Les Trois Crimes de Noël – Christian Jacq

Un grand merci aux XO Editions pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler d’une enquête de l’ex-inspecteur-chef Higgins, un personnage créé par Christian Jacq l’auteur mondialement connu pour ses romans sur l’Égypte ancienne. Je le découvre pour la première fois dans Les Trois Crimes de Noël qui est le 3ème opus de cette série culte. Allez c’est parti suivez-moi tous en direction de la vieille Angleterre dans un sombre manoir érigé en pleine campagne pour les fêtes de Christmas. HIGGINS-3_-COLLECTOR_BANDE_LES_TROIS_CRIMES_DE_NOELL-Copie-667x1024

On fait connaissance avec Aldebert Tilbury qui est le majordome de Lost Manor un vieux manoir érigé au cœur de la campagne anglaise. Puis arrive un à un les différents invités qui sont conviés à un repas de Noël et à assister à l’ouverture du testament de Lord James Rupert le défunt propriétaire qui est décédé dix ans auparavant. C’est à minuit que doit être lu le testament en présence du notaire et des membres de sa famille. L’ex-inspecteur chef Higgins de Scotland Yard est lui aussi convié à y assister, du coup il emmène avec lui le superintendant Scott Marlow. Mais les routes sont bloquées par la neige et tous les protagonistes n’ont pas d’autres choix que de rester la nuit entière dans ce vieux manoir sombre et froid. Le repas de Noël va très vite se transformer en un véritable cauchemar à Lost Manor, un huis-clos sanguinolent avec des meurtres qui s’accumulent. Un assassin rôde et frappe tour à tour les invités. Higgins et Marlow vont devoir agir très vite et tenter de démasquer le tueur. Mais ce n’est pas chose aisé, car tous les invités ont quelque chose à cacher et ils ne s’apprécient guère, mais ils ont tous le même mobile : l’héritage.

Moi qui est un grand fan d’Agatha Christie et de cette campagne anglaise hors du temps je ne peux qu’apprécier cet inspecteur à la moustache poivre et sel ! J’adore ce genre d’enquête classique à la Hercule Poirot, forcément on est obligé de faire le lien. Je suis bien conscient que ce schéma à un petit air de déjà-vu, mais il n’est pas facile à réaliser et je trouve que l’auteur s’est est bien sorti. J’ai beaucoup aimé les différents protagonistes de ce roman, ils sont tous suspects et ils cachent plein de choses. Je dois bien avouer que jusqu’au dénouement je n’ai pas trouvé qui est le meurtrier. J’ai vraiment réussi à être totalement captivé par l’ambiance de ce huis-clos de Noël dans un manoir isolé par la neige, ce livre est un vrai Cluedo géant bravo à Christian Jacq.

Avec Les Trois Crimes de Noël, j’ai passé un excellent moment de lecture en ce début d’année. J’ai découvert cette série culte sur le tard, mais mieux vaut tard que jamais. J’ai pris plaisir à découvrir l’univers de Christian Jacq et j’ai hâte de lire d’autres aventures de l’inspecteur Higgins et du superintendant Scott Marlow.

Résumé de l’éditeur :

En cette nuit glaciale de Noël, dans un extraordinaire manoir perdu au coeur de la campagne anglaise mais rempli de trésors, on va enfin ouvrir le testament d’un Lord excentrique, mort dans
des circonstances suspectes. Et ses héritiers ont peut-être tort de se montrer impatients. Mais pourquoi Higgins, ami du défunt, a-t-il été appelé d’urgence ?

Christian Jacq – Les Trois Crimes de Noël (XO Editions 2016)

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L’île du Diable – Nicolas Beuglet

Un grand merci aux XO Editions pour cette lecture.

Chronique :

C’est en mai 2017 qu’a commencé toute cette histoire entre Nicolas Beuglet et moi. J’ai fait sa connaissance au salon du livre à Saint-Louis où nous avons longuement échangé sur son roman Le Cri, premier opus de la série Sarah Geringën. Presque trois ans après, Le Cri reste un des tous meilleurs livres que j’ai pu lire, je le conseil très souvent à des amis ou des proches. Un an après, je me suis plongé avec grand plaisir dans le second opus Complot. En cette fin d’année 2019 j’ai enfin lu le troisième tome L’île du Diable. C’est parti suivez-moi en direction de la Norvège et de la Sibérie pour suivre les nouvelles aventures de l’inspectrice Sarah Geringën. couv44124810

Sarah sort tout juste de prison lorsqu’elle apprend que son père vient d’être assassiné sauvagement dans son bureau. Sarah ne peut s’occuper qu’officieusement de l’enquête étant donné sa proximité avec la victime, c’est donc le jeune inspecteur Adrian Koll qui va officiellement être chargé de l’enquête. Mais très vite elle va prendre les choses en main. On retrouve également Christopher qui de son côté espère reconquérir le cœur de sa belle. Il essaye d’ailleurs de trouver la vérité concernant le décès du jeune Matts, le jeune garçon soit disant enlevé par Sarah et décédé quelques semaines plus tard. L’île du Diable nous entraîne dans le sombre passé de son père. On va se retrouver plonger au cœur même de l’origine des troubles de Sarah.

J’ai pris un très grand plaisir à retrouver Sarah Geringën et Christopher Clarence, je me suis beaucoup attaché à eux au fil des livres. Comme dans les deux premiers opus j’ai apprécié d’apprendre certaines choses niveau historique et scientifique. Je n’avais jamais entendu parler  de la déportation-abandon de Nazino en 1933. Et je ne connaissais pas grand-chose à l’épigénétique. J’ai un peu tendance à comparer Nicolas Beuglet à mon autre auteur favori Franck Thilliez. Une intrigue au top avec du rythme, un côté psychologique très travaillé et toujours des découvertes historiques et/ou scientifiques. Comme dans les précédents, on voyage encore beaucoup dans ce récit. De plus, avec des chapitres courts et dynamiques comme j’aime, le livre se dévore très vite. (Trop vite peut-être… ). Pour moi le seul petit bémol est sa longueur, j’aurai bien aimé lire une centaine de pages en plus…

L’île du Diable est un thriller glaçant à l’ambiance sombre et oppressante. C’est vrai qu’à mon goût il est un peu trop court mais très intense. Je n’ai jamais été déçu par Nicolas Beuglet et c’est toujours un grand plaisir pour moi de découvrir son nouveau livre. Je vous conseille vraiment de lire et découvrir toute cette trilogie formidable. Mais si possible commencez vraiment par le premier opus Le Cri, car cela change vraiment la perception et le jugement que l’on peut avoir et porter sur les personnages d’une série.

Résumé de l’éditeur :

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche……
Des extrémités gangrenées……
Un visage figé dans un rictus de douleur……
En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.
Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?
Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l’ex-inspectrice des forces spéciales s’apprête à affronter un secret de famille terrifiant.
Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ?
Osera-t’elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ?

Nicolas Beuglet – L’île du Diable (XO Editions 19/09/2019).

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N’éteins pas la lumière – Bernard Minier

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du troisième tome de la série mettant en scène Martin Servaz, le célèbre commandant créé par Bernard Minier. J’ai beaucoup aimé les deux premiers opus que sont Glacé et le Cercle, pour moi néteins pas la lumière est un ton en-dessous. Mais comme toujours quel plaisir de retrouver Martin Servaz et toute son équipe. C’est parti en direction de la ville rose, la charmante ville de Toulouse. Minier-Bernard-N-EteinsPasLaLumiere

On fait la connaissance de Christine Steinmeyer, une brillante animatrice radio qui reçoit une lettre anonyme le soir de Noël. Cette lettre qui apparemment ne lui est pas destinée, est un appel au secours d’une personne qui va mettre fin à ses jours. Ceci va d’ailleurs être le point de départ du harcèlement quotidien auquel elle va devoir faire face. Au fil des jours sa vie bascule, on l’accuse d’harcèlement au travail, son couple explose et on s’introduit chez elle ! Pour Christine c’est une longue descente aux enfers… Va t’elle s’en sortir ou pas ?! Parallèlement, on retrouve un Martin Servaz en pleine dépression dans une maison de repos pour flic au bout du rouleau. Hors un matin, il reçoit un paquet qui contient une clef magnétique d’une chambre d’hôtel. Intrigué il décide de s’y rendre et il apprend que cette chambre est un peu spécial, car une jeune femme s’y est suicidée un an plus tôt. Bien entendu il n’en fallait pas plus pour que son instinct de flic refasse surface. Petit à petit il va commencer à enquêter de son côté, même si officiellement il n’a pas le droit. Bien sûr qu’il y a un lien entre les deux histoires, mais on ne sait pas quand ni comment elles vont se recouper.

Même si j’ai un peu moins aimé ce livre que les deux premiers tomes, je dois dire que Bernard Minier sait vraiment se renouveler. Les trois opus sont vraiment très différents les uns des autres. Que ce soit au niveau de l’intrigue, de l’enquête et des personnages. Dans n’éteins pas la lumière, le thème principal est la manipulation et le harcèlement sous toutes ces formes… L’auteur a voulu nous mettre dans la peau d’une victime d’un manipulateur, sur ce point le livre est une vraie réussite.

N’éteins pas la lumière est un bon roman, mais j’ai regretté la quasi absence de certains personnages que j’apprécie beaucoup, comme, Vincent Espérandieu, Samira Cheung et Julian HirtmannIrène Ziegler quant à elle a complètement disparue. J’espère vraiment les retrouver dans Nuit le quatrième tome des aventures du commandant Martin Servaz.

Résumé de l’éditeur :

« Tu l’as laissée mourir… » Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l’homme qui l’interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire… Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu’un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption. Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d’une chambre d’hôtel. Une chambre où une artiste plasticienne s’est donné la mort un an plus tôt. Quelqu’un veut le voir reprendre du service… ce qu’il va faire, à l’insu de sa hiérarchie et de ses collègues. Et si nos proches n’étaient pas ce que nous croyons ? Et si dans l’obscurité certains secrets refusaient de mourir ? Non, n’éteignez pas la lumière, ou alors préparez-vous au pire…

Bernard Minier – N’éteins pas la lumière (Editions XO 2014), (Editions Pocket 2015)

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Le Cercle – Bernard Minier

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du second tome de la série mettant en scène le commandant Martin Servaz. C’est toujours un grand plaisir de retrouver des personnages récurrents que l’on apprécie. J’ai beaucoup aimé Glacé, alors forcément j’attendais beaucoup de la suite et je dois dire que Le Cercle a vraiment été à la hauteur de mes attentes. C’est parti en direction du Sud-Ouest, plus précisément à Marsac et à Toulouse. Minier-Bernard-LeCercle

L’histoire débute en juin 2010, en pleine Coupe du Monde de foot en Afrique du Sud. Le commandant Martin Servaz, qui se remet à peine de son enquête dans les Pyrénées, est contacté par Marianne, un amour de jeunesse. Claire Diemar, une des professeurs de son fils vient d’être retrouvé assassiné chez elle. Ce dernier a en effet été retrouvé sur les lieux du crime, à Marsac petite ville universitaire du Tarn. Marianne demande alors à Martin de prouver l’innocence de son fils. Le commandant Servaz et ses collègues vont devoir remuer ciel et terre pour défaire ce mystère. En même temps, Julian Hirtman, le tueur en série Suisse qui a sévit dans Glacé, est lui toujours en cavale, a été aperçu dans la région. D’ailleurs en inspectant les lieux du crime, Martin découvre un CD de Gustav Malher qui est son compositeur préféré, mais également celui de Hirtmann…Une bonne partie de l’enquête se déroule dans la prestigieuse université de Marsac, où étudie Margot sa fille, et d’où notre commandant est lui-même sorti diplômée.

Oui Le Cercle est un pavé, mais il ne souffre d’aucune longueur. Les références culturelles littéraires et musicales sont de toutes beautés. Le style est parfaitement maîtrisé. Des rebondissements surprenants, des fausses pistes et du suspense rythment à merveille cette enquête. J’ai également apprécié de retrouver certains protagonistes du premier livre. Vincent Espérandieu, l’adjoint et ami de Martin, qui est l’exact opposé de son patron à qui il voue une grande admiration. Samira Cheung la Franco-Sino-Marocaine, personnage très excentrique et anticonformiste au tempérament volcanique qui sait se faire respecter par les hommes. Margot sa fille, adolescente rebelle, adepte de tatouages, de piercings et de blousons en cuir avec qui Martin entretient une relation assez conflictuelle.  Et enfin Irène Ziegler, une gendarme attirée par les femmes.

Si vous avez aimé Glacé, vous allez adorer Le Cercle, qui pour moi est un thriller captivant, mené d’une main de maître par Bernard Minier. J’ai hâte de lire la suite des aventures du commandant Martin Servaz et de toute son équipe !

Résumé de l’éditeur :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie.
Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d étudiants réunissant l élite de la région ?
Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d anciennes et terribles blessures et faire l apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Bernard Minier – Le Cercle (Editions XO 2012), (Editions Pocket 2013, 2017)

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Entretien avec Nicolas Beuglet – Complot

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 Comment t’es venue l’idée de l’intrigue pour « Complot » ?

Quand je travaillais encore en télé, une collègue m’a dit que j’étais macho et que toute façon, tous les hommes l’étaient. J’ai été très troublé parce que je ne me voyais pas du tout comme ça. Et c’est là que je me suis dit qu’il devait y avoir des comportements innés et hérités dont les hommes ne se rendaient même plus compte. J’ai alors commencé à faire des recherches sur la misogynie et ses origines. Les hommes avaient-ils toujours dominé la société ? Les femmes avaient-elles eu plus de pouvoir avant ? Et si c’était le cas, comment cela se passait et pourquoi l’avaient-elles perdu ? Ce que j’ai découvert m’a retourné et c’est ainsi qu’est né Complot qui porte, selon moi, le titre parfait pour décrire ce que les hommes ont fait à l’autre moitié de l’humanité.

 

● J’ai retrouvé Sarah et Christopher avec plaisir, qu’est ce qui t’a poussé à écrire un second opus avec ces deux personnages ?

Cela a toujours été prévu. Sarah est une femme qui ne dit pas tout sur elle, mais qui ne sait pas non plus tout sur elle. Elle a un long chemin à parcourir pour comprendre qui elle est et trouver sa place dans le monde…

 

● Tu décris parfaitement tous les lieux, nous fais voyager à travers le monde comme pour le Cri, te rends tu sur place pour être si précis ?

Non, pas forcément. Mais je me renseigne beaucoup avant d’écrire. Et je n’hésite pas à contacter directement des gens qui vivent sur place pour avoir des détails sur les bruits environnants, les odeurs…Ensuite, c’est aussi le travail de l’auteur que de vous faire ressentir un lieu, comme s’il avait toujours vécu là-bas alors qu’il n’y a pas mis les pieds. Regardez où Alphonse Daudet a écrit les provençales lettres de mon moulin.

 

● Dans Complot tu évoques certaines thématiques sociales très forte comme le féminisme et la religion, quel message souhaites-tu faire passer ?

Mon camarade Hervé Commère me demandait lors d’une conférence si j’écrivais pour changer le monde. Alors, j’écris pour deux raisons : d’abord et avant tout pour faire plaisir au lecteur. Et ensuite si possible, pour lui faire partager l’étonnement et l’excitation que j’ai eu en découvrant des choses méconnues et pourtant fondamentales. Des révélations qui feront que vous ne regarderez plus le monde ou votre quotidien comme avant, et j’espère avec plus de justesse. Demandez à Hervé si lui aussi il écrit pour changer le monde, vous verrez, sa réponse est différente.

 

● Peux-tu nous dire si un troisième tome est déjà en cours d’écriture ?

Oui… et d’ailleurs c’est pour cela que j’ai mis un peu de temps à répondre à cette entretien.

Lien vers ma chronique de Complot

Je tiens à remercier Nicolas Beuglet d’avoir pris le temps de répondre aux questions de la Caverne du Polar.

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