M, Le bord de l’abîme – Bernard Minier

Un grand merci aux XO Editions pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler de M, Le bord de l’abîme, le dernier roman de Bernard Minier qui délaisse le temps d’un one-shot son personnage récurrent le capitaine Martin Servaz. C’est toujours avec un grand plaisir que je découvre un nouveau roman de cet auteur que j’aime beaucoup. D’ailleurs l’année dernière lors du Festival Sans Nom à Mulhouse, j’ai eu la chance avec d’autres amis blogueurs/blogueuses d’échanger avec lui en off et j’ai découvert un homme très gentil et très jovial. Allez c’est parti suivez-moi en direction de Hong Kong, territoire indépendant situé au sud-est de la Chine. M-LE-BORD-DE-LABIME_PRO-654x1024

On fait connaissance avec Moïra Chevalier, une jeune française qui débarque à Hong Kong pour le travail. Elle va intégrer Ming Incorporated le géant chinois du numérique. Cette entreprise fondée par Ming Jianfeng, est considérée comme l’un des géants du secteur numérique au même titre que les GAFA. Moïra vient apporter son savoir-faire dans le domaine de la recherche des intelligences artificielles. Un domaine sur lequel toutes les entreprises du secteur misent énormément pour les années à venir. Dès le second jour Moïra a un entretien particulier avec le grand patron en personne. Cet entretien l’a met mal à l’aise… Très vite Moïra va faire la connaissance de DEUS, ce nouveau concept d’IA qu’elle va devoir aider à s’humaniser. Ming Inc. veut faire de DEUS le plus humain des assistants virtuels de la planète.  Mais au bout de quelques jours elle va se sentir épiée, comme prisonnière de ses mouvements. En parallèle la police et notamment l’inspecteur Mo-Po Chan travaille sur des dossiers impliquant la Ming Incorporated. Car il y a plusieurs décès « bizarre » concernent des employés de chez Ming et notamment des suicides… Que cache cette entreprise ? Pourquoi Moïra se sent elle espionnée et mal à l’aise ?

Dans ce roman Bernard Minier aborde le sujet du développement de l’intelligence artificielle. Un développement de plus en plus poussé à l’extrême. Après avoir entendu Bernard Minier parler de son livre lors d’une table ronde, j’ai cru comprendre qu’il se méfie énormément du pouvoir donné à ses nouvelles technologies que possèdent le GAFA et je pense qu’il a bien raison. Ce thriller apporte une vraie réflexion sur le monde technologique dans lequel nous vivons. Mais le point fort de ce livre est également le rythme et se retrouver dans les rues de Hong-Kong pour un thriller ça change vraiment. Le travail de recherche nécessaire pour écrire un tel livre est énorme. J’ai adoré l’atmosphère et l’ambiance que dégage le livre, on se sent vraiment happé par le gigantisme de Hong Kong, les descriptions sont parfaites.

M, le bord de l’abîme est un roman qui offre une réflexion très intéressante sur la place de la technologie dans notre vie au quotidien. J’ai beaucoup aimé la lecture de ce thriller porté sur les intelligences artificielles. Quel talent ce Bernard ! Bien entendu je vous conseille fortement la lecture de ce livre assez atypique. Mais surtout n’oubliez pas d’éteindre votre portable et votre tablette pendant la lecture on ne sait jamais…

Résumé de l’éditeur :

Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ?
Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ?
Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ?
Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ?
Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ?
Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

Bernard Minier – M, Le bord de l’abîme (Editions XO 2019)

Les Trois Crimes de Noël – Christian Jacq

Un grand merci aux XO Editions pour cette lecture.

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler d’une enquête de l’ex-inspecteur-chef Higgins, un personnage créé par Christian Jacq l’auteur mondialement connu pour ses romans sur l’Égypte ancienne. Je le découvre pour la première fois dans Les Trois Crimes de Noël qui est le 3ème opus de cette série culte. Allez c’est parti suivez-moi tous en direction de la vieille Angleterre dans un sombre manoir érigé en pleine campagne pour les fêtes de Christmas. HIGGINS-3_-COLLECTOR_BANDE_LES_TROIS_CRIMES_DE_NOELL-Copie-667x1024

On fait connaissance avec Aldebert Tilbury qui est le majordome de Lost Manor un vieux manoir érigé au cœur de la campagne anglaise. Puis arrive un à un les différents invités qui sont conviés à un repas de Noël et à assister à l’ouverture du testament de Lord James Rupert le défunt propriétaire qui est décédé dix ans auparavant. C’est à minuit que doit être lu le testament en présence du notaire et des membres de sa famille. L’ex-inspecteur chef Higgins de Scotland Yard est lui aussi convié à y assister, du coup il emmène avec lui le superintendant Scott Marlow. Mais les routes sont bloquées par la neige et tous les protagonistes n’ont pas d’autres choix que de rester la nuit entière dans ce vieux manoir sombre et froid. Le repas de Noël va très vite se transformer en un véritable cauchemar à Lost Manor, un huis-clos sanguinolent avec des meurtres qui s’accumulent. Un assassin rôde et frappe tour à tour les invités. Higgins et Marlow vont devoir agir très vite et tenter de démasquer le tueur. Mais ce n’est pas chose aisé, car tous les invités ont quelque chose à cacher et ils ne s’apprécient guère, mais ils ont tous le même mobile : l’héritage.

Moi qui est un grand fan d’Agatha Christie et de cette campagne anglaise hors du temps je ne peux qu’apprécier cet inspecteur à la moustache poivre et sel ! J’adore ce genre d’enquête classique à la Hercule Poirot, forcément on est obligé de faire le lien. Je suis bien conscient que ce schéma à un petit air de déjà-vu, mais il n’est pas facile à réaliser et je trouve que l’auteur s’est est bien sorti. J’ai beaucoup aimé les différents protagonistes de ce roman, ils sont tous suspects et ils cachent plein de choses. Je dois bien avouer que jusqu’au dénouement je n’ai pas trouvé qui est le meurtrier. J’ai vraiment réussi à être totalement captivé par l’ambiance de ce huis-clos de Noël dans un manoir isolé par la neige, ce livre est un vrai Cluedo géant bravo à Christian Jacq.

Avec Les Trois Crimes de Noël, j’ai passé un excellent moment de lecture en ce début d’année. J’ai découvert cette série culte sur le tard, mais mieux vaut tard que jamais. J’ai pris plaisir à découvrir l’univers de Christian Jacq et j’ai hâte de lire d’autres aventures de l’inspecteur Higgins et du superintendant Scott Marlow.

Résumé de l’éditeur :

En cette nuit glaciale de Noël, dans un extraordinaire manoir perdu au coeur de la campagne anglaise mais rempli de trésors, on va enfin ouvrir le testament d’un Lord excentrique, mort dans
des circonstances suspectes. Et ses héritiers ont peut-être tort de se montrer impatients. Mais pourquoi Higgins, ami du défunt, a-t-il été appelé d’urgence ?

Christian Jacq – Les Trois Crimes de Noël (XO Editions 2016)

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L’île du Diable – Nicolas Beuglet

Un grand merci aux XO Editions pour cette lecture.

Chronique :

C’est en mai 2017 qu’a commencé toute cette histoire entre Nicolas Beuglet et moi. J’ai fait sa connaissance au salon du livre à Saint-Louis où nous avons longuement échangé sur son roman Le Cri, premier opus de la série Sarah Geringën. Presque trois ans après, Le Cri reste un des tous meilleurs livres que j’ai pu lire, je le conseil très souvent à des amis ou des proches. Un an après, je me suis plongé avec grand plaisir dans le second opus Complot. En cette fin d’année 2019 j’ai enfin lu le troisième tome L’île du Diable. C’est parti suivez-moi en direction de la Norvège et de la Sibérie pour suivre les nouvelles aventures de l’inspectrice Sarah Geringën. couv44124810

Sarah sort tout juste de prison lorsqu’elle apprend que son père vient d’être assassiné sauvagement dans son bureau. Sarah ne peut s’occuper qu’officieusement de l’enquête étant donné sa proximité avec la victime, c’est donc le jeune inspecteur Adrian Koll qui va officiellement être chargé de l’enquête. Mais très vite elle va prendre les choses en main. On retrouve également Christopher qui de son côté espère reconquérir le cœur de sa belle. Il essaye d’ailleurs de trouver la vérité concernant le décès du jeune Matts, le jeune garçon soit disant enlevé par Sarah et décédé quelques semaines plus tard. L’île du Diable nous entraîne dans le sombre passé de son père. On va se retrouver plonger au cœur même de l’origine des troubles de Sarah.

J’ai pris un très grand plaisir à retrouver Sarah Geringën et Christopher Clarence, je me suis beaucoup attaché à eux au fil des livres. Comme dans les deux premiers opus j’ai apprécié d’apprendre certaines choses niveau historique et scientifique. Je n’avais jamais entendu parler  de la déportation-abandon de Nazino en 1933. Et je ne connaissais pas grand-chose à l’épigénétique. J’ai un peu tendance à comparer Nicolas Beuglet à mon autre auteur favori Franck Thilliez. Une intrigue au top avec du rythme, un côté psychologique très travaillé et toujours des découvertes historiques et/ou scientifiques. Comme dans les précédents, on voyage encore beaucoup dans ce récit. De plus, avec des chapitres courts et dynamiques comme j’aime, le livre se dévore très vite. (Trop vite peut-être… ). Pour moi le seul petit bémol est sa longueur, j’aurai bien aimé lire une centaine de pages en plus…

L’île du Diable est un thriller glaçant à l’ambiance sombre et oppressante. C’est vrai qu’à mon goût il est un peu trop court mais très intense. Je n’ai jamais été déçu par Nicolas Beuglet et c’est toujours un grand plaisir pour moi de découvrir son nouveau livre. Je vous conseille vraiment de lire et découvrir toute cette trilogie formidable. Mais si possible commencez vraiment par le premier opus Le Cri, car cela change vraiment la perception et le jugement que l’on peut avoir et porter sur les personnages d’une série.

Résumé de l’éditeur :

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche……
Des extrémités gangrenées……
Un visage figé dans un rictus de douleur……
En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.
Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?
Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l’ex-inspectrice des forces spéciales s’apprête à affronter un secret de famille terrifiant.
Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ?
Osera-t’elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ?

Nicolas Beuglet – L’île du Diable (XO Editions 19/09/2019).

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N’éteins pas la lumière – Bernard Minier

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du troisième tome de la série mettant en scène Martin Servaz, le célèbre commandant créé par Bernard Minier. J’ai beaucoup aimé les deux premiers opus que sont Glacé et le Cercle, pour moi néteins pas la lumière est un ton en-dessous. Mais comme toujours quel plaisir de retrouver Martin Servaz et toute son équipe. C’est parti en direction de la ville rose, la charmante ville de Toulouse. Minier-Bernard-N-EteinsPasLaLumiere

On fait la connaissance de Christine Steinmeyer, une brillante animatrice radio qui reçoit une lettre anonyme le soir de Noël. Cette lettre qui apparemment ne lui est pas destinée, est un appel au secours d’une personne qui va mettre fin à ses jours. Ceci va d’ailleurs être le point de départ du harcèlement quotidien auquel elle va devoir faire face. Au fil des jours sa vie bascule, on l’accuse d’harcèlement au travail, son couple explose et on s’introduit chez elle ! Pour Christine c’est une longue descente aux enfers… Va t’elle s’en sortir ou pas ?! Parallèlement, on retrouve un Martin Servaz en pleine dépression dans une maison de repos pour flic au bout du rouleau. Hors un matin, il reçoit un paquet qui contient une clef magnétique d’une chambre d’hôtel. Intrigué il décide de s’y rendre et il apprend que cette chambre est un peu spécial, car une jeune femme s’y est suicidée un an plus tôt. Bien entendu il n’en fallait pas plus pour que son instinct de flic refasse surface. Petit à petit il va commencer à enquêter de son côté, même si officiellement il n’a pas le droit. Bien sûr qu’il y a un lien entre les deux histoires, mais on ne sait pas quand ni comment elles vont se recouper.

Même si j’ai un peu moins aimé ce livre que les deux premiers tomes, je dois dire que Bernard Minier sait vraiment se renouveler. Les trois opus sont vraiment très différents les uns des autres. Que ce soit au niveau de l’intrigue, de l’enquête et des personnages. Dans n’éteins pas la lumière, le thème principal est la manipulation et le harcèlement sous toutes ces formes… L’auteur a voulu nous mettre dans la peau d’une victime d’un manipulateur, sur ce point le livre est une vraie réussite.

N’éteins pas la lumière est un bon roman, mais j’ai regretté la quasi absence de certains personnages que j’apprécie beaucoup, comme, Vincent Espérandieu, Samira Cheung et Julian HirtmannIrène Ziegler quant à elle a complètement disparue. J’espère vraiment les retrouver dans Nuit le quatrième tome des aventures du commandant Martin Servaz.

Résumé de l’éditeur :

« Tu l’as laissée mourir… » Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l’homme qui l’interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire… Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu’un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption. Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d’une chambre d’hôtel. Une chambre où une artiste plasticienne s’est donné la mort un an plus tôt. Quelqu’un veut le voir reprendre du service… ce qu’il va faire, à l’insu de sa hiérarchie et de ses collègues. Et si nos proches n’étaient pas ce que nous croyons ? Et si dans l’obscurité certains secrets refusaient de mourir ? Non, n’éteignez pas la lumière, ou alors préparez-vous au pire…

Bernard Minier – N’éteins pas la lumière (Editions XO 2014), (Editions Pocket 2015)

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Le Cercle – Bernard Minier

Chronique :

Aujourd’hui je vais vous parler du second tome de la série mettant en scène le commandant Martin Servaz. C’est toujours un grand plaisir de retrouver des personnages récurrents que l’on apprécie. J’ai beaucoup aimé Glacé, alors forcément j’attendais beaucoup de la suite et je dois dire que Le Cercle a vraiment été à la hauteur de mes attentes. C’est parti en direction du Sud-Ouest, plus précisément à Marsac et à Toulouse. Minier-Bernard-LeCercle

L’histoire débute en juin 2010, en pleine Coupe du Monde de foot en Afrique du Sud. Le commandant Martin Servaz, qui se remet à peine de son enquête dans les Pyrénées, est contacté par Marianne, un amour de jeunesse. Claire Diemar, une des professeurs de son fils vient d’être retrouvé assassiné chez elle. Ce dernier a en effet été retrouvé sur les lieux du crime, à Marsac petite ville universitaire du Tarn. Marianne demande alors à Martin de prouver l’innocence de son fils. Le commandant Servaz et ses collègues vont devoir remuer ciel et terre pour défaire ce mystère. En même temps, Julian Hirtman, le tueur en série Suisse qui a sévit dans Glacé, est lui toujours en cavale, a été aperçu dans la région. D’ailleurs en inspectant les lieux du crime, Martin découvre un CD de Gustav Malher qui est son compositeur préféré, mais également celui de Hirtmann…Une bonne partie de l’enquête se déroule dans la prestigieuse université de Marsac, où étudie Margot sa fille, et d’où notre commandant est lui-même sorti diplômée.

Oui Le Cercle est un pavé, mais il ne souffre d’aucune longueur. Les références culturelles littéraires et musicales sont de toutes beautés. Le style est parfaitement maîtrisé. Des rebondissements surprenants, des fausses pistes et du suspense rythment à merveille cette enquête. J’ai également apprécié de retrouver certains protagonistes du premier livre. Vincent Espérandieu, l’adjoint et ami de Martin, qui est l’exact opposé de son patron à qui il voue une grande admiration. Samira Cheung la Franco-Sino-Marocaine, personnage très excentrique et anticonformiste au tempérament volcanique qui sait se faire respecter par les hommes. Margot sa fille, adolescente rebelle, adepte de tatouages, de piercings et de blousons en cuir avec qui Martin entretient une relation assez conflictuelle.  Et enfin Irène Ziegler, une gendarme attirée par les femmes.

Si vous avez aimé Glacé, vous allez adorer Le Cercle, qui pour moi est un thriller captivant, mené d’une main de maître par Bernard Minier. J’ai hâte de lire la suite des aventures du commandant Martin Servaz et de toute son équipe !

Résumé de l’éditeur :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie.
Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d étudiants réunissant l élite de la région ?
Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d anciennes et terribles blessures et faire l apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Bernard Minier – Le Cercle (Editions XO 2012), (Editions Pocket 2013, 2017)

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