementiel et l’organisation de salons professionnels.

En 2000, elle se lance dans l’écriture de romans policiers. Des romans « régionalistes » à diffusion locale dans un premier temps, puis en diffusion nationale.

Son quatrième livre « Peine Capitale », publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier 2015, qui récompense un auteur de polar.

«Âmes battues », le second volet de « Peine capitale » a reçu le prix polar 2016 du festival « jeter l’encre à Arcachon »

« Mauvais genre » est le troisième volet des enquêtes du groupe de Lost. Il est publié et édité aux Editions Taurnada.

Mauvais genre – Isabelle Villain

Un grand merci aux Editions Taurnada pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Mauvais genre d’Isabelle Villain. Pour moi c’est une découverte, mais ce roman est le troisième tome de la saga Rebecca de Lost. Mais rassurez-vous il peut très bien se lire individuellement. Allez suivez-moi c’est parti en direction du 36 Quai des Orfèvres à Paris. CVT_Mauvais-genre_2535

L’histoire débute en 1993 avec Hugo, un petit garçon qui assiste à la violence de son père sur sa mère. Jusqu’au jour, où les coups portés sont trop fort et que ceux-ci sont fatale sur sa mère qui en décède. On bascule ensuite en 2016, Angélique Lesueur, une jeune kiné, a été retrouvée assassinée chez elle à l’arme blanche. Le commandant Rebecca de Lost et toute son équipe du 36, quai des Orfèvres vont devoir se charger de cette enquête. En parallèle à l’enquête principale, plusieurs enquêtes se chevauchent. Son équipe et elle se retrouvent avec un autre cadavre sur les bras et la disposition de celui-ci, n’est pas sans leur rappeler les méthodes d’un certain tueur en série qu’ils ont arrêtés sept ans plutôt. Après une enquête préliminaire, le doute n’est plus permis,  il y a sept ans, il y a eu erreur et le vrai coupable n’a pas été arrêté. Ce dernier court toujours et semble avoir repris du service. Entre les lettres de menaces, et les coups de fil anonymes, Rebecca semble être la prochaine cible…

Nous allons donc suivre les enquêtes de ce groupe que Rebecca gère à la perfection. Elle sait tenir son groupe, gérer les égos, rassurer ses enquêteurs et atténuer les rivalités… Proche de la cinquantaine, elle est veuve, sans enfants et a une liaison avec un collègue marié, mais elle est surtout complètement dévouée à son travail.

Isabelle Villain a un style incisif et percutant. Les scènes se succèdent sans temps mort et nous suivons plusieurs enquêtes à la fois. L’auteure est bien documentée et ses intrigues sont d’un grand réalisme. Malgré le grand nombre de roman policier en tout genre que j’ai déjà lu, j’ai apprécié le fait de mieux découvrir le métier de procédurier. Et ça vous le savez tous maintenant mais j’adore les intrigues mettant en scène un tueur en série et son modus operandi.

Mauvais genre est un thriller intéressant où plusieurs enquêtes s’entrecroisent. Vu le dénouement, j’ai hâte de lire le prochain opus mettant en scène Rebecca et son équipe. Je vais essayer de me procurer les deux premiers tomes et continuer de suivre Isabelle Villain. En somme une belle découverte.

Résumé de l’éditeur :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Isabelle Villain – Mauvais genre (Editions Taurnada 2018)

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Fantazmë – Niko Tackian

Chronique :

Ayant récemment lu Toxique et découvert Tomar Khan, j’ai très vite enchainé avec le second opus, Fantazmë (qui veut dire Spectre en albanais). Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’avoir lu Toxique pour lire cette nouvelle affaire, ceci dit, comme d’habitude je vous conseille la lecture du premier volume car il permet vraiment de découvrir et de bien comprendre le personnage de Tomar Khan. Du coup c’est reparti en direction du 36 quai des orfèvres à Paris. 9782702162804-001-t

Cette seconde enquête du commandant Tomar Khan, en apparence très classique, va se révéler être une intrigue bien plus complexe. Un migrant est retrouvé atrocement mutilé dans le 18ème arrondissement de Paris. Le « spectre » en question, est un insaisissable tueur qui sévit dans les quartiers chaud de Paris et notamment au coeur même de la mafia. Très vite on plonge dans les méandres de la Mafia albanaise qui sévit à Paris et dans ses proches banlieues avec des revirements étonnants… Yuri le chef de la mafia albanaise est loin d’être un enfant de cœur ! Il se sert des migrants pour arriver à ses fins et aucun obstacle ne peut entraver sa route et l’empêcher de faire ce qu’il veut. Finalement fiction et réalité se rejoignent par l’omniprésence de cette actualité qui, malgré la forte propension à l’individualisme qui règne dans nos sociétés, heurte incontestablement notre sensibilité.

Quel plaisir de retrouver Tomar Khan, ce commandant de police très charismatique qui se bat avec ses propres démons, et son passé douloureux. On retrouve également toute son équipe, Rhonda, Franck et Dino. Nicko Tackian nous plonge dans les côtés les plus noirs et les plus violents de notre société. Il arrive à nous faire ressentir au plus proche la réalité du monde dans lequel nous vivons. Ce que j’aime beaucoup c’est justement le fait que son histoire est ancrée dans l’actualité. Les sujets qu’il aborde sont brûlants et nous pousse à la réflexion. Il nous livre un roman d’une efficacité redoutable.

Niko Tackian confirme tout son talent, Fantazmë est un thriller violent, ancré dans l’actualité. C’est avec grand plaisir que je lirai la suite des enquêtes de Tomar Khan.

Résumé de l’éditeur :

Janvier 2017. Dans une cave du XVIIIe arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre. Avec cette enquête troublante, Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre où s’affronteront inévitablement son devoir de policier et ses sentiments d’être humain.

Niko Tackian – Fantazmë (Editions Calmann-Lévy 2018), (Le Livre de Poche 2019)

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L’homme aux cercles bleus – Fred Vargas

Chronique :

L’homme aux cercles bleus est le premier roman où apparaît le célèbre commissaire Adamsberg, personnage fétiche de Fred Vargas. Après avoir lu « l’homme à l’envers » c’est ma seconde rencontre avec cette auteure. J’ai pour habitude de toujours commencer par les premiers tomes d’une saga, même si forcément, il y a toujours le risque que ce ne soient pas les meilleurs de la série. Allez c’est parti en direction de notre belle capitale Parisienne.001971210

Suite à l’élucidation de cinq meurtres en quatre ans en Province, Jean-Baptiste Adamsberg est muté à Paris et monte en grade, d’abord inspecteur, aujourd’hui commissaire. Tout commence par une personne mystérieuse qui dessine des cercles bleus sur les trottoirs de Paris. Ces cercles bleus sont accompagnés d’objets et d’une phrase. Pour le commissaire ces agissements ne sont pas une simple lubie il est persuadé que L’homme aux cercles va passer à la vitesse supérieure. Jusque-là rien de très grave, mais l’affaire prend une nouvelle tournure lorsqu’un matin on retrouve une femme sans vie au milieu d’un cercle, Adamsberg se dit que, malheureusement, son pressentiment était le bon…

Les personnages sont une composante majeure des romans de Fred Vargas. Nous avons dans un premier temps le commissaire Adamsberg, un homme atypique et rêveur, qui se fie à son instinct. Le commissaire a une manière bien personnelle de résoudre les enquêtes. Il n’essaye pas de réfléchir de manière ordonnée sinon ses pensées s’échappent. Son adjoint Danglard, père célibataire de 5 enfants, amateur de vin blanc, a lui besoin de preuves pour croire quelque chose plutôt qu’une vague intuition.
Les autres personnages sont tout autant particuliers. Mathilde Forestier est une océanographe de renom qui s’intéresse aux hommes jusqu’à suivre des gens dans la rue et noter leurs activités dans des cahiers. Elle recueille chez elle Charles Reyer, un aveugle n’acceptant pas son handicap. Clémence Valmont, qui loge également chez Mathilde, est une femme assez âgée qui passe son temps à répondre à de petites annonces.

Je sais très bien qu’il faut poser le contexte et présenter chacun des personnages, mais pour moi c’était un peu trop long à venir…ça manque de rythme. J’ai rarement eu autant de mal à finir un livre de poche de 200 pages. J’aurai bien aimé un peu plus d’actions au milieu de l’enquête et je dois avouer que le dénouement m’a un peu déçu. L’écriture de Fred Vargas est atypique tout comme ses personnages. Certains parlent de poésie et cela est peut-être le cas, mais moi je dois avouer être complètement hermétique à cette sorte de poésie. Au final, je pense être passée un peu à côté de cette lecture.

Pour conclure, ce n’est de loin pas le meilleur policier que j’ai pu lire, mais je pense retenter une nouvelle fois l’expérience avec le commissaire Adamsberg.

Résumé de l’éditeur :

« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? »
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu: trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon…
Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent: un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent: bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique.

Fred Vargas – L’homme aux cercles bleus (Editions Viviane Hamy 1996), (Editions J’ai Lu 1996, 2008, 2013), (Editions France Loisirs 2008)

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Toxique – Niko Tackian

Chronique :

J’ai rencontré Niko Tackian au FSN à Mulhouse cette année. J’ai vraiment adoré le personnage. Du coup j’ai acheté Toxique sur place. Vous me connaissez maintenant, dès qu’il y a un personnage récurrent, je me dois de commencer par le premier opus. C’est pour cela que j’ai commencé par Toxique, premier tome des aventures du commissaire Tomar Khan.  Nous voici donc parti en direction de Paris. toxique

On commence par faire la connaissance d’une équipe de la criminelle de Paris au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Lorsque le corps d’une directrice d’école est retrouvée dans son bureau, l’enquête semble assez simple en apparence. Oui mais voilà, le commandant Tomar Khan possède un sixième sens et l’équipe va rapidement s’apercevoir qu’en fait c’est une affaire bien plus complexe qu’elle n’y paraît. D’une banale histoire de meurtre dans une école maternelle, on glisse peu à peu dans un sombre scénario de maltraitance. La clé de voûte de cette enquête se révèle être un personnage malsain et désinhibé de toute morale. Entre ses démons personnels, l’enquête et sa collègue Rhonda avec qui il a une liaison, Tomar va devoir faire preuve de beaucoup de sang-froid.

Pour moi le gros point fort de ce thriller est évidemment son personnage principal, le commandant Tomar Kahn.  Sa vie personnelle constitue une histoire parallèle à l’intrigue principale. Et elle s’avère tout aussi intéressante que l’enquête elle-même. La notion de famille est également un sujet abordé, ce qui est plutôt assez rare pour un thriller. Dans Toxique pas de scène de crime à vous retourner l’estomac. L’auteur y aborde le crime par manipulation. Un crime qui n’est pas facile à prouver… Il nous explique comment certaines personnes peuvent psychologiquement prendre l’ascendant sur d’autres pour arriver à leurs fins.

L’écriture est très imagée et scénarisée, j’avais l’impression de me retrouver avec les inspecteurs du 36 et de mener l’enquête à leurs côtés. Toxique propose une intrigue simple et pourtant pleine de profondeur. L’intrigue se dévoile tout au long du roman, ainsi ne vous attendez pas à une fin époustouflante mais plutôt à une attention sans cesse renouvelée au fil des chapitres.

En conclusion j’ai bien aimé ma première avec Niko Tackian. Il me tarde de retrouver le commandant Tomar Khan dans Fantazmë.

Résumé de l’éditeur :

ELLE AIME SABOTER LA VIE DES AUTRES,
ELLE N’ÉPROUVE AUCUNE EMPATHIE,
ELLE POURSUIT UN BUT. ELLE EST TOXIQUE.
Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

Niko Tackian – Toxique (Editions Calmann-Lévy 2017), (Le Livre de Poche 2018)

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