Entretien avec Valentin Musso – Un autre jour

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● Peux-tu te présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Je suis à l’origine agrégé de lettres classiques et je suis l’auteur de huit romans qui sont en général classés en policier ou thriller. Mes livres ont la particularité d’explorer des univers, des époques et des lieux très différents.

 

● Quel est ton premier souvenir avec le monde du livre ?

Ma mère était bibliothécaire, il y avait donc beaucoup de livres à la maison et j’allais souvent la rejoindre à son travail après l’école. J’ai grandi dans un environnement propice à la lecture, mais je ne suis vraiment devenu lecteur que vers l’âge de 13 ou 14 ans. Quelques livres m’ont profondément marqué à cette époque : Le Grand Meaulnes, Les Hauts de Hurlevent, les nouvelles d’Edgar Allan Poe…

 

● D’où t’es venue l’envie d’écrire des polars ?

J’ai sans doute subi l’influence des lectures de mon adolescence : les romans d’Agatha Christie ou de Conan Doyle. Le policier est un genre à la fois très codifié et très souple, qui permet de divertir tout en abordant des thèmes qui nous tiennent à cœur. Mes romans reposent sur une enquête policière mais surtout, pour les personnages, sur une quête de leurs propres origines. C’est cette dimension psychologique qui m’intéresse le plus. Mais quand je commence un livre, je ne me dis jamais : je vais écrire un thriller. Je me dis simplement : je vais écrire un roman, raconter une histoire. Je ne m’interdis d’ailleurs pas d’aborder d’autres genres à l’avenir. C’est l’histoire qu’on a en tête qui nous conduit vers un genre plutôt qu’un autre.

 

● Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour ton dernier roman « Un autre jour » ?

Je m’intéresse depuis longtemps à la mémoire et à la manière dont se forment nos souvenirs. J’ai lu un jour un article dans une revue scientifique qui montrait qu’on avait aujourd’hui non seulement la faculté d’effacer les souvenirs, mais aussi de les modifier. J’ai trouvé ce thème passionnant. Je suis donc parti d’éléments plutôt théoriques et abstraits, ce qui n’est pas dans mes habitudes. J’avais dans mes carnets l’ébauche d’une histoire, mais ce n’est que lorsque j’ai eu l’idée de la chute que je me suis vraiment lancé dans ce roman.

 

● Parle-nous un peu de tes personnages, comment Adam et Claire ont-ils pris forme ?

À cause de la révélation finale, cette histoire m’a obligé à travailler mes personnages d’une manière complètement nouvelle. On ne sait presque rien de leur passé, de la même manière qu’on ignore presque tout du lieu où se déroule le roman. Il n’y a quasiment pas d’ellipses dans Un autre jour, on vit l’histoire en temps réel. Du coup, on ne va pas lâcher Adam d’une semelle. Le lecteur connaît toutes ses pensées, il suit ses faits et gestes minute après minute. Durant toute l’écriture, je voulais que le lecteur s’identifie totalement à Adam et se sente aussi perdu que lui. Quant au personnage de Claire, il est très particulier car elle est au centre de l’intrigue mais on ne la voit presque pas. C’est un personnage en creux, une absente qui hante chaque page.

 

Dans ce roman tu abordes plusieurs thèmes dont la mémoire, la réalité et l’illusion. Je me suis posé un tas de questions après avoir fermé ton livre. Quel message souhaites-tu faire passer ?

Que le lecteur se pose des questions, c’est exactement ce que je recherche. J’ai toujours pensé que celui qui vous lit avait sa part de travail à accomplir. Comme les personnages, il est placé devant des dilemmes et se demande forcément comment il aurait agi à leur place. Mais je n’essaie pas de faire passer de message à proprement parler. Je me méfie un peu des romans qui n’utilisent l’histoire que comme prétexte pour imposer des idées ou faire la morale.

 

● Es-tu un grand lecteur et si oui qui t’a inspiré ?

J’ai toujours été très éclectique dans mes lectures. Je lis aussi bien des romans que des essais ou des livres historiques. Dans le domaine du policier, c’est Agatha Christie qui m’a le plus influencé, parce qu’elle a exploré un nombre impressionnant de possibilités et d’astuces narratives. Parmi les grands classiques, les auteurs qui m’ont marqué, plus qu’influencé, sont Flaubert, Proust, Giono, Camus et les romanciers russes. Chez les auteurs contemporains, j’admire en particulier les œuvres de Philip Roth, Ian McEwan et Donna Tartt. Le Maître des illusions est un chef-d’oeuvre du roman psychologique qui a eu une grande influence sur plusieurs de mes romans.

 

● Quel sera ton mot de fin à cet entretien?

Félicitations pour ton blog bien sûr !

 

Lien vers ma chronique Un autre jour

Je tiens à remercier Valentin Musso d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar. J’espère vous avoir permis de découvrir un peu plus cet auteur.

 

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Un autre jour – Valentin Musso

Un grand merci aux Editions du Seuil pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du dernier roman de Valentin Musso, Un autre jour. C’est déjà son huitième roman, mais moi c’est mon premier et je dois dire :  quelle première… Bien sûr que je connais Valentin Musso de nom, mais je n’avais encore jamais rien lu de lui, c’est chose faite en ce début d’année 2020. Suivez-moi en direction des USA pour Un autre jour… Ou ai-je déjà écris cette même chronique !? Aidez-moi je ne sais plus quel jour on est…! couv13171985

On fait connaissance avec Adam Chapman un architecte de 41 ans qui se réveille en sursaut un samedi matin à 5h32, envahi par une horrible intuition. Il est sûr que quelque chose ne va pas avec sa femme Claire qui passe le week-end chez ses parents. Après avoir pris sa douche pour se calmer un peu, son téléphone sonne. Qui peut bien vouloir le joindre à une heure pareille ? Son mauvais pressentiment le saisit à nouveau. C’est là que tout s’effondre pour Adam, un inspecteur de police un certain Andy Miller lui annonce que sa femme a été retrouvée morte proche de la maison du lac de ses beaux-parents. Dévasté par cette nouvelle, petit à petit Adam va perdre pied avec la réalité… Dès lors il va osciller entre rêve et réalité !

Je dois bien avouer que j’ai adoré ce roman ! Bien sûr qu’il est court mais on retrouve vraiment tous les ingrédients qui font de ce roman un excellent thriller. Beaucoup de mystère, d’incompréhension, je me suis posé un tas de questions (même après la lecture du livre) et de rebondissements. Il n’y a pas beaucoup de personnages dans le roman, mais ceux présent sont très bien travaillés. L’écriture est très fluide je dirai que c’est une écriture à « l’américaine », directe et rythmée, qui va à l’essentiel avec des chapitres assez courts. Le dénouement quant à lui est bluffant. Je ne lis que du polar à longueur d’année et honnêtement ce dénouement m’a vraiment scotché, ce n’est pas facile de me surprendre à ce point.

Un autre jour est un thriller déroutant et fascinant avec un dénouement de dingue. Ma première rencontre avec l’univers de Valentin Musso a été une réussite totale. Comme déjà évoqué je n’ai jamais lu ses autres romans, mais là chapeau quel talent ! Un vrai coup de cœur en ce début d’année 2020, je recommande ce livre à tout le monde et j’ai hâte de relire à nouveau un roman de Valentin Musso.

Résumé de l’éditeur :

Que peut-on encore perdre quand la vie vous arrache le seul être
que vous avez jamais aimé ?
Adam Chapman, architecte de 41 ans, a tout pour être heureux. Il vit depuis huit ans un amour sans nuages avec sa femme Claire. Mais, un matin, un coup de téléphone vient lui annoncer l’inimaginable. Alors qu’elle passait le week-end dans la maison de campagne de ses parents, Claire a été assassinée en lisière d’un bois. En quelques secondes, l’existence d’Adam vole en éclats. Mais ce qui pourrait être une fin n’est qu’un début. Car Adam n’a aucune conscience de la véritable tragédie qui a commencé à se jouer. Dès le lendemain de la mort de Claire, il va découvrir qu’il existe pire que de perdre ce que l’on a de plus cher au monde : le perdre une seconde fois…

Valentin Musso – Un autre jour (Editions du Seuil 2019)

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Double piège – Harlan Coben

Un grand merci aux Editions Belfond pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Double Piège du grand Harlan Coben que j’ai eu la chance de rencontrer il y a deux semaines au festival du livre à Colmar. Cela fait très longtemps que je n’ai plus lu un de ses romans, mais ma rencontre avec lui m’a motivé à sortir un de ses récents livres de ma PAL. J’ai donc choisi Double Piège qui est sorti en 2017. Allez suivez-moi c’est parti direction l’Etat de New York et celui du New Jersey. couv52624450

On fait connaissance avec Maya Burkett, une ancienne militaire, que l’on retrouve le jour de l’enterrement de son mari Joe. Ce dernier a été assassiné sous ses yeux dans un parc. Elle se retrouve seule à élever sa fille Lily âgé de deux ans. Eilen sa meilleure amie lui conseille d’installer une caméra afin de surveiller Lily et sa nounou durant son absence. De nature méfiante Maya accepte avec plaisir. Mais un matin, alors qu’elle visionne la vidéo de la veille un homme apparaît à l’écran ! Un homme qu’elle reconnaît de suite, sans aucun doute, c’est Joe son mari… Comment cela est-ce possible ? Est-ce bien réel où est-ce encore une hallucination ? Elle qui dort très mal et qui est sujette à des hallucinations auditives, depuis une mission en Irak qui a mal tournée et qui a mis fin prématurément à sa carrière militaire. Du coup elle décide de prendre les choses en main, mais cela se complique lorsqu’elle découvre que c’est la même arme qui a été utilisé pour tuer son mari et sa sœur Claire ! Elle se retrouve livrée à elle-même. A qui peut-elle encore faire confiance ?

Je dois bien avouer que je m’attendais à ce genre de roman et d’écriture à l’américaine, une intrigue prenante et surprenante à souhait. Si je dois résumer ce livre, pour moi c’est fluide, simple et efficace. Tous les ingrédients sont présents pour faire de ce thriller, un livre qu’on ne lâche plus et qui se lit très rapidement. Je pense que la force d’Harlan Coben est de pouvoir mélanger un tel suspense avec une bonne intrigue tout en restant dans une écriture d’une grande simplicité. Mes hypothèses et mes certitudes sont tombés à l’eau, Harlan Coben nous mène en bateau avec une facilité déconcertante.

Double Piège est un thriller très divertissant avec beaucoup de rythme et de fausses pistes. Harlan Coben fais partie des très grands auteurs de thriller à n’en pas douter, en témoigne tous ses nombreux prix et toutes ses ventes dans le monde entier.

Résumé de l’éditeur :

Pour surveiller sa baby-sitter, Maya a installé une caméra dans son salon, quand apparaît à l’écran son mari, Joe… qu’elle vient d’enterrer ! Un choc suivi de deux troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l’arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la sœur de Maya, Claire, quelques années auparavant dans des circonstances troubles.
Mort ou vivant, Joe était-il bien l’homme que Maya pensait connaître ? La frontière entre vérité et illusions n’a jamais semblé si floue. La jeune veuve plonge dans les zones d’ombre du passé… à ses risques et périls.

Harlan Coben – Double Piège (Editions Belfond Noir 2017), (Editions Pocket 2018) traduit de l’américain par Roxane Azimi.

Son titre original est « Fool me once » (2016).

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Joyland – Stephen King

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Joyland de Stephen King. Après avoir renoué avec le King en début d’année grâce à  L’Outsider, j’avais envie de renouveler l’expérience en cette fin d’année. Je savais à l’avance que les critiques sur ce livre sont assez partagés et en général j’aime bien cela. Après avoir lu Joyland je ne sais pas trop dans quelle catégorie le classer, mais peu importe j’ai quand même bien aimé. Allez c’est parti en direction de Heaven’s Bay en Caroline du Nord. JOYLAND_Mise en page 1

Joyland c’est l’histoire du jeune Devin Jones, le narrateur de l’histoire. Il revient sur ses souvenirs et nous raconte l’été de ses 21 ans à Joyland, en 1973. Sa relation avec Wendy, son ex petite amie qui lui a brisé le coeur. Son travail à Joyland un petit parc d’attraction situé en Caroline du Nord, où il sera tour à tour vendeur, animateur, gérant d’attraction et même la mascotte du parc, Howie le chien. On est plongé dans l’ambiance des lieux, ses personnages atypiques et on découvre le monde des forains. Mais un jour on lui apprend qu’un meurtre a été commis dans la Maison de l’Horreur et qu’elle serait hantée… Est-ce juste une rumeur ou la réalité ? Le fantôme d’une jeune femme assassinée hanterait la maison dans laquelle elle a été tuée. Lorsque Devin rencontre Mike un jeune garçon aux pouvoirs surprenants, mais très malade, l’histoire prend une autre tournure et leur relation est extrêmement touchante.

Malgré que j’ai bien aimé ce livre, je dois dire que le résumé n’est absolument pas révélateur de l’histoire. C’est du pur marketing… Personnellement cela ne m’a pas dérangé, en général je ne lis pas la quatrième de couverture mais j’imagine que bon nombre de lecteurs ont pu être déçus… Pour moi le gros point fort de ce roman ce sont les personnages. Bien sûr vous allez me dire que c’est l’un des gros points fort du King et je vais vous répondre oui je le sais bien, mais je suis obligé de le souligner à chaque fois. Ils sont tellement charismatique et attachant. On ne peut que s’attacher à des personnages comme Devin Jones, Erin Cook, Tom Kennedy, Lane Hardy, ou Fred Dean. J’ai aussi beaucoup apprécié le fameux langage forain, dans ce roman ce sont clairement les rapports humains qui sont mis en avant et finalement ça change.

Joyland est pour moi un roman inclassable qui mêle les genres. Stephen King sait nous faire peur, mais il sait également nous toucher avec beaucoup de talent. Qu’on l’aime ou que l’on ne l’aime pas, c’est un auteur qui ne laisse pas indifférent. Je trouve qu’il excelle dans tellement de domaine différent, que ce soit dans le thriller, l’horreur, le fantastique, etc… Il a su sans cesse se renouveler tout au long de sa vie d’auteur ! Chapeau !

Résumé de l’éditeur :

Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais…

Stephen King – Joyland (Editions Albin Michel 2014), (Editions Le Livre de Poche 2016) traduit de l’anglais par Océane Bies et Nadine Gassie.

Son titre original est « Joyland » (2013).

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Population : 48 – Adam Sternbergh

Un grand merci aux Editions Super 8 pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de Population : 48, le second roman de l’auteur américain Adam Sternbergh. J’aime bien découvrir de nouveaux auteurs et Super 8 a toujours des romans assez troublant. Population : 48 est un livre inclassable pour moi, c’est un mélange entre roman noir, policier, science-fiction et roman d’anticipation tout ça sur fond de western. Allez c’est parti suivez-moi en direction de Caesura au Texas. couv35858521

Caesura, alias « Blind Town », situé en plein désert du Texas, est une minuscule ville de 48 habitants. Un lieu peuplé de gens dont la mémoire a été en partie effacé. Ils ne savent pas qui ils sont et chacun obtient une nouvelle identité. Une vie faite de règles et de privations où il n’y a aucun contact avec l’extérieur. Victimes ou coupables, ils ont tous choisi d’oublier leur passé. Ils doivent obéir à trois règles très précises, aucune visite, zéro contact avec l’extérieur et ils ont tous la possibilité de quitter la ville, mais aucun retour n’est possible. Pendant huit ans, le shérif Calvin Cooper a maintenu un semblant d’ordre dans cette ville perdue au milieu de nulle part. Mais lorsque deux morts viennent briser la quiétude de cette petite communauté, attention le passé peut ressurgir n’importe quand…  Le shérif Cooper et ses deux adjoints essayent de mener l’enquête aussi rapidement et discrètement qu’ils le peuvent avant que tout cela ne les dépassent…

La ville de Caesura, ou Blind Town constitue le cadre d’un huis-clos absolument palpitant. L’ambiance de cette ville perdue au milieu du Texas entre poussière et chaleur, est parfaitement retranscrite. Je trouve que l’idée de ce roman est super originale et très intéressante. A la base je ne suis pas un très grand fan des huis-clos, mais là, j’ai adoré… J’ai adoré l’histoire dans son ensemble. C’est très mystérieux, on se demande quel est le but d’une telle ville, qui est ce qui la dirige et pourquoi ? Que va t’il se passer avec les habitants ? Qui cache quoi ?

Le style d’Adam Sternbergh est très cinématographique. L’histoire est bien rythmée et l’auteur nous offre de nombreux retournements de situation et de révélations. On suit diverses trames sur différents habitants et en même temps on en apprend plus sur les dessous de l’histoire de cette ville. Les personnages sont bien détaillés et l’on s’attache très vite à certains. Au fur et à mesure de la lecture, on devient nous aussi un membre de leur petite communauté et on plonge avec eux dans leur passé plus au moins sordide… Mais la question reste évidemment ouverte : peut-on être un homme meilleur quand on a oublié les atrocités que l’on a faites ? Population : 48 nous fait réfléchir sur la possibilité de rédemption et sur l’identité liée à la mémoire et aux souvenirs.

Population : 48 est un roman différent, ultra-original et surprenant. J’ai passé un bon moment de lecture. Si vous voulez lire quelque chose de vraiment différent, n’hésitez pas ce roman est fait pour vous.

Résumé de l’éditeur :

Caesura Texas – une minuscule bourgade clôturée, au fin fond du désert. Population ? 48 habitants.
Des criminels, a priori. Ou des témoins. Comment savoir ? Tous ces gens ont changé d’identité, et leur mémoire a été effacée. Pour leur bien. Dans l’optique d’un nouveau départ. En échange de l’amnistie, les résidents doivent accepter trois règles simples : aucun contact avec l’extérieur, aucun visiteur, et aucun retour possible en cas de départ.
Une expérience unique, menée par un mystérieux institut. Pendant huit ans, tout ce petit monde est resté à peu près en place. Jusqu’à aujourd’hui. Errol Colfax, en effet, s’est suicidé… avec une arme qu’il n’aurait jamais dû posséder. Puis Hubert Humphrey Gable est assassiné. Calvin Cooper, le shérif local, est contraint de mener l’enquête. Ce faisant, il risque de déterrer des secrets que l’essentiel des habitants – y compris lui-même – auraient préféré voir rester enfouis. Trop tard pour faire marche arrière.
Bientôt, un irrépressible déferlement de violence va s’abattre sur les rues poussiéreuses de Caesura…

Adam Sternbergh – Population : 48 (Editions Super 8 2018) traduit de l’anglais par Charles Bonnot.

Son titre original est « The Blinds » (2017).

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