Vivre et laisser mourir – Ian Fleming

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Vivre et laisser mourir le second roman de Ian Fleming sorti en 1954. Vivre et laisser mourir est le second roman mettant en scène l’agent britannique 007. Comme je l’ai déjà dit je profite de l’été pour relire tous les romans de Fleming dans l’ordre. Allez c’est parti suivez-moi en direction des Etats-Unis puis la Jamaïque. pb_1965_vivrelmourir

James Bond qui était en mauvaise posture à la fin de Casino Royale se voit fournir l’occasion de se venger. Suite au suicide de Vesper Lynd dans le premier opus, l’agent britannique ne rêve que de vengeance et sa cible n’est autre que le SMERSH. Alors forcément quand M lui propose une mission pour anéantir un des gros bras de cette mystérieuse et puissante organisation russe, 007 s’envole pour une nouvelle aventure.

Ce second roman confronte le moins secret des agents secrets à un méchant mégalomane du nom de Mister BIG.  Le plus grand criminel Noir de toute la planète. Comme très souvent la différence entre le film et le roman est assez énorme. 
L’aventure passe ici par diverses villes américaines comme New York, St-Petersburg en Floride, puis direction la Jamaïque pour une chasse au trésor. Mais Mr Big n’apprécie guère que Bond et son ami Felix Leiter viennent mettre leur nez dans ses affaires. 007 s’en tire relativement sans dommage, mais Leiter l’agent de la CIA est en partie dévoré par un requin (scène qui sera reprise bien plus tard dans le film « Permis de tuer »). Le livre est beaucoup plus dur que le film. James Bond est plus dur et plus sombre que dans la plupart des films.

Le récit et le style sont toujours aussi visuels, les scènes d’action y sont nombreuses. Ce second roman de la série est beaucoup plus exotique que Casino Royal et Ian Fleming nous communique déjà sa grande passion pour la Jamaïque. Le culte vaudou, le Baron Samedi et Solitaire la voyante rendent le récit encore plus dépaysants. Je recommande à tous les fans de James Bond de le découvrir au format littéraire, car finalement c’est découvrir le vrai BOND…

Résumé de l’éditeur :

James Bond s’envole pour New York où il doit rencontrer son ami de la CIA Felix Leiter et des agents du FBI. Cette nouvelle mission en collaboration avec les services américains a pour objet l’enquête sur un certain Mister Big, accessoirement leader d’une secte vaudou mais surtout agent du SMERSH. Il semblerait que cet homme ait découvert un trésor pirate en Jamaïque et qu’il l’écoulerait afin de financer des opérations soviétiques. Suite aux événements de Casino Royale, 007 y voit l’occasion de damer le pion au SMERSH…

Ian Fleming – Vive et laisser mourir (Editions Plon, 1964)

Son titre original est « Live and let die » (1954).

Casino Royale – Ian Fleming

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Casino Royale le premier roman de Ian Fleming sorti en 1953. Casino Royale est le premier roman mettant en scène l’agent britannique 007. J’ai profité de l’été pour relire tous les romans de Fleming dans l’ordre. Les romans sont assez courts et facile à lire. Allez c’est parti suivez-moi en direction de Royale-les-Eaux en Normandie. Et oui même si Fleming était britannique et qu’il a écrit ses romans chaque hiver dans sa villa en Jamaïque pour sa première aventure il a choisi la France comme première destination pour son espion James Bond. pb_1965_casinoroyale

Dans ce premier opus de la saga Bond, on fait connaissance avec le moins secret des agents secrets de la planète qui est envoyé dans une petite ville française pour affronter le Chiffre. Celui-ci a perdu d’importantes sommes d’argent et compte sur le casino de Royale-les-Eaux pour se refaire une santé aux tables de baccara. Comme le Chiffre est lié à l’Union soviétique et alimente les caisses du parti communiste français, Bond est chargé de le ruiner au jeu.

Nous sommes ici au début des années 50 en pleine guerre froide et l’on suit la confrontation entre deux adversaires le Chiffre, menacé de mort par l’organisation SMERSH (« Mort aux espions », qui deviendra dans les films le SPECTRE), et James Bond. C’est l’occasion de faire connaissance avec l’agent secret, fin gourmet amateur de vin, de cocktails, de caviars et de cigarettes. Bond va rencontrer Vesper Lynd une femme fatale avec laquelle il va vivre une aventure passionnante et romantique qui va mal se terminer. Pour sa mission il reçoit l’aide de René Mathis un espion français et fait la connaissance de Felix Leiter de la CIA que l’on retrouvera dans plusieurs romans ultérieurs.

Le style est assez visuel et le roman se lit presque comme un scénario. L’intrigue est originale et les personnages sont attachants. De nos jours bien entendu tout le monde connaît 007 pour les films. Mais il faut savoir qu’avant tout c’est un personnage de littérature et que le James Bond des livres est beaucoup plus dur. Bien entendu il faut se remettre dans le contexte de l’époque, ce genre de romans n’existait pas au début des années 50 c’était vraiment quelque chose de nouveau.
Casino Royale est surtout un roman d’espionnage que je recommande à tous les adeptes de 007… 

Résumé de l’éditeur :

Tout commence par une étourdissante partie de baccarat. Le Chiffre, mystérieux et puissant agent au service des Russes, joue au casino de Royale-les-eaux pour financer ses sinistres projets. Mais un adversaire aux nerfs d’acier vient s’asseoir en face de lui. Son nom est Bond. James Bond. Mais cette partie endiablée n’est que la première épreuve. L’agent secret va devoir déployer toute son habileté et son courage pour mettre fin aux machinations des ennemis du monde libre. A moins qu’une épreuve plus diabolique que toutes les autres n’ait raison de lui : l’amour

Ian Fleming – Casino Royale (Editions Plon, 1964, 1970)

Son titre original est « Casino Royale » (1953).